Dans le secteur de l’industrie, les femmes représentent moins de 30% des salariés et la mixité stagne depuis dix ans. En Loire-Atlantique, l’Union des industries et métiers de la métallurgie s’est fixée pour objectif d’atteindre 30% de femmes à horizon 2027, contre 19% aujourd’hui.L’emploi industriel pèse environ 10% des emplois en France, selon un rapport de la Cour des comptes. Et force est de constater que le secteur peine à se féminiser. Les femmes représentent en effet moins de 30 % des effectifs industriels, un chiffre qui stagne depuis dix ans, d’après le Conseil national de l’industrie.
Pourtant, environ 60.000 emplois sont vacants dans le secteur.
Dans la métallurgie, le taux de féminisation atteint 20% à l’échelle nationale. L'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) veut aller plus loin : atteindre 30% à horizon 2027 alors que les besoins en compétences sont sans cesse en hausse. Un objectif dans lequel s’inscrit l’UIMM 44 (Loire-Atlantique). « Si nous multiplions par deux le nombre de femmes dans l’industrie, nous n’aurons plus de problématiques de recrutements alors que, dans la métallurgie, 2.500 besoins sont estimés dans les six prochains mois en Loire-Atlantique », indique à La Tribune Hervé Thomas, délégué général de l’antenne départementale. Dans ce territoire de l’Ouest, la mixité stagne depuis « une vingtaine d’années », constate à ses côtés Noémie Gaillou, référente mixité au sein de l’UIMM 44.
En cause ? L’image du secteur. « Les stéréotypes ont la peau dure dans la filière industrielle. » Pour attirer plus de femmes, l’union départementale déroule ses arguments. « En moyenne, les salaires sont 13 % supérieurs aux autres secteurs à qualification égale, garantissant une meilleure insertion professionnelle. De plus, la pénibilité a fortement reculé. Et les opportunités sont nombreuses. » Face à des chiffres qui peinent à décoller, l’UIMM 44 veut donner un coup d’accélération. « Nous devons faire plus. Aujourd’hui, nous voulons passer un cap pour avoir une transformation », indique l’organisation qui compte notamment sur la mobilisation de ses 300 entreprises adhérentes (soit 34.000 salariés) pour faire bouger les lignes.