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Formule 1 : Lewis Hamilton-Ferrari, chronique d'un mariage raté

Stéphane Colineau

Publié le 19 octobre 2025 à 13:00

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Lewis Hamilton lors du Grand Prix des États-Unis de Formule 1 2025, du 17 au 19 octobre 2025 à Austin (Texas).

Lewis Hamilton lors du Grand Prix des États-Unis de Formule 1 2025, du 17 au 19 octobre 2025 à Austin (Texas).

LTD/Eric Alonso/DPPI via AFP

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N146 ● 19 juillet 2026

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La première saison du septuple champion du monde au sein de la Scuderia n’a rien de la « success story » espérée. Pourtant, l’Anglais se démène…

Ce n’est pas le record dont il rêvait. Ce soir à Austin, où se dispute le Grand Prix des États-Unis (21 heures, Canal+ Sport 360), Lewis Hamilton pourrait devenir le premier pilote Ferrari à ne pas décrocher un seul podium lors de ses 19 premières courses en rouge, doublant la contre-performance de Didier Pironi en 1981-1982.

Cette statistique contraste sévèrement avec les espoirs qui escortaient son arrivée à Maranello. Pour les tifosi, la déception est aussi immense que le feu qui avait embrasé l’Italie en début de saison, au moment d’accueillir le codétenteur du nombre de titres mondiaux avec Michael Schumacher (7).

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L’union du plus grand pilote de sa génération et de l’écurie la plus iconique du paddock avait tout d’un mariage princier. Les prudents n’avaient pas voix au chapitre. Tel le Français Frédéric Vasseur, patron pragmatique de la Scuderia, qui avait prévenu : conquérir un titre dès la première année relèverait du miracle. Passer de Mercedes à Ferrari, c’était tout changer : moteur, volant, freins, méthode de travail. « La F1 est une discipline si complexe que demander à Hamilton de gagner immédiatement, c’était comme espérer que Roger Federer puisse remporter Wimbledon du jour au lendemain en tenant sa raquette avec la main gauche », image Julien Fébreau, voix de la F1 sur Canal +.

Le jour où il a craqué

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Avant le Grand Prix des États-Unis, dont la course sprint et la séance de qualifications se déroulaient hier soir, les chiffres sont impitoyables : une sixième place au championnat, 48 points de retard sur son équipier Charles Leclerc (5e), 211 sur le leader Oscar Piastri (McLaren), aucune pole position. Il n’a jamais obtenu mieux que des quatrièmes places en qualifications (Monaco, Autriche) et en course (Émilie-Romagne, Autriche et Grande-Bretagne). Son succès en course sprint à Shanghai ne suffit pas pour amoindrir la déception.

Stéphane Colineau

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