Nvidia inquiète la Bourse. Après être devenue la première entreprise au monde à dépasser les 5 000 milliards de capitalisation boursière, son cours a dévissé de plus de 10 % sur le mois de novembre. Sa capitalisation boursière est désormais autour de 4 400 milliards de dollars. Et ce, à cause d’une simple rumeur autour de Google.
Depuis trois ans, Nvidia règne en effet en maître sur le marché des puces dédiées à l’entraînement d’intelligences artificielles et détient plus de 90 % de parts de marché. Mais mardi 25 novembre, le média The Information révélait que Meta « étudiait la possibilité de recourir à des Tensor Processing Units (TPU), puces mises au point par Google pour le cloud et le développement de l’intelligence artificielle (IA) ». La maison mère de Facebook pourrait ainsi utiliser les semi-conducteurs de Google, soit en louant ses capacités de cloud, soit en achetant directement des puces pour ses propres serveurs.
Les puces de Google font partie de la famille des circuits intégrés spécifiques à une application nommés ASIC. Le géant de la recherche en ligne a été la première grande entreprise technologique à concevoir sa propre puce dédiée uniquement à l’IA en 2015 avec le spécialiste du secteur Broadcom. Ce, avant qu’Amazon développe lui aussi ses puces Trainium et Inferentia en collaboration avec les experts de la conception de puces Marvell Technologies et AIchip. Ces derniers mois, Meta, ByteDance ou OpenAI ont eux aussi annoncé avoir commencé à travailler avec Broadcom pour développer leurs puces maison.