Agrivoltaïsme : la Côte-d’Or en laboratoire du partage de valeur
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Photographie d’un projet solaire d’Eurowind Energy
Eurowind Energy
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Photographie d’un projet solaire d’Eurowind Energy
Eurowind Energy
Depuis la loi APER (accélération de la production d'énergies renouvelables) et son application entre 2023 et 2024, l’agrivoltaïsme a changé d’échelle en France. Longtemps perçu comme une zone grise entre agriculture et énergie, le secteur est désormais encadré par des règles strictes : priorité à la production agricole, limitation des revenus photovoltaïques, exigences accrues en matière d’intégration paysagère et environnementale.
Dans ce contexte, les services de l’État comme les collectivités scrutent de près les projets, favorisant ceux qui démontrent un bénéfice agricole réel et un partage de la valeur clairement identifié.
C’est précisément dans ce cadre que s’inscrit le projet agrivoltaïque de Nothi, au nord de la Côte-d’Or. Porté par la filiale française du groupe danois Eurowind Energy, il prévoit l’installation de 78 mégawatts (MW) répartis sur dix îlots agricoles, couvrant environ 183 hectares sur quatre communes. « Ce projet est une vitrine de notre stratégie agrivoltaïque », explique Raphaël Clemente, chef de projet chez Eurowind Energy.
Loin d’un parc monolithique, le développeur a fait le choix d’une mosaïque d’îlots de 10 à 30 hectares, impliquant huit exploitations aux profils variés – grandes cultures, élevage bovin et ovin – et trois communautés de communes. Une approche plus longue à construire, mais pensée pour renforcer l’acceptabilité locale et l’ancrage territorial.
Au cœur du projet, une promesse : adapter la technologie aux pratiques agricoles, et non l’inverse. Les 120 000 panneaux envisagés seront installés sur des structures mobiles de type « trackers », capables de suivre la course du soleil tout en offrant un dégagement suffisant pour le passage des machines agricoles. « Nous dimensionnons chaque îlot en fonction des itinéraires techniques existants », souligne Raphaël Clemente. Hauteur des panneaux, écartement des tables, orientation : chaque paramètre est ajusté au cas par cas, avec l’appui d’ingénieurs agronomes.
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