Le Grand Prix de Monaco restera à jamais le deuxième. Il y a soixante-quinze ans, la course dans les rues tortueuses de la Principauté s'était tenue huit jours après celle inaugurale à Silverstone (Angleterre), le 13 mais 1950, date de naissance de la Formule 1. L'étape monégasque restera aussi au programme jusqu'en 2031.
Et ça, ce n'était pas gagné, pas plus que Monte-Carlo qui conserve son grade de Masters 1 000 en tennis. L'accord trouvé en fin d'année dernière - le précédent touchait à sa fin - permet à l'iconique tracé de voir venir alors que les promoteurs américains de la F1 (Liberty Media) travaillent le calendrier au corps, souvent au détriment de l'Europe.
Imola, où se disputait la semaine dernière le Grand Prix d'Émilie Romagne et où s'était tenu avant, pendant vingt-cinq ans, le Grand Prix de Saint-Marin, est ainsi sur la sellette pour l'an prochain. Le directeur général de la Formule 1, Stefano Domenicali, avertissait récemment qu'il serait « de plus en plus difficile d'avoir deux courses dans le même pays » ; et l'Italie a déjà son Grand Prix, à Monza. Que les États-Unis en accueillent désormais trois (Miami, Austin et Las Vegas) semble moins problématique : le marché est fertile, y compris pour y dénicher une 11e écurie (Cadillac en 2026).
La F1 lorgne surtout l'Asie. La Thaïlande, qui propose un circuit urbain à Bangkok, est actuellement en discussion, avec 2028 comme horizon. Un projet africain (Rwanda, Afrique du Sud...) est aussi souhaité. Si les accords Concorde, qui régissent la discipline, prévoient un maximum de 25 Grands Prix par saison, leur nombre ne devrait pas excéder 24, plafond actuel qui fait désormais courir le championnat jusqu'en décembre.