Levées de fonds : la France décroche face au Royaume-Uni et à l'Allemagne au premier semestre
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Yann LeCun, cofondateur d'AMI Labs.
SAA - REUTERS - GONZALO FUENTES
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Yann LeCun, cofondateur d'AMI Labs.
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Comment passer à l'échelle pour la French Tech, et financer des champions européens français dans les domaines stratégiques de la tech comme l'IA, le quantique, l'industrie, le spatial ou la santé ? La question obsède l'écosystème tricolore et pourrait devenir l'un des enjeux économiques de la campagne présidentielle de 2027, à l'heure du réveil souverain du Vieux Continent.
D'autant plus que les chiffres du baromètre du capital-risque du premier semestre 2026, publié ce jeudi 9 juillet par le cabinet EY, font office de petite douche froide. Pourtant, il y a de quoi se réjouir au premier abord. Après trois années difficiles, la French Tech relève la tête avec 4,6 milliards d'euros levés sur les six premiers mois de l'année, un rebond spectaculaire de 65 % sur un an. Deuxième bonne nouvelle : 2026 marque le retour des méga-tours de table de plus de 100 millions d'euros, avec bien sûr les 890 millions d'euros d'AMI Labs dans les « world models » d'IA générative, mais aussi les 480 millions d'euros de la fintech Alan et les 175 millions d'euros de Pennylane, qui composent le top 3 du semestre.
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Mais il suffit de dézoomer à l'échelle de l'Europe pour relativiser la performance tricolore. Alors que la France avait consolidé sa place de deuxième écosystème d'innovation européen derrière le Royaume-Uni ces dernières années, elle se retrouve largement distancée en 2026. Le Royaume-Uni a attiré 14,6 milliards d'euros, soit plus du triple que la France alors que l'écart habituel ces dernières années était plutôt du simple au double. Et l'Allemagne redevient un clair numéro 2, avec 5,9 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année.