Quand les acteurs de l’aérien dénoncent la « schizophrénie » des pouvoirs publics
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Les acteur de l'aérien français appelle les pouvoirs publics à soutenir leur activité.
nikhil mitra-Unsplash
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Les acteur de l'aérien français appelle les pouvoirs publics à soutenir leur activité.
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Les acteurs de l’aérien ne pouvaient espérer plus franche déclaration d’amour. « Vous savez que vous avez un ministre qui aime le secteur de l'aérien, qui vous aime, qui vous défend », a affirmé Philippe Tabarot, le ministre des Transports. Du miel pour tous ceux venus assister au congrès de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (FNAM), mercredi 1ᵉʳ juillet, représentant la majorité des entreprises du secteur. Mais ces dernières ne cachent pas être encore en attente de ces preuves d’amour.
« Les pouvoirs publics font montre d’une légère schizophrénie, a affirmé Pascal de Izaguirre, le président de la FNAM, tout en soulignant le soutien sans faille du ministre des Transports. Certes, ils reconnaissent notre rôle stratégique pour l'économie et la souveraineté du pays, ils appellent l'Europe à sortir de sa naïveté. Mais malheureusement, les actes ne suivent pas les paroles. » Car du point de vue des compagnies aériennes, qui viennent d’endurer une flambée historique du prix du kérosène, il n’y a jamais eu autant d’entraves pour voler.
Principale récrimination, bien connue, du secteur aérien : le poids croissant de la fiscalité, qui leste l’activité des exploitants de flottes dans l’Hexagone. Une critique qui se concentre sur la taxe sur le transport aérien de passagers (TSBA), dont le montant a triplé en 2025. Le ministre des Transports s’est félicité d'avoir obtenu une « stabilité fiscale » pour 2026 et d'avoir instauré, le 1ᵉʳ juin, un taux réduit de TSBA pour 26 lignes relevant de l’aménagement du territoire (DSP).