Le Forum de Davos s'ouvre : et si le monde appuyait sur “reset” ?

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« The reshaping of the world » (remodeler le monde). En 2014, les organisateurs du Forum économique mondial de Davos aimeraient bien pouvoir appuyer sur le bouton “réinitiatilisation”. Six ans après le début de la crise, un optimisme mesuré, raisonnable et sans illusion va souffler sur la petite station des Grisons suisses qui s’apprête à accueillir les 2.500 participants inscrits pour cette 44e édition.

Le conflit en Syrie, le changement climatique, la santé, mais aussi les interrogations sur la vigueur de la reprise économique seront au centre des débats du Forum économique mondial (WEF) qui ouvre ce mercredi en Suisse à Davos. Cette 44e édition du Forum, du 22 au 25 janvier, réunira comme chaque année le gotha de la politique et du monde des affaires dans cette petite station de ski huppée des Alpes.

Plus de quarante chefs d'État et de gouvernement seront présents à Davos, dont le Premier ministre australien Tony Abbott, qui assure la présidence du G20, la présidente du Brésil Dilma Rousseff (qui organise en juin la coupe du Monde de Football), le Premier Ministre japonais Shinzo Abe et son homologue britannique David Cameron.

La situation diplomatique du Proche-Orient discutée

L'événement coïncidera avec la Grande Histoire alors que les discussions commencent à Montreux, à l'autre bout de la Suisse, pour trouver une solution au conflit syrien dans le cadre de la réunion dite Genève II. Certains acteurs majeurs de la crise syrienne seront présents à Davos comme le président iranien Hassan Rohani, dont la participation aux négociations de Genève 2 est peu probable. La situation au Proche-Orient sera un des points forts de la partie diplomatique du Forum avec l'intervention d'un dirigeant de l'opposition syrienne, George Sabra. Autre invité de marque de la région, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu interviendra sur les perspectives économiques et politiques de l'Etat hébreu.

Comme chaque année, la très efficace armée suisse assurera la sécurité de la station de Davos, bouclée comme un camp militaire cette année encore plus que les autres.


Laurent Fabius, Pierre Moscovici et Fleur Pellerin comme ambassadeurs

Plus de 2.500 participants prendront part à l'Annual Meeting qui rassemblera des décideurs économiques, des lauréats du prix Nobel, mais aussi des chefs religieux, des représentants syndicaux et d'organisations non gouvernementales, qui pourront se croiser et échanger de manière très informelle dans les couloirs du forum.

Pour la France, Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, Pierre Moscovici (Economie et Finances) et Fleur Pellerin (PME et économie numérique) représenteront le gouvernement alors que François Hollande a une nouvelle fois décliné l'invitation. Mais d'après les rumeurs, ce pourrait être pour 2015, alors que Paris sera l'organisateur de la prochaine conférence sur le climat. Un changement climatique considéré comme l'un des dix principaux risques globaux et sur lequel s'exprimera à Davos Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies.



Les cadors de la tech au rendez-vous

La technologie sera aussi à l'honneur, des acteurs majeurs du secteur faisant le déplacement depuis la Silicon Valley comme la patronne de Yahoo! Marissa Meyer, ou encore celui de Google Eric Schmidt, présent mais qui n'est pas prévu au programme officiel.

La santé, enfin, notamment les progrès de la médecine connectée ou de la recherche sur le génome humain sera LE sujet référent de cette édition 2014, avec de nombreuses sessions et même un concours pour les participants, invités à tester leur (bonne) santé en portant des objets connectés dont les règles de la publicité nous interdisent de citer le nom ici…

 

Une plateforme de networking

Les entreprises françaises seront représentées par des habitués : Christophe de Margerie, le PDG du géant pétrolier français Total, organise un diner en présence du ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, autour de l'avenir de l'Europe. Il y aura aussi Christopher Viehbacher, le directeur général de Sanofi, Carlos Ghosn (Renault-Nissan), ou encore Maurice Levy, le président et directeur général de Publicis Groupe.

Fondé au lendemain de la rupture des accords de Bretton Woods en 1971, la force du Forum de Davos est de savoir se réinventer sans cesse. Cette belle mécanique bien huilée, toujours dirigée par son fondateur, le professeur Klaus Schwab, l'homme qui sans doute a serré la main au plus grand nombre de dirigeants mondiaux, ouvre sa 44 édition avec toujours la même ambition : offrir aux quelques 2500 participants, dont 1500 « business leaders » envoyés par les 1000 entreprises membres en provenance du monde entier, une plateforme de networking et d'échanges pour comprendre et si possible anticiper les tendances à venir.

