La Région Bretagne mobilise 420 millions d'euros par an afin d'organiser les transports interurbains via son réseau BreizhGo, dont l'offre doit doubler en 2040. En 2027, les TER rouleront au colza.
SNCF
Trains : la Bretagne va accélérer le passage des TER au biocarburant
Le passage des trains thermiques bretons au B100 à base de colza est sur les rails. Le fameux Tire-bouchon, petit train estival reliant Auray à Quiberon, est la première ligne concernée. D'autres stations seront concernées, avant celle de Rennes en 2027.
« La Région Bretagne va être la première région de France à passer massivement au B100. La première ligne concernée est le Tire-bouchon dès ce week-end ». Samedi 13 juin, Michaël Quernez, vice-président de la Région en charge du climat, des mobilités, des ports, ne cachait pas sa satisfaction en annonçant la décarbonation du premier TER BreizhGo.
À l’occasiondu lancement de sa saison estivale 2026, le petit train reliant Auray et Quiberon (28 kilomètres, 173 000 passagers) circule désormais au biocarburant B100 à base de colza en remplacement du diesel. Les stations de Quimper, Carhaix et Saint-Brieuc passeront au B100 en septembre. Pour celle de Rennes, des travaux sont nécessaires et s’engagent. La station devrait être prête au premier semestre 2027.
Baisse de 40 % des émissions de CO²
« La Région Bretagne va déployer progressivement le B100 à l'ensemble de son parc de matériel ferroviaire roulant thermique ou bi-mode (thermique et électrique). Si les rames de la ligne Paris-Granville circulent déjà au biocarburant, elle sera la première région de France à le généraliser à l'ensemble de son territoire. Le B100 (ou Oleo100) utilisé en Bretagne devrait provenir de la filière française du colza », précise la collectivité.
Inscrit dans le cadre de la politique régionale de décarbonation des transports, l’usage du B100, certifié carburant durable par un organisme indépendant, sur la flotte TER permettra ainsi l’économie de 3 775 tonnes équivalent CO² par an, est-il calculé.
« L'utilisation du B100 permet une réduction des émissions de CO² de 60 % comparé au diesel (B7). Ce changement de carburant entraînera une baisse de plus de 40 % des émissions de CO² sur l'ensemble du parc de matériel roulant de TER BreizhGo pour le premier semestre 2027, une fois que la station de Rennes sera approvisionnée », compare Michaël Quernez.
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Ce choix de transition porté par le Conseil régional, à un moment où la fréquentation des trains bretons est en hausse de 60 %, n'est pas sans incidence sur les finances de la collectivité : le surcoût au litre du B100 est estimé de 20 à 25 % comparé au diesel. Le matériel roulant est en effet compatible avec l’usage de ce biocarburant sans modification. En revanche, le passage au biocarburant engendre une hausse des coûts de maintenance. Celui-ci est estimé à 580 000 euros par an en année pleine pour un déploiement sur l’ensemble du territoire et alors que 20 % de trains supplémentaires rouleront dès 2027.