Investissements : près de la moitié des entreprises bretonnes ont reporté ou annulé des projets
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Illustration
©SMBMSM
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Illustration
©SMBMSM
Dans un environnement volatile, l’incertitude prévaut et pèse sur les décisions des entreprises. Au premier semestre 2026, l’activité économique bretonne a marqué le pas, restée nulle (0%) dès le premier trimestre.
Résultat, 53,7 % des entreprises ont observé une dégradation de leur rentabilité, principalement en raison de la hausse des charges énergétiques. Selon une étude conjointe sur la conjoncture économique régionale publiée le 3 juillet par la CCI Bretagne, la Banque de France et l’Insee, une entreprise sur deux déclare une baisse de chiffre d’affaires depuis le début de l’année, et seulement 16,5 % d’entre elles enregistrent une hausse.
L’absence de visibilité se traduit concrètement par une confiance en repli et des investissements réévalués. 44,5 % des entreprises bretonnes ont reporté ou annulé des projets d’investissement, indique la CCI Bretagne.
« Avec une croissance du chiffre d’affaires autour de 2 %, un emploi en progression et une structure financière robuste, le ralentissement reste maîtrisé en Bretagne », observe cependant Claudine Hurman, directrice régionale de la Banque de France, qui a mené pour la première fois une étude s’appuyant sur l’analyse des bilans de 7 500 PME et ETI bretonnes, représentant un chiffre d’affaires cumulé de 95 milliards et 345 000 emplois entre 2022 et 2025.
Moins dépendante de la demande locale, l’industrie préserve mieux ses marges et maintient un niveau d’investissement élevé, notamment dans des secteurs porteurs comme l’aéronautique et l’agroalimentaire. Le chiffre d’affaires de l’industrie bretonne a progressé de 2,6 % en 2025, après un recul de 1,4 % en 2024. Actuellement dans une tendance baissière, l’activité du secteur a globalement progressé sur trois ans avec des effectifs stables.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
« Dans les services marchands, la dynamique est celle d’un ralentissement progressif de la croissance du chiffre d’affaires, avec des effectifs stabilisés et également un repli de l’investissement », relève la Banque de France. Dans le bâtiment, le retournement est plus marqué, avec un repli du chiffre d’affaires en 2025, malgré des effectifs encore en hausse et un rebond de l’investissement (+ 6,6 %).