Tourisme de montagne : le projet immobilier de Tony Parker à Villard-de-Lans retoqué par le préfet
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Le projet de l’Ananda Resort, à Villard-de-Lans.
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Le projet de l’Ananda Resort, à Villard-de-Lans.
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« Un dimensionnement manifestement excessif au regard de l’offre actuelle et de l’équilibre en matière de ressources naturelles ». Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en tant que préfet coordinateur du massif des Alpes, a rejeté, lundi 15 septembre, la demande d’autorisation du projet d’unité touristique nouvelle structurante (UTNs) à Villard-de-Lans, dans le Vercors (Isère) déposée par la Communauté de communes du Massif du Vercors. Le projet, porté par l’ancienne star de la NBA Tony Parker, consistait en une opération en bas du domaine skiable, sur le secteur Côte 2000, avec la construction de 17 597 mètres carrés de surface plancher, dont 8 397 mètres carrés pour la construction de 99 suites-appartements touristiques (jusqu’à 700 lits) et des équipements sportifs et commerces. Le tout pour un budget de 88,5 millions d’euros. En 2019, l’ancien champion de basketball, reconvertit dans l’immobilier, avait déjà racheté la Société des remontées mécaniques de Villard-de-Lans et de Corrençon (SEVLC).
Le préfet de massif évoque également le manque « d’éléments probants, complets et suffisamment consolidés pour évaluer de manière fiable les effets et les impacts environnementaux, sociaux et économiques » du projet immobilier, tout en soulignant « les incertitudes persistantes sur la disponibilité et la gestion de la ressource en eau ».
Lors d’une conférence de presse, la communauté de communes du massif du Vercors, représenté par son président, Franck Girard, et le maire de Villard-de-Lans, Arnaud Mathieu, ont indiqué « avoir pris acte de l’arrêté », rappelant cependant que le projet s’inscrit dans le cadre des diversifications touristiques et économiques, alors que l’offre de lits touristiques est en érosion ces vingt dernières années. « L’économie du territoire demeure fortement liée à l’activité touristique 4 saisons. Celle-ci a généré 105 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 (source G2A) et représente 50 % des emplois salariés privés », précisent les collectivités dans un communiqué conjoint.
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