« C'est injuste » : pourquoi la Région Occitanie est l'une des plus touchées par les coupes budgétaires
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Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
Rémi Benoit
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Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
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« Pour la première fois, le gouvernement a décidé que la baisse des dotations demandée à chaque région serait inégalitaire. Alors que sur les exercices précédents, il pouvait exister une variation de 10 à 15%, pour la première année, elle varie du simple au double suivant le nombre d'habitants », a dénoncé mercredi 11 février Carole Delga, présidente de la région Occitanie et par ailleurs à la tête des Régions de France, en amont du vote du budget annuel de la collectivité.
L'élue estime que « les décisions gouvernementales ont été particulièrement injustes vis-à-vis de l'Occitanie qui est la troisième région la plus impactée ramenée au nombre d'habitants, derrière les Hauts-de-France et la Normandie. Cette décision n'est pas neutre alors même que nous sommes la région la plus enclavée de France et que nous sommes la première région touchée par le réchauffement climatique ».
L'effort budgétaire national demandé aux collectivités dans le cadre de la loi de finances 2026 va se traduire par une baisse de 108 millions d'euros pour l'Occitanie à laquelle s'ajoute une diminution de près de 37 millions liée à une coupe sur la compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP). Cette dernière impacte les régions les plus industrielles notamment dans le Grand Sud-Ouest et à l'inverse trois régions françaises ne sont pas concernées par cette compensation puisqu'elles abritent nombre de sièges sociaux à l'image de l'Ile-de-France ou d'Auvergne Rhône-Alpes.
Dans ce contexte, l'Occitanie, troisième région la plus peuplée de France avec plus de six millions d'habitants, a adopté ce jeudi un budget de 3,54 milliards d'euros (contre 3,55 milliards l'an passé).
Pour répercuter les baisses de dotations, le conseil régional a décidé de baisser de 0,8% les dépenses de fonctionnement. En revanche, pas question pour la collectivité de revenir sur la politique des bas prix pour le train. « C'est aussi une mesure de gestion budgétaire puisque l'augmentation de la fréquentation des trains de 67 % depuis 2019 a fait progresser nos recettes de 47 % », commente la présidente. Par ailleurs, les aides aux agriculteurs vont rester stables.
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