La compagnie ferroviaire fait le pari audacieux d'assurer seule la maintenance de ses trains. Alors qu'elle ne possède encore aucune rame, Le Train a déjà ciblé un foncier industriel d'envergure. La Tribune révèle le lieu d'implantation.Elle n’a pas encore ses TGV, mais elle réfléchit déjà à la manière de les entretenir. La compagnie ferroviaire Le Train veut se doter d’un centre de maintenance de dernière génération pour ses rames à grande vitesse. C’est la condition impérative avant de créer ses liaisons interrégionales rapides pour relier Bordeaux à Nantes et Rennes en desservant Angoulême, Poitiers, Tours et Angers.
Mais avant de se lancer sur cet axe Atlantique, l’entreprise créée en Charente en 2020 et installée à Bordeaux cherche une base. L’aventure se fera en solitaire puisque le concessionnaire privé de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, Lisea, lui a préféré sa concurrente Velvet pour occuper la place principale dans le centre de maintenance situé à Marcheprime, en Gironde. « N’étant pas retenu comme opérateur principal par Lisea, nous avons décidé de financer la construction de notre propre atelier », justifie Alain Gétraud, cofondateur de la société.
Pendant deux ans, Le Train dit avoir exploré une douzaine de sites potentiels le long du réseau à grande vitesse de l’ouest de la France. L’enjeu : avoir un accès immédiat aux voies rapides afin d’optimiser les rotations des trains. Des fonciers rares et prisés, souvent aux mains de l’opérateur ferroviaire public, d’industriels ou de collectivités.
Voisin de la SNCF
Mais la recherche a été fructueuse. « Nous avons ciblé un foncier adapté à l’industrie et très bien placé », affirme le directeur général. « Le travail de conception est très avancé, si bien que nous aimerions lancer le chantier cette année », renchérit-il, tout en restant silencieux sur la localisation.