Spatial : cette start-up du New Space veut mettre la main sur une filiale du groupe ACI
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Le premier vol balistique de Sirius 1 devrait avoir lieu début 2027
Sirius Space Services
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Le premier vol balistique de Sirius 1 devrait avoir lieu début 2027
Sirius Space Services
En présentant, ce mardi, à la barre du Tribunal des Activités Économiques (TAE) de Lyon son offre de reprise de la PME ligérienne AMM42 (usinage de précision - 36 salariés), filiale du groupe ACI, Sirius Space Services entend renforcer ses capacités industrielles pour la production en série de pièces structurelles (brides, supports, etc) de son futur mini-lanceur de satellites.
Car elle le sait, elle doit aller vite : le marché des mises en orbite, dans les prochaines années, ne sera pas suffisamment important pour permettre à tous les acteurs de ce segment du New Space de survivre.
Elles sont actuellement quatre start-ups tricolores dans la course aux micro et mini lanceurs de satellites : la Normande MaiaSpace (filiale d’ArianeGroupe), la Bordelaise HyPrSpace, la Rémoise Latitude et donc la Parisienne Sirius Space Services. S’y ajoutent une dizaine d’acteurs en Europe, notamment l’Allemand Isar Aerospace et l’Espagnole PLD qui a annoncé la semaine dernière une levée de fonds de 180 millions d’euros.
Aucune de ces prétendantes à une place au soleil du New Space européen (se voulant moins cher, plus réactif et plus écologique que le spatial traditionnel) n’a encore réalisé avec succès de vol, mais les prochains mois s’avèrent cruciaux. Les plus rapides mais aussi les plus pertinentes technologiquement prendront le leadership et fermeront l’accès aux suivantes.
Face à ses concurrentes, dont certaines bénéficient de soutiens financiers et industriels de poids en particulier MaiaSpace (filiale d’ArianeSpace), Sirius Space Service (180 salariés) vise un premier vol balistique au premier semestre 2027. Il s’agira de son prototype, « Sirius 1 ». Devraient suivre les premiers vols de « Sirius 13 », mini lanceur capable d’emmener 800 kilos de charge utile, puis en 2028, de « Sirius 15 » qui devrait afficher lui une capacité d’1,2 tonne. Côté financements, après avoir levé plus de 100 millions d’euros depuis sa création (en dilutif et non dilutif, dont France 2030) qui lui permettront de se financer jusqu’au premier vol, Sirius Space Services devrait se lancer dans un nouveau tour de table de « plusieurs dizaines de millions d’euros » au cours du deuxième semestre 2026.
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