Anthropic, le champion de l’IA derrière le chatbot Claude, a annoncé une nouvelle fonctionnalité, Claude Code Security, capable de scanner en profondeur les logiciels en développement pour trouver les failles de sécurité. Si le lancement a secoué les grands groupes de cybersécurité, les capacités réelles ne remplacent pas pour l’instant les programmes d’alertes.L’annonce a secoué les marchés financiers. Anthropic, l’un des champions actuels de l’intelligence artificielle, a dévoilé « Claude Code Security », un outil d’analyse de code propulsé par ses propres technologies d’IA, censé détecter des failles de sécurité dans l’application que l’on développe par exemple, avant son déploiement. La réaction de Wall Street a été immédiate.
Plusieurs géants de la cybersécurité ont payé cher l’annonce récente d’Anthropic : le groupe CrowdStrike a perdu 8 %, Okta a chuté de plus de 9 %, Cloudflare a reculé de 8 %, et JFrog s’est effondré de près de 25 % en une seule séance. La panique s’est emparée des investisseurs, convaincus qu’une IA allait rendre obsolète tout un secteur. La réalité est bien plus nuancée.
Le marché ne comprend toujours pas la cyber
Contrairement aux outils d’analyse statique traditionnels qui s’appuient généralement sur des vulnérabilités connues du logiciel, le programme d’Anthropic raisonne de façon plus globale. Il retrace les flux de données à travers des systèmes complexes, identifie des failles logiques subtiles et propose des correctifs ciblés pour chaque vulnérabilité détectée. Lors de ses tests internes, Anthropic affirme avoir découvert plus de 500 failles inconnues dans des projets disponibles en source ouverte et utilisés par des milliers d’entreprises depuis des années.