FILE PHOTO: FILE PHOTO: The logo of Stellantis is seen during the Automotive Industry Day summit in Paris, France, November 4, 2025. REUTERS/Sarah Meyssonnier/File Photo/File Photo - FILE PHOTO: FILE PHOTO: French car lobby PFA summit in Paris -...
/FW1FP/Rashmi Aich - REUTERS - Sarah Meyssonnier
Le constructeur automobile a annoncé ce jeudi un bénéfice net de 377 millions d'euros au premier trimestre, moins qu'anticipé par le consensus d'analystes cités par Bloomberg. Son chiffre d’affaires a atteint 38,1 milliards d’euros, en hausse de 6 %.
Stellantis fait moins bien que prévu au premier trimestre. Le constructeur automobile Stellantis est redevenu bénéficiaire au premier trimestre, avec un bénéfice net de 377 millions d'euros contre une perte de 387 millions un an plus tôt, a annoncé le groupe jeudi. Mais c'est moins que les 387 millions de bénéfice anticipés par le consensus d'analystes cités par Bloomberg. Résultat, dans les premiers échanges, vers 9 h 15, le titre reculait de 8,75% à 6,06 euros.
Le chiffre d’affaires a atteint 38,1 milliards d’euros, en hausse de 6 %, indique tout de même le groupe italo-franco-américain, qui précise avoir « comblé les lacunes d’exécution » et « confirme ses perspectives financières pour 2026 ». « Les trois premiers mois de 2026 reflètent les premiers résultats des actions engagées pour ramener Stellantis sur une trajectoire de croissance durable et rentable », indique le PDG Antonio Filosa dans le communiqué.
Mais, bien que fortement réduits par rapport à l'hémorragie de trois milliards d'euros du premier trimestre 2025, ses free cash flow industriels sont restés dans le rouge, à hauteur de -1,9 milliard d'euros. « Les FCF ont également été plus négatifs que prévu », souligne Michael Foundoukidis, analyste chez Oddo-BHF, cité par Reuters.
Un plan stratégique dévoilé le 21 mai
Plusieurs analystes regrettent par ailleurs que le constructeur automobile franco-italo-américain n'ait pas relevé ses prévisions annuelles bien qu'il ait dépassé plusieurs fois le consensus, et qu'il n'anticipe pas de free cash flow positif avant 2027.
Après avoir passé des provisions colossales de 20 milliards d'euros en début d'années pour revoir de fond en comble sa stratégie industrielle, le groupe doit dévoiler le 21 mai un plan stratégique pour démontrer qu'il peut redresser la barre, alors que la concurrence chinoise pèse sur les marges de tous les constructeurs.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Michael Foundoukidis conserve « une attitude prudente avant la journée investisseurs prévue pour le 21 mai (...) La publication du T1 confirme dans son ensemble qu'il faudra du temps pour que le redressement se matérialise et peut doucher l'espoir d'un rebond accéléré. »
Les ventes en hausse en Amérique du Nord et en Europe
Le groupe aux 14 marques (Fiat, Opel, Peugeot, Citroën, Ram, Chrysler) a déjà pris quelques décisions stratégiques ce trimestre, dont l'arrêt programmé de la production de voitures dans son site historique de Poissy (région parisienne) et la suppression de 650 postes d'ingénieurs en Allemagne dans sa marque allemande Opel.
Par région, les ventes ont augmenté de 6% en volume en Amérique du Nord dont +4 % aux États-Unis, malgré un marché américain en baisse de 6%. Le chiffre d'affaires net dans la région a progressé de 11%, à 16,1 milliards d'euros pour un résultat opérationnel de 263 millions. Le groupe a réalisé une part de marché de 7,9% en Amérique du Nord tirée par sa marque Ram, dont les ventes aux États-Unis ont augmenté de 20%.
En Europe élargie (UE, Norvège, Royaume-Uni, Suisse), sur un marché en légère hausse, ses ventes ont augmenté de 5% en volume et, en incluant le groupe chinois Leapmotor, dont il distribue les modèles à l'international, la progression est de 8%, tirée par l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne. Sa part de marché a atteint 17,5 % et en incluant Leapmotor 18,1 %.
L'impact des droits de douane globalement neutre
En revanche, le chiffre d'affaires net en Europe élargie ne progresse que de 1 %, à 14,4 milliards, en raison d'une politique de baisse des prix, et le résultat opérationnel n'est que de 8 millions d'euros, pénalisé par des coûts de restructurations.
Les ventes sont en hausse de 1% en Amérique du Sud, stables au Moyen-Orient et en Afrique, mais en baisse de 4% en Asie-Pacifique, malgré un bond de 71% en Inde. Le résultat opérationnel est négatif en Asie-Pacifique. L'impact des droits de douane a été globalement neutre, avec un ajustement favorable d’environ 400 millions d’euros qui a compensé les coûts des droits de douane, indique le groupe sans autre détail.