Alstom se remet sur les rails

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Après l'échec commercial du groupe avec Eurostar, l'annonce d'un accord de coopération avec le gouvernement chinois dans le segment ferroviaire tombe à point nommé. Sans pour autant révolutionner son modèle économique.

Depuis le temps qu?Alstom vantait ses bonnes connaissances de l?Empire du milieu, le moment était venu, pour lui, de passer à la vitesse supérieure. C?est aujourd?hui chose faite et si l?on se fie au bond d?environ 4% du titre ce mardi, le marché apprécie. L?équipementier en infrastructures vient d?annoncer la signature d?un accord de coopération avec le ministère chinois des chemins de fer dans le but de se développer ensemble sur les marchés ferroviaires. Dans les faits, leur collaboration toucherait, selon les termes du communiqué, de "nombreux domaines clés du transport ferroviaire, notamment ceux du matériel roulant (intercités, trains à grande vitesse et locomotives) et de la signalisation (sur les lignes interurbaines et à grande vitesse) en s?appuyant sur leurs plates-formes de coopération existantes".

Pas un chiffre ou une précision sur les modalités et les enjeux financiers de ce nouveau partenariat n?ont, en revanche, été communiqués. Mais cela suffit visiblement aux investisseurs pour acheter la nouvelle à bon compte sachant que l?action accuse un repli de plus de 30% par rapport à ses niveaux de début janvier.

Plus qu?un réel signe de reprise économique durable, la hausse du jour traduit plutôt un soulagement de la part des investisseurs quant à la capacité d?Alstom à présenter de nouveaux projets de développement. Et cela après son échec commercial aussi retentissant que symbolique avec Eurostar qui a succombé à la solution proposée par l?allemand Siemens.

D?un point de vue fondamental, des zones d?ombres subsistent, notamment du côté de la demande en équipements neufs pour centrales thermiques, qui reste faible et représente près de la moitié de son activité. Ces incertitudes se répercutent sur la valorisation boursière d?Alstom qui s?échange à 50% en deçà de ses plus hauts annuels du 4 juin dernier. Pour mémoire, l?action s?est échangée jusqu?à un pic historique de 327,2 euros le 6 juillet 2001. Mais tout cela appartient désormais au passé et le groupe devra encore faire ses preuves pour s?inscrire dans une relation de confiance pérenne avec le marché.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2010 à 16:02 :
Bonjour,

Espérons qu' Alstom s'y prendra mieux que pour le contrat Eurostar, enfin si on en crois le rapport publié sur le site anglais Bailli:

http://www.bailii.org/cgi-bin/markup.cgi?doc=/ew/cases/EWHC/Ch/2010/2747.html&query=hc10c03303&method=boolean

Surtout le point 41 qui est assez explicite et publie un échange de mail entre
Laurent Baron le responsable département grande vitesse d'Alstom et Jérôme Wallut le directeur général Alstom transport France le 30 novembre 2009 :

"Ok pour faire le maximum. J'ai mal à comprendre pourquoi une offre à laquelle personne ne croyait il y a quelques semaines devient prioritaire. Nous demander maintenant d'être au niveau d'un Siemens qui lui ne s'est pas arrêté cet été est illusoire."
a écrit le 08/12/2010 à 10:53 :
Cet accord est très bon signe pour l'action Alstom et pour les actions que j'ai conservé pendant la tourmente.Certes ma perte est importante depuis Janvier, mais je ne désespère pas voir l'action s'envoler dans un temps assez proche.L'industrie à long terme pourrait devenir de la valeur sûre dans ce monde d'incertitude.
Réponse de le 08/12/2010 à 13:32 :
je suis bien d'accord avec vous seul l'industrie sur le long terme deviendra des valeurs tres positif (scheinders)

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