Ouverture à la concurrence : Comment Transdev veut appliquer son « modèle allemand » sur les rails français
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Transdev exploite la ligne Marseille-Toulon-Nice depuis un an.
CL
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Transdev exploite la ligne Marseille-Toulon-Nice depuis un an.
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Après la ligne ferroviaire Nice-Toulon-Marseille sur laquelle le groupe s’est lancé en juin 2025, c’est sur la ligne Nancy-Contrexéville dans le Grand-Est que Transdev va se déployer dès mi-2027. Doucement, mais sûrement, l’opérateur se fraye un chemin dans les gares françaises. Si ce sont ses premières expériences ferroviaires en France – Transdev étant davantage connu pour sa gestion des lignes de bus – le groupe n’est toutefois pas un novice en la matière. Présent dans 19 pays, c’est notamment en Allemagne qu’il a fait son éducation en matière ferroviaire.
« Nous avons été le premier opérateur à ouvrir la concurrence en Allemagne il y a près de trente ans », souligne Thierry Mallet, son PDG. Transdev est aujourd’hui le premier opérateur privé en Allemagne à concurrencer l’opérateur historique Deutsche Bahn et possède 10% des parts de marché. Et Thierry Mallet ne s’en cache pas : l’ouverture à la concurrence outre-rhin a permis à l’offre de se développer. Et de grandir de façon tellement exponentielle qu’avec seulement 10% des parts de marché, « le nombre de trains que Transdev fait rouler est l’équivalent de trois régions françaises. Quand vous regardez les réseaux régionaux, il y a trois fois plus d’offres en Allemagne qu’en France », poursuit-il. Le fruit de trente ans de concurrence.
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Pas étonnant que Transdev se soit servi de son expérience pour remporter l’appel d’offre face à la SNCF pour la ligne Nice-Toulon-Marseille en 2021, pour lancer ses trains en 2025 et pour tirer un premier bilan positif un an plus tard. Car les chiffres pourraient faire rougir : 98% de taux de ponctualité opérateur, 81% de taux de ponctualité vécue par les passagers, 97% de satisfaction client, 14 allers-retours en semaine et 16 en weekend contre 7 auparavant. Et, à en croire les usagers, des distributeurs de boissons, de la climatisation, des places libres, des équipes disponibles. C’est davantage du côté du dialogue social – une trentaine d’anciens salariés de la SNCF ont rejoint Transdev - que l’opérateur peine à convaincre : depuis juin dernier, trois grèves ont été menées, pour réclamer, entre autres, des revalorisations salariales. Pourtant, Thierry Mallet fait de la proximité au terrain une clé du succès : « Nous sommes en train de bâtir un cadre social ambitieux avec les équipes locales. L'une des caractéristiques de Transdev est d'être au plus près du terrain et de la réalité. C'est un des secrets de l'organisation. Toute la vie quotidienne est organisée localement, pas à Paris. Par exemple, dès qu'il manque un collaborateur, on trouve quelqu'un pour le remplacer », assure-t-il.