 

Un nouveau départ

Le thème de l'année, choisi depuis l'été, "the reshaping of the world" (remodeler le monde) traduit l'optimisme mesuré qui souffle sur le monde avec une reprise économique en ordre dispersé, mais une reprise tout de même. Pour 2014, Klaus Schwab aimerait bien que les participants au Forum profitent de cette semaine de brainstorming au cœur des Grisons suisses pour " appuyer sur le bouton réinitialisation" a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à Genève la semaine dernière

"Reset", voilà le ton donné à cette édition 2014, comme si, six ans après la crise, le monde continuait de ne pas tourner rond et nécessitait un nouveau départ sur de meilleures bases. En 2012 et 2013, la crise de la zone euro et les séquelles de celle des subprimes restaient au centre des préoccupations. Le mot clef était alors "résilience", et l'enjeu était la capacité du monde à surmonter ses déséquilibres. L'entrée en 2014 montre un monde qui certes, a survécu au pire, mais, dont personne ne sait si au bout du tunnel dont il semble sortir, "il n'y a pas un autre tunnel à l'horizon", souligne Klaus Schwab…

 

Demandez le programme ! 

Quatre questions clef sont donc au menu du Forum de Davos cette année, qui reflètent l'apparition de nouvelles menaces globales.

-        Comment rendre la croissance plus inclusive, qui crée des emplois pour les jeunes ? Selon de récentes projections de l'Organisation internationale du Travail, le nombre des chômeurs pourrait encore exploser au niveau mondial et passer de 206 millions de personnes en 2014 à 215 millions en 2018. A l'image de François Hollande en France, le monde est loin d'avoir réussi à inverser la courbe du chômage.

-        Comment mieux maîtriser les effets disruptifs des innovations ? Si elle fait miroiter bien des espoirs d'activités nouvelles, au risque d'un renoncement à la vie privée, la révolution internet a dans certains secteurs traditionnels des conséquences négatives sur l'emploi. De nombreuses conférences y seront consacrées.

-        Comment répondre aux nouvelles attentes de la société civile ? Alors que la crise a érodé, voire ruiné la confiance des populations dans les élites et les gouvernants, dans le monde entier, les crises sociales font progresser le populisme, le protectionnisme et le nationalisme, ce qui est le contraire du credo de Davos, qui a toujours défendu les vertus d'un monde ouvert, mais régulé.

-        Comment se préparer à un monde peuplé de 9 milliards d'habitants ? L'accès aux ressources en eau potable sera l'un des thèmes clefs de cette édition, avec en guest star l'acteur Matt Damon, qui anime une initiative philanthropique intitulée Water.org qui aide les populations dans les pays en développement. Que les fans de U2 se rassure, le chanteur Bono, l'un des habitués de Davos, sera présent cette année encore…

 

 

