En Bretagne, l'âge moyen de la flotte atteint 32 ans et l'acquisition de bateaux neufs voire l'adaptation de certains navires devient urgente estime la filière.
Avant de plaider à Bruxelles en faveur d’une réforme de la politique commune des pêches, l’exécutif régional veut mobiliser les fonds européens pour accélérer les transitions et le renouvellement de la flotte.
Pas d’annonce particulière ce mercredi midi à Lorient mais un dialogue jugé « constructif » avec une vingtaine de représentants du secteur de la pêche bretonne. Alors que la hausse du prix du gasoil continue d'impacter fortement la filière régionale, le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, a réuni organisations de producteurs (OP), pêcheurs, mareyeurs et conchyliculteurs avec l’idée de faire bouger les lignes.
Tandis que l’UE rechigne à consentir plus d’aides à la construction de nouveaux bateaux, tendant plutôt à réduire les flottes, l'édile entend plaider en faveur d’une réforme de la politique commune des pêches à Bruxelles. Objectif : que la flottille bretonne, vieillissante et majoritairement artisanale, soit autorisée à se renouveler.
Il a aussi insisté pour que les professionnels s’appuient sur les services du Conseil régional et les dispositifs existants afin de solliciter des fonds européens disponibles (FEAMPA) que la collectivité abonde.
Un bateau neuf, 25 % de gazole en moins
« Face à l’urgence économique, sociale et environnementale, il est indispensable que l’État et l’Union européenne prennent enfin la mesure des enjeux auxquels la filière est confrontée », observe le président de Région. « L’on demande à la pêche bretonne d'être plus sûre, décarbonée, attractive pour les jeunes et respectueuse de la ressource mais l’on interdit aux professionnels de renouveler leur outil de travail, vieux de plus de 30 ans. C'est inacceptable, quand on sait qu'un bateau neuf, c'est 25 % de gazole en moins ! » s’insurge Loïg Chesnais-Girard, appelant à une stratégie nationale et européenne.
En Bretagne, l’âge moyen de la flotte atteint 32 ans et l'acquisition de bateaux neufs, voire l'adaptation de certains navires, devient urgente, estime la filière.
Pour l’exécutif régional, pêcher mieux ce n’est pas pêcher plus. C’est surtout exercer un métier dans des conditions de sécurité renforcées, tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles et en préservant la ressource halieutique. Or 70 % du poisson consommé en France est déjà importé et pêché par des navires souvent plus grands.
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