La semelle innovante WarnFeet, conçue par SoleCooler, est une semelle connectée, sans batterie, et destinée à prévenir les risques d’ampoules et d’ulcères chez les personnes diabétiques.
Après les semelles chauffantes ou rafraîchissantes pour les sportifs et pour des travailleurs exposés à des températures difficiles, l’entreprise perpignanaise Solecooler a mis au point une semelle destinée à prévenir les risques d'ampoules et d'ulcères chez les personnes souffrant de diabète.
Dans les Pyrénées-Orientales à Perpignan, l’entreprise SoleCooler, créée en 2019, a développé une technologie innovante dédiée au confort du pied, avec pour seule source d’énergie le mouvement, quand nombre de ses concurrents recourent à une batterie. Sa première semelle, baptisée ClimFeet, chauffe ou rafraîchit le pied des sportifs et des travailleurs exposés à des températures difficiles.
Cette innovation brevetée repose sur la thermodynamique : exploitant l'énergie mécanique des pas, les semelles la transforment en chaleur sur une face et en froid sur l'autre.
Commercialisée depuis 2024, ClimFeet a déjà permis à SoleCooler de vendre 1 500 paires dans 23 pays : « Il s’agit d’une technologie de rupture qui nécessite encore d’éduquer les utilisateurs », souligne son fondateur Bruno Aubert.
L’injection et l’assemblage de ClimFeet se font en Chine sur une machine conçue par SoleCooler et qui devrait être rapatriée à Perpignan d’ici fin d’année. Le dirigeant se prépare à exposer au salon VivaTech du 17 au 20 juin prochain à Paris, où il présentera une autre innovation.
Inaccessibles
WarnFeet, dont le prototype est finalisé, est une semelle connectée, toujours sans batterie, et destinée à prévenir les risques d’ampoules et d’ulcères chez les personnes diabétiques. Selon la Fédération internationale du diabète, 537 millions d'adultes vivent aujourd’hui avec cette maladie dans le monde.
« La moitié souffrent de neuropathie diabétique, entraînant une baisse de sensibilité du pied et un ulcère pour 50 millions d’entre eux, ajoute Bruno Auber. Cela représente 10 millions d’amputations dans le monde… Depuis quinze ans, des sociétés développent des semelles avec des capteurs de pression, mais elles restent peu vendues : les batteries doivent être rechargées et les essais cliniques montrent que 50 % des patients l’oublient. En outre, leurs semelles ne sont équipées que d’une vingtaine de capteurs alors qu’il en faudrait au moins 100, pour des prix allant de 3 000 à 20 000 euros, ce qui les rend inaccessibles. »
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