C’est la douche froide pour les actionnaires de Meta. Après la publication des résultats de la maison mère de Facebook, Instagram et Whatsapp, mercredi soir, le cours de son action s’effondrait de plus de 12 % ce jeudi à l'ouverture de la Bourse de New York. Ce, avant de s'afficher vers 18h (à Paris) à -9,58 % à 679 dollars.
Les investisseurs ont d’abord sanctionné les (seulement) 2,7 milliards de dollars de bénéfice net réalisés au troisième trimestre. « Ils ont été surpris par une charge fiscale exceptionnelle de 15,9 milliards de dollars. Sans cet élément ponctuel, Meta aurait dégagé près de 18,6 milliards de bénéfice net », explique à La Tribune Eric Lafrenière, gérant d’actions américaines chez Sunny AM. À titre, de comparaison, Alphabet a affiché un bien meilleur bénéfice net de 35 milliards de dollars au troisième trimestre.
Mais la dégringolade boursière ne s’explique pas que par cet imprévu.
L’entreprise qui tire 98 % de ses revenus de la publicité a annoncé vouloir dépenser 70 à 72 milliards d’euros dans des infrastructures de données, l’achat de puces IA et l’augmentation des recrutements techniques cette année. Mais surtout, la directrice financière, Susan Li, a averti que les dépenses de 2026 seraient « nettement plus importantes ». Des termes flous qui ont amené les analystes de FactSet à penser que l’entreprise pourrait dépenser 97 milliards de dollars l’année prochaine.