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Commentaires
a écrit le 23/01/2014 à 8:56 :
Monsieur MABILLE, votre article qui sonne comme un ultime coup de semonce, n'est apparemment que le premier acte de votre retour sur Davos ! L'article "Le déclin de l'europe selon Davos', toujours de votre plume, va sans doute faire du bruit. J'en proifte pour exprimer mon désaccord à Marjorie (Total) qui considère que l'Europe devrait être considérée comme un pays émergent : je pense que la France - à tout le moins - a perdu 5 siècles de civilisation. Nous sommes revenus à la "période du Doute". Marjorie est donc trop gentil avec nous !!!
a écrit le 23/01/2014 à 8:55 :
Monsieur MABILLE, votre article qui sonne comme un ultime coup de semonce, n'est apparemment que le premier acte de votre retour sur Davos ! L'article "Le déclin de l'europe selon Davos', toujours de votre plume, va sans doute faire du bruit. J'en proifte pour exprimer mon désaccord à Marjorie (Total) qui considère que l'Europe devrait être considérée comme un pays émergent : je pense que la France - à tout le moins - a perdu 5 siècles de civilisation. Nous sommes revenus à la "période du Doute"...
a écrit le 22/01/2014 à 17:17 :
Un titre accrocheur pour un résultat attendu … tant il est vrai que l’ensemble des participant n’a qu’intérêt à conserver le Status Quo … « Davos : la montagne accouchera d’une souris » m’aurait, malheureusement, paru plus réaliste.
a écrit le 22/01/2014 à 9:03 :
A la réflexion c'est plutôt que le monde ne cesse d'appuyer sur "reset" en permanence, tant que personne ne comprends quel changement de paradygme opérer... C'est même devenu un mode de négociation pour se refiler la patate chaude...
Réponse de le 22/01/2014 à 12:28 :
Si l'on s'en tient au changement de paradigme => Voir Kuhn et la structure des révolution qui explique que finalement peu de gens en sont à l'origine... => Voir aussi Gustave Le Bon sur les mécanismes de propagation des idées. Accessoirement des Carl Rigers et consorts, et également les cybernéticiens ! Vous saurez tout (enfin à peu près...) sur les phénonènes de renversment des paradigmes
Réponse de le 22/01/2014 à 15:58 :
Et donc concrêtement ? A part une liste ressemblant à une recherche sur Google, vous avez une idée sur le sujet ?
Réponse de le 22/01/2014 à 16:26 :
Pour comprendre les auteurs cités (Kuhn et Le Bon), il faut les avoir lu ! Maintenant, pour ce qui est mon idée sur le renversement de paradigme, elle est à peu près celle de ses auteurs. L'idée part des élites, qui la diffuse par des tiers-sécants (tertius et autres, - ne me demandez de pas de vous expliquer, cherchez !). Elle se répand comme un virus (contagion, propagation, appropriation, détrounements, déformations, etc). Elle remonte aux élites qui prennent faits et cause et se réapproprie l'idée (ni vu ni connu). Dans le genre, on pourrait parler de la révolution française, de mai 1968, etc...
Réponse de le 22/01/2014 à 18:25 :
Cela me semble assez théorique et empirique. Aujourd'hui la connaissance est beaucoup plus vaste et diffuse qu'aux époques que vous citez. Je ne suis pas certain que toutes les idées partent des élites. Il est probable qu'il y ait des boucles de rétroaction. Toutefois aujourd'hui il y a une panne de la théorie économique. La modélisation économétrique est trop couteuse et trop complexe d'une part; et l'information économique est aussitôt utilisée par les acteurs économiques d'autre part. Si votre théorie est valable aujourd'hui, cela signifierait que les porteurs de projets de start-up qui réussissent ne pourraient pas exister. Leurs projets seraient repris par les élites. Les théories que vous citez semblent trop compatibles avec les théories du complot.
a écrit le 22/01/2014 à 3:38 :
Sachant d'une part que la croissance accroit les inégalités et que la décroissance ne résorbe pas ces mêmes inégalités, et que, d'autre part l'ordre du jour va être la croissance, que peut-on conclure sur les problèmes d'ingalités ?
a écrit le 22/01/2014 à 3:26 :
Votre titre "Le Forum de Davos s'ouvre : et si le monde appuyait sur “reset” ?" m'a paru très intéressant car il me semble qu'une telle idée a déjà circulé - et circule peut-être en ce moment - dans certains think-tanks et autres clubs de prospective... Merci
a écrit le 21/01/2014 à 21:59 :
On peut comprendre l'hésitation présidentielle française à aller pérorer dans ce gotha mondial . En 2.010, la France avait brillé en tonitruant contre la finance nocive, sans rien faire ensuite. Hollande avait tonitrué de même, mais au Bourget seulement seulement, sans rien faire ensuite. Alors, ????
Réponse de le 21/01/2014 à 23:18 :
La finance est utile et indispensable au monde, comme le reste. Ce qui est néfaste c'est le détournement d'outils et debiens communs et nécessaires pour tous au profit exclusif de quelques uns...
Réponse de le 22/01/2014 à 3:16 :
