Energies : la Mayenne veut atteindre 35% de renouvelables en 2026
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La Mayenne a organisé sa première COP départementale le 24 novembre 2025.
Département 53
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La Mayenne a organisé sa première COP départementale le 24 novembre 2025.
Département 53
Devenir le premier département bas carbone de France en 2040, soit avec une avance de dix ans sur le calendrier national. C’est l’objectif que le département de la Mayenne a à nouveau brandi à l'occasion de sa première COP départementale le 24 novembre dernier, dans la foulée de la conférence des Nations unies sur le climat au Brésil.
Présenté comme « un événement structurant pour l’action climatique locale », il a réuni 350 à 400 personnes. A cette occasion, le territoire a annoncé « des résultats déjà tangibles » : « 30% de l’électricité consommée en Mayenne est d’origine renouvelable (dont deux tiers par l’éolien) », indique Olivier Richefou, le président, lors d’un échange avec La Tribune, quand la moyenne nationale est de 27,6 % selon le réseau RTE. En Mayenne, les perspectives sont d’atteindre 35% en 2026.
Entre 2008 et 2024, les émissions de gaz à effet de serre en Mayenne ont diminué de 5,6 à 4,3 millions de tonnes de CO2 équivalent, soit une baisse de près de 23 %.
Ces chiffres témoignent d’une dynamique réelle. Mais ce n’est clairement pas suffisant pour atteindre les objectifs climatiques nationaux et européens. D’ailleurs, il y a un an déjà, les élus écologistes n’avaient pas manqué de pointer une certaine lenteur dans les actions menées sur le territoire dans le cadre de l'AMI "Mayenne engagée pour le climat" . Car pour viser la neutralité carbone, le département doit réduire ses émissions annuelles de GES jusqu’à 1,5 million de tonnes de CO2.
« Il faut que la prise de conscience s’accélère », reconnaît Olivier Richefou qui appelle par ailleurs à un soutien national. Pour autant, pas question de changer de trajectoire, ni de prendre de nouvelles orientations à l’occasion de la COP Mayenne.
Sauf que le territoire qui comptait faire de son budget vert une vitrine va devoir composer avec les contraintes budgétaires. De quoi compliquer les investissements nécessaires pour la transition bas-carbone. « Nous avions prévu de débloquer, sur l'ensemble du mandat, une enveloppe de 50 millions d'euros. Finalement, nous sommes dans l’incapacité de le faire. En revanche, nous maintenons une aide de deux millions d’euros par an en direction des ménages les plus modestes pour rendre leurs logements moins energivores. »
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