New Space : spécialiste de l’imagerie hyper-spectrale, Orus prépare sa constellation
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Orus a levé récemment 5 millions d'euros
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Orus est une start-up pressée. A peine née, à l’orée de l’année 2024, la voilà dans les starting-blocks, auréolée du statut de Rising Stars européenne, à 18 mois de sa mise en orbite. Le calendrier est en effet fixé, le financement bouclé, le pas de tir réservé. Il faut dire que la jeune pousse de Sophia Antipolis, spécialisée dans l’imagerie spatiale hyper-spectrale, a des arguments pour convaincre. En premier lieu, celui de démocratiser l’acquisition, l’identification et l’analyse de la composition chimique des éléments observés à la surface du sol depuis l’espace. Cet invisible à l’œil nu se dévoile en analysant les différentes longueurs d’ondes de la lumière, et permet de proposer des services commerciaux à très haute valeur ajoutée. « La technologie hyper-spectrale constitue un puissant levier pour un grand nombre de secteurs : l’agriculture de précision, la détection de pollution, la planification énergétique, les marchés, la sécurité environnementale et bien sûr la défense », cite pêle-mêle Laurent Escarrat, président et co-fondateur de l’entreprise, repérée très tôt par l’Agence Innovation Défense (IAD) de la Direction Générale des Armées et supportée par le CNES. Qui lui ont mis le pied à l’étrier.