Ce n’est un secret pour personne : la privatisation annoncée de TAP Air Portugal est le prochain tournant majeur dans la consolidation du ciel européen. Et elle attise bien évidemment les convoitises des géants du transport aérien européen que sont Air France-KLM, Lufthansa et IAG. Après nombre de marques d’intérêt et des rencontres informelles, dans l’attente d’une avancée significative de la part des autorités portugaises dans le processus d’ouverture du capital, les choses sérieuses débutent enfin.
Mercredi, le groupe français a déclaré « avoir présenté l’expression de son intérêt à participer au processus de privatisation de TAP » auprès de l’agence portugaise de gestion des participations de l’État, Parpública. Ce jeudi, c’est au tour de son concurrent allemand d’annoncer « son intention de jouer un rôle actif dans la privatisation de TAP Air Portugal ».
Il répond ainsi à la déclaration de la veille qui « démontre le fort intérêt d’Air France-KLM pour ce processus. Nous attendons avec impatience les prochaines étapes », comme l’a précisé un porte-parole du groupe français à l’AFP. Benjamin Smith, avait déjà exprimé ce sentiment récemment, à l’occasion des derniers résultats trimestriels, notamment en raison du réseau brésilien de TAP. Le directeur général d’Air France-KLM avait précisé qu’il n’y avait pas encore eu de rencontres officielles, mais que cela interviendrait possiblement dans les prochains mois.