En berne depuis son pic de 2021, les entrées en bourse ont rebondi cette année. Une reprise qui devrait s’accélérer l’an prochain et profiter avant tout à la Bourse de New York, avec celle de Londres en embuscade.Après une année 2021 exceptionnelle, marquée par 2 341 entrées en bourse ayant levé 429 milliards de dollars dans le monde, le marché des introductions en Bourse (IPO) s’est considérablement tari, enregistrant de fortes baisses en 2022 et 2023. Une embellie s’est toutefois amorcée cette année, avec plus de 600 opérations ayant levé plus de 62 milliards de dollars, un chiffre en hausse d’une année sur l’autre.
Tous les yeux sont désormais rivés sur 2026, qui pourrait s’affirmer comme un très grand cru. Plusieurs entreprises stars prévoyant leur entrée sur les marchés publics aux États-Unis, en tête desquelles SpaceX, qui vise une valorisation à 1 500 milliards de dollars, OpenAI (dont la valorisation est estimée à 500 milliards) et Anthropic (valorisée 180 milliards). Le spécialiste des données cloud Databricks et la néobanque Monzo constituent deux autres introductions potentielles très attendues l’an prochain.
Des entreprises matures qui peuvent difficilement retarder leur entrée sur les marchés publics
Chacune de ces mises sur le marché serait la plus grosse aux États-Unis depuis celle d’Alibaba, qui avait vendu pour 25 milliards de dollars de parts lors de son entrée à la Bourse de New York en 2014. Avec le tarissement des introductions en Bourse et la possibilité, pour les start-up les plus prometteuses, de continuer à lever des fonds sur les marchés privés, les entreprises retardent de plus en plus leur cotation.
Une récente étude de l’université de Floride indique ainsi qu’entre 1980 et 2024, l’âge moyen d’une entreprise entrant en Bourse a plus que doublé. Des données collectées par la banque d’investissement Renaissance Capital, une banque d’investissement, indiquent quant à elles que l’âge médian d’une entreprise privée était de 13 ans en 2024 contre 10 en 2018.