France : les levées de fonds des deeptechs ont bondi en 2025, portées par l’IA et la souveraineté
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Le PDG de Mistral, Arthur Mensch.
REUTERS - Denis Balibouse
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Les start-up promettant des ruptures technologiques majeures sont perçues comme des ingrédients clés pour la souveraineté, sujet phare du moment. Et les chiffres montrent que les investisseurs y sont sensibles. Selon le dernier bilan de Bpifrance, dans l’Hexagone, ces jeunes pousses ont levé 4,1 milliards d’euros en 2025, soit environ la moitié des montants captés par l’ensemble de la French Tech. Le secteur retrouve ainsi son niveau de 2023, après une forte baisse en 2024. Le nombre de créations continue lui aussi de progresser : 410 start-up deeptech ont vu le jour en 2025, contre 207 en 2019, année du lancement du plan Deeptech. Bpifrance rappelle également le poids croissant de cet écosystème : les 2 830 start-up deeptech actives représentent 5,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 50 000 emplois directs.
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Cette dynamique est portée par plusieurs années de politique publique. Lancé en 2019, le plan Deeptech a ensuite été intégré à France 2030, le grand programme d’investissement voulu par l’État pour soutenir les technologies stratégiques, de l’énergie aux semi-conducteurs en passant par la santé. L’objectif est double : faire émerger davantage d’entreprises issues de la recherche française et mieux financer leur passage à l’échelle industrielle.