Habillement : le repreneur d'IKKS va supprimer près d'un emploi sur deux
Florence Falvy, avec l'AFP
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Le groupe IKKS a été placée en redressement judiciaire depuis le 2 octobre 2025.
IKKS
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Le groupe IKKS a été placée en redressement judiciaire depuis le 2 octobre 2025.
IKKS
Les 1.300 salariés du groupe IKKS sont désormais fixés sur leur sort. La marque de prêt-à-porter haut de gamme pour femmes, hommes et enfants est reprise par Santiago Cucci, actuel président d’HoldIKKS, et Michaël Benabou, cofondateur de Veepee (ex-Vente-privée). L'entreprise dont le siège social est à Sèvremoine (Maine-et-Loire) voit ainsi ses effectifs réduits de moitié, avec la perte d'environ 500 emplois, selon l'offre de reprise validée par le tribunal des activités économiques de Paris ce 12 décembre.
Les deux investisseurs avaient réévalué leur offre de reprise qui portait au préalable sur 391 CDI. Leur seconde proposition portant cette fois sur 397 CDI, 87 CDD, 54 alternants et huit stagiaires. Soit un total de 546 salariés sur les 1.094 emplois en France.
La même offre assure la poursuite de l'exploitation d'au moins 219 points de vente sur le sol national, incluant 92 magasins en propre (fonds de commerce), 27 corners Galeries Lafayette et 100 magasins affiliés. Sachant que l'entreprise possédait 473 points de vente en France et dans 11 autres pays fin août. Plusieurs d’entre eux ont déjà abaissé définitivement le rideau. C’est le cas notamment depuis hier de la boutique One Step à Angers ou encore de la boutique Outlet Women Men située à La Séguinière également dans le Maine-et-Loire.
Les deux repreneurs ont en revanche décidé de se délester de trois marques : One Step, I.Code et IKKS junior. Aujourd’hui, l'activité pour enfants concentrerait la majorité des pertes du groupe.
Le prix de cession est de 700.000 euros et et les repreneurs s'engagent à un apport à court terme de 15,64 millions d'euros.
Suite au délibéré, la CFDT des services a réagi par voie de communiqué. « C'est un véritable deuil pour celles et ceux qui voient brutalement s'arrêter l'aventure IKKS. [...] Pour les salariés repris, l'incertitude reste immense. »
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« Cette offre a le mérite d'exister et de maintenir plusieurs centaines d'emplois », indique à l'AFP Hélène Signoret, avocate du Comité social et économique (CSE) représentant des salariés, qui a rendu un avis favorable devant le tribunal. « Évidemment, ce n'est pas une offre parfaite, elle va s'accompagner de beaucoup de licenciements, notamment sur le siège de Saint-Macaire-en-Auge et de beaucoup de fermetures de boutiques », regrette-t-elle.
Florence Falvy, avec l'AFP
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