Souveraineté alimentaire : Limagrain investit 200 millions d’euros pour préparer l’avenir
Emilie Valès
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Limagrain a déjà investi 60 millions d’euros afin de construire deux installations de stockage, dont cet entrepôt automatisé de grande hauteur. Son président Sébastien Vidal a posé symboliquement la première pierre aux côtés de la ministre Annie Genevard.
Quatrième semencier mondial, Limagrain a annoncé un nouvel effort de 113 millions d’euros, portant à 200 millions son investissement sur son site d’Ennezat dans le Puy-de-Dôme, son plus grand site industriel. Le groupe fait face à une concurrence féroce et à des enjeux de souveraineté alimentaire.
En visite ce jeudi sur le site agro-industriel de Limagrain, installé en plein milieu des champs de la vallée de la Limagne, la ministre de l’Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire a, une nouvelle fois, mis l’accent sur le nécessaire renforcement de notre résilience.
Avec une balance commerciale déficitaire pour la première fois en 50 ans dans l’agroalimentaire, une dépendance accrue aux importations et des pressions géopolitiques inédites, Annie Genevard appelle au sursaut collectif. En décembre dernier, elle promettait le Grand Réveil alimentaire avec le lancement de conférences de la souveraineté alimentaire, une démarche rassemblant l’ensemble des acteurs et des filières concernés.
Limagrain veut être partie prenante avec l’annonce de 113 millions d’euros d’investissement qui viennent compléter une première enveloppe de 87 millions. Soit un investissement total de 200 millions d’euros pour son site d’Ennezat dans le Puy-de-Dôme, implanté à quelques kilomètres du siège de l’entreprise.
Un renforcement et une modernisation de son outil productif local qui se couple aux efforts portés sur la recherche et développement. Le groupe alloue plus de 320 millions d'euros par an à l’innovation, « l’ADN de Limagrain», précise son président, Sébastien Vidal. Cela doit permettre au quatrième plus gros semencier mondial, également groupe agroalimentaire avec ses marques Brossard et Jacquet, de renforcer sa compétitivité face à une concurrence féroce.
«La France doit conserver cette autonomie alimentaire et, mieux, sa capacité à exporter, c’est aussi une arme diplomatique. Nous sommes dans une compétition géopolitique. Quand le numéro 1 mondial de activités semences, Bayer, est allemand, que le deuxième est américain et le troisième chinois, c’est bien d’avoir un acteur français qui pèse dans la balance», explique Sébastien Chauffaut, directeur général de Limagrain.
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