Microsoft, Google, Meta... les géants de l'IA voient leurs bénéfices s'envoler
latribune.fr
Si la maison mère de Facebook et Instagram a vu son bénéfice net ressortir à 26,8 milliards de dollars pour le premier trimestre, soit un bond de 61 %, les analystes ont pointé un autre sujet.
/FW1FP/Alex Smith - REUTERS - REUTERS - Dado Ruvic
Microsoft, Google, Meta... les géants de l'IA voient leurs bénéfices s'envoler
Quatre géants du « cloud » ont publié des résultats records au premier trimestre.
Voilà des résultats comme il en existe peu. Mercredi soir, Alphabet, la maison mère de Google a annoncé avoir quasiment doublé son bénéfice net, à 62,6 milliards de dollars (+81%) au premier trimestre 2026. C'est bien évidemment ces activités de « cloud » et d'intelligence artificielle qui ont porté ses résultats. « Le 'cloud' a encore accéléré ce trimestre grâce à une forte demande pour nos produits et nos infrastructures IA », a commenté, lors d'une conférence téléphonique, le directeur général Sundar Pichai.
Le chiffre d'affaires de l'informatique à distance a ainsi augmenté de 63% sur un an, pour dépasser 20 milliards de dollars, sur un c.a. total de près de 110 mds (+22%).
La maison mère de Google voit son cours bondir à Wall Street ce jeudi. Vers 15 h 35, l'action prenait 7,40 % à 373 dollars, un plus haut niveau historique. En quelques minutes, le groupe américain a ainsi gagné environ 300 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Et ce n'est pas le seul géant du cloud à célébrer un trimestre exceptionnel. Microsoft a, lui aussi, dépassé les attentes des marchés avec un chiffre d'affaires de 82,89 milliards de dollars entre janvier et mars, contre 70,06 milliards un an plus tôt, et - surtout - un bénéfice net de 31,78 milliards, soit un bond supérieur à 23% sur un an. À lui seul, Microsoft Cloud a généré un chiffre d'affaires de 54,5 milliards (+29 %). Dans le détail, les revenus d'Azure et des autres services de « cloud » ont, à eux seuls, bondi de 40 % sur un an.
Le pari gagnant d'Amazon dans Anthropic
Mais le grand champion du cloud, c'est Amazon. AWS, la filiale de « cloud », « pèse désormais 150 milliards de dollars de chiffre d'affaires en rythme annualisé », a révélé mercredi le patron d'Amazon, Andy Jassy, lors d'une conférence téléphonique. Et cette activité a porté le résultat net du groupe à 30,3 milliards de dollars, en hausse de 77 % sur un an.
Le groupe de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis) a aussi vu son bénéfice s'envoler après la révision de la valeur comptable de sa participation dans le fleuron de l'IA Anthropic, qui gonfle son résultat de 16,8 milliards de dollars. Un pari gagnant puisque le concurrent d'OpenAI a fait grand bruit ces derniers mois avec Claude Code, son interface proposant de créer des agents IA.
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Un géant de la tech a cependant surpris négativement les investisseurs hier soir : Meta.
Si la maison mère de Facebook et Instagram a vu son bénéfice net ressortir à 26,8 milliards de dollars pour le premier trimestre, soit un bond de 61 %, les analystes ont pointé un autre sujet.
L'entreprise de Mark Zuckerberg a annoncé tabler sur des investissements compris entre 125 et 145 milliards de dollars pour l'ensemble de l'exercice en cours, essentiellement dans l'IA. C'est sensiblement plus que la fourchette de 115 à 135 milliards annoncée en janvier.
Sauf que cette modification a pris le marché à rebrousse-poil et, dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, l'action abandonnait plus de 6%. Ce mouvement brutal « reflète la nervosité des investisseurs quant aux prévisions d'investissement », a réagi Matt Britzman, analyste d'Hargreaves Lansdown.
Vers 15 h 35, le titre Meta chutait de 10,01 %, à 602,13 dollars, soit une perte d'environ 150 milliards de dollars de valorisation boursière.
Alors que la marge opérationnelle du « cloud » d'Alphabet a été catapultée, à 33% contre 18% sur la même période de l'année précédente, Meta n'est encore qu'au début du lancement de son offre d'IA. Toutefois, les sommes consacrées à cette technologie ont déjà permis à la société de faire croître ses revenus publicitaires selon Meta. Surtout : grâce à ses nouveaux modèles, l'entreprise « va pouvoir comprendre ce qui vous intéresse », a promis Mark Zuckerberg, « plutôt que d'analyser des tendances statistiques », la méthode utilisée jusqu'ici.