Free cherche des partenaires pour les futures tours de ses antennes

L'objectif de Nemrod est d'améliorer le réseau de Free Mobile en bâtissant plusieurs milliers de points hauts supplémentaires pour ses sites.
Reuters - Charles Platiau

L'objectif de Nemrod est d'améliorer le réseau de Free Mobile en bâtissant plusieurs milliers de points hauts supplémentaires pour ses sites.
Reuters - Charles Platiau
Free considère-t-il les pylônes de son réseau mobile comme des tours sacrées ? Il a en tout cas choisi un nom de code évocateur pour sa prochaine co-entreprise destinée à construire de nouvelles infrastructures : Nemrod, un personnage biblique et bâtisseur.
L’objectif de Nemrod est d’améliorer le réseau de Free Mobile en bâtissant plusieurs milliers de points hauts supplémentaires pour ses sites. A cette fin, Iliad va créer une co-entreprise dont il détiendra 50% des parts, l’autre moitié revenant à un partenaire qui va réaliser les investissements pour un montant de 500 millions d’euros. Tout le territoire sera concerné par ces nouvelles infrastructures, à la fois les zones très denses et moins denses.
Mis sur le marché au mois d’octobre dernier, le dossier Nemrod a aiguisé les appétits de plusieurs TowerCo, d'après nos informations. Cellnex, qui avait déjà signé un contrat de ce type avec Iliad en 2019, est intéressé. Tout comme Phoenix Tower International qui vient de rafler les tours de la société Infracos qui appartenait à Bouygues Telecom et SFR. De nouveaux venus auraient également montré les dents comme la société de gestion d’actifs Infinity, d’après le site Merger market.
Pour les TowerCo, ce serait une belle opportunité d’agrandir leur parc et donc de gagner en croissance, au moment même où l’incertitude pèse sur la cession de SFR et tend à paralyser le marché. « Ce projet est un bon signe. Il montre que même s'il y a consolidation, il faudra continuer à construire des sites parce que les opérateurs ont besoin de densifier leur réseau et d'améliorer la 5G », se félicite l’une des parties intéressées.
L’opération correspond à ce que l’on appelle du BTS (Build-To-Suit), une pratique qui s’est imposée ces dernières années sur le marché des télécoms. « Lors d’une première vague, les opérateurs ont d’abord vendu leur parc de pylônes à des TowerCo. La deuxième vague a consisté à mettre en place des accords où l'opérateur vend des tours à construire à une TowerCo et s'engage en échange à les louer ensuite », nous explique Bertrand Grau, associé KPMG en France. « Pour les opérateurs, l'intérêt est de lever de l'argent pour financer d'autres développements. Pour la TowerCo, l'avantage est de sécuriser son plan d'activité ».
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Ces engagements ont des durées de 10 à 15 ans et les prix peuvent alors être renégociés. « Mais en général, à l'issue du contrat, l'opérateur déménage rarement parce que les coûts sont importants pour changer », prévient Bertrand Grau.
Chez Meta, la responsable de l’IA au travail part en pleine contestation interne
Tibi 3 : les investisseurs institutionnels débloquent 13 milliards d'euros sur 7 ans pour financer la tech
Musique : l'inégale répartition des 319 millions d’euros versés par Spotify aux artistes français
W, le réseau social européen qui compte défier X