Les équipementiers auto français lancent un cri d’alarme contre le tsunami chinois
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Les équipementiers tricolores exigent des seuils de contenu local européen minima.
MJB/ZWO - REUTERS - PHIL NOBLE
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Les équipementiers tricolores exigent des seuils de contenu local européen minima.
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Alerte rouge sur l’automobile européenne. La balance commerciale de l’Union européenne avec la Chine pour les voitures neuves « est devenue négative (-2,3 milliards attendus cette année), alors qu'elle affichait un excédent de 15 milliards d'euros en 2022 », a martelé ce jeudi le Clifa (Comité de liaison des fournisseurs de l’automobile), qui rassemble les six organisations représentant les sous-traitants automobiles français. Mais le déficit commercial bilatéral est encore plus profond « pour les pièces automobiles (-3,4 milliards d'euros prévus en 2025 », soulignait le Comité, lors d’une table ronde avec la presse. Et s’il n’y avait que les importations.
Car on assite par ailleurs à « la multiplication d’implantations industrielles chinoises tournevis, sans exigences harmonisées de contenu local. D’ici à 2028, les capacités annoncées des constructeurs chinois en Europe atteindraient 1,1 million de véhicules par an avec sept projets d’usines confirmés », déplore le Clifa. D’autre part, « les acquisitions de fournisseurs européens par des acteurs étrangers s’accélèrent : 16 milliards de dollars d’actifs automobiles européens ont été ainsi rachetés par des entreprises chinoises ou américaines », indique le rapport.
L’addition de ces facteurs menace potentiellement « 30 à 50 % de la production à cinq ans ». « 76 000 suppressions de postes ont été annoncées depuis 2024 », rappelle Jean-Louis Pech, président de la FIEV (Fédération des équipementiers français).
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