Formule 1 : le fiasco Alpine
Stéphane Colineau
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La monoplace du Français Pierre Gasly le 24 mars, lors du Grand Prix d’Australie, à Melbourne.
© LTD / XPB / Icon Sport
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La monoplace du Français Pierre Gasly le 24 mars, lors du Grand Prix d’Australie, à Melbourne.
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Sur le papier, Alpine a tout pour réussir : des infrastructures de haut niveau, des ingénieurs compétents et deux pilotes de talent, français de surcroît. Et pourtant, rien ne va. Après trois Grands Prix, Pierre Gasly et Esteban Ocon n'ont toujours pas marqué le moindre point, ne se hissant jamais au-dessus de la 13e place. Seules Williams et Sauber affichent, elles aussi, un zéro pointé, mais ces écuries n'ont pas les moyens humains et financiers d'un puissant constructeur automobile mondial comme Renault. Difficile à avaler quand on investit près de 200 millions d'euros chaque année pour s'offrir une vitrine mondiale censée vanter l'excellence de son savoir-faire.
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« Même si nous n'avons pas marqué de points, nous avançons progressivement », soupèse le directeur d'Alpine, Bruno Famin, qui espère entamer la convalescence cette semaine au Japon, théâtre du quatrième rendez-vous de la saison. La monoplace 2024, entièrement repensée, est mal née. Malgré un léger mieux après des débuts catastrophiques à Bahreïn, l'équipe reste loin des aspirations, pourtant modestes : un simple passage à « un stade supérieur » après avoir échoué au 6e rang du classement des constructeurs en 2023, avec les deux pilotes hors du top 10. D'autant plus décevant que le cru 2022, conclu à la 4e place et enluminé par la victoire d'Ocon en Hongrie, était porteur d'espoirs. « Cette écurie est un mystère », résume l'Anglais Damon Hill, champion du monde en 1996 sur une Williams équipée d'un moteur Renault, consultant pour Sky Sports.
Stéphane Colineau
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