Au terme d’une très longue audience, où se sont succédé une quinzaine de filiales du groupe ACI, le Tribunal des Activités économiques de Lyon a finalement décidé d’accorder un court répit à Philippe Rivière pour sauver sa société de tête. D’ici le 16 décembre, il devra impérativement donner des garanties de financement de 1,5 million d’euros.Un peu plus de deux mois après son placement en redressement judiciaire, le sort du groupe ACI et de ses 1.500 salariés est toujours aussi incertain, pour ne pas dire désespéré. Après un premier renvoi de 15 jours octroyé le 25 novembre dernier, le tribunal des activités économiques de Lyon a validé hier, contre toute attente, un nouveau sursis d’une semaine.
D’ici la prochaine audience du 16 décembre, Philippe Rivière doit réunir les fonds nécessaires réclamés par le Tribunal afin de financer la période d’observation, soit 1,5 million d’euros environ. Une somme que Philippe Rivière n’a pas été en mesure de garantir jusqu’ici, malgré des discussions évoquées ces dernières semaines avec le fonds luxembourgeois Way International Invest.
Selon nos confrères de « L’informé », ce family office aurait finalement décidé de ne pas donner suite à ce projet. Cependant, d’autres voies de sortie seraient actuellement à l’étude, justifiant la décision de sursis accordé par le TAE de Lyon. Le sujet est suivi de près par Bercy car l’enjeu est de taille : le groupe constitué depuis 2019 par Philippe Rivière et Patrice Rives son associé, au gré d’une quarantaine d’opérations de croissance externe, est positionné sur des secteurs stratégiques de sous-traitance industrielle.
« Nous sommes en train d’étudier une proposition intéressante, nous en aurons peut-être même deux, mais nous en sommes aujourd’hui au début des échanges, il va falloir affiner cela dans les prochains jours afin de présenter les garanties demandées », confirme Jean-Marie Chanon, l'un des avocats de Philippe Rivière.
Si cette piste se confirmait, viendra ensuite le temps de la construction d’un plan de continuation. Il s’agira là d’un tout autre challenge : un montant de 20 millions d’euros minimum à lever est évoqué pour redresser cette holding, dont le passif s’affiche à 55 millions d’euros.