C'est pour éviter de sortir 3 lignes inutiles comme les vôtres que YoKiKon a précisé "la finance nocive"
Réponse de le 22/01/2014 à 6:25 :
Accoler 2 termes comme "finance nocive" revient à faire un amalgame qui conduit vite certains sans rigueur intellectuelle à rejeter avec suspicion toute l'activité financière. Vous faites mieux que moi avec une ligne et demi !
Réponse de le 22/01/2014 à 12:33 :
Ce terme de "finance nocive" que vous découvrez n'est pas nouveau ! Voir aussi "finance toqxique" et "finance des spéculateurs" [une liigne et demi !]
Réponse de le 22/01/2014 à 15:53 :
Je ne découvre pas, je trouve surtout que la communication facilité a multiplié les abus de langage. Aujourd'hui on est dans la surenchère des superlatifs et des expressions manichéenes qui font "choc"...on compare tout et n'importe quoi et on oppose sans aucune analyse ni argument.
Réponse de le 22/01/2014 à 16:15 :
Désolé Monsieur O ou 0, mais c'est encore une vue de l'esprit, lisez donc ne serait-ce que la littérature de la fin XIXème, début XXème, vous n'allez pas être décu ! Vous y trouverez moults néologismes, exagréations sur le déclin de l'éducation par exemple, et autres exotismes ! Quant à votre terme "expression manichéennes qui font choc", j'en connais deux : OUI et NON ! Cela date de quand selon vous ?
Réponse de le 22/01/2014 à 18:15 :
Justement ne pensez vous pas qu'il serait intéressant et plus constructif que vous commenciez à penser un peu par vous même pour produire vos propres "vues de l'esprit" ?
Réponse de le 22/01/2014 à 18:32 :
Je comprends bien que tout ce que je pourrais dire ne trouvera pas grace à vos yeux O'Tiste ou Ok peu importe...
Je vous laisse donc à vos certitude et une certaine suffisance...
a écrit le 21/01/2014 à 14:16 :
Se qui est remarquable dans la liste de risques systémiques mis en avant par le forum de Davos, c'est qu'elle évacue totalement le risque nucléaire. Alors que se dernier refait surface tout les 10 ans, qu'il à fait tomber l'URSS, qu'il plombe l'Ukraine et le Japon. Il m'est d'avis que la majorité des participants à se forum avait 20 ans en 1960 (époque où ça pouvait apparaitre comme un progrès) et sont toujours aux affaires.
Réponse de le 21/01/2014 à 18:36 :
Ils ont plus peur de perdre leurs positions dominantes ou leurs richesses, à court terme, par un monde qui bouge trop vite et de façon incontrôlable à cause d'Internet ...
Réponse de le 22/01/2014 à 3:18 :
"un monde qui bouge trop vite et de façon incontrôlable à cause d'Internet' => Encore une vue de l'esprit. Internet fonctionne à la vitesse de ceux qui détiennent les robinets ! Faut-il faire un dessin ?
Réponse de le 22/01/2014 à 6:31 :
Je ne sais pas avec quel cerveau vous vivez, mais ce qui a changé c'est que le monde n'est plus cloisonné comme du temps du mur de Berlin et a donc rétréci. Internt fonctionne globalement à la même vitesse pour tout le monde, ce à quoi votre propos n'ajoute rien.
Réponse de le 22/01/2014 à 16:29 :
"Internt fonctionne globalement à la même vitesse pour tout le monde" : Mais vous croyez franchement à ce que vous écrivez ?!
Réponse de le 22/01/2014 à 18:12 :
Peut-être qu'un lieu commun vous parlera mieux: Le soleil luit pour tout le monde non ?
Réponse de le 22/01/2014 à 20:41 :
Oui, et Socrate aurait un jour à Alexandre "ôte toi de mon soleil !" Cela vous parle aussi peut-être ?
Réponse de le 24/01/2014 à 6:46 :
Rassurez-vous, vous pouvez rester devant le soleil, l"épaisseur de l'esprit d'à propos (d'escalier avec le tonneau de Diogène?) combiné à des citations hasardeuses manquent singulièrement de...philosophie ! J'aime beaucoup Socrate et les porcs satisfaits !
a écrit le 21/01/2014 à 12:53 :
Avec une telle bande de menteurs vivant dans leur bulle, aucun n'osera admettre en face des autres l'Etat réel de son pays (a supposer qu'ils en aient réellement conscience) afin de traiter collectivement les problèmes réels. Résultat, personne n'aura une vision réelle du monde, et on va encore assister un beau festival d'autosatisfaction généralisée... comme d'hab. On fonce dans le mur, dans un concert de klaxons et de feux d'artifice...
a écrit le 21/01/2014 à 12:50 :
Mieux maîtriser les effets disruptifs des innovations ? C'est un contre sens: ce sont les effets disruptifs qui créent de la valeur et donc de la richesse, quand les conditions de mobilité sont présentes dans les sociétés. Ainsi on confonds "création de richesse" et "création d'emploi" ce qui inhibe toute pensée créative pour repenser l'expansion économique de nos sociétés...
Réponse de le 21/01/2014 à 16:06 :
Sauf erreur, je crois que lorsqu'on parle des "effets disruptifs" de l'innovation on fait référence à l'innovation destructrice de Schumpeter 1... Dans le prolongement de sa réflexion cet auteur seminal a pondéré sa première analyse (cf Schumpeter 2) qui retient néanmoins une période trransitoire durant laquelle il y a mutation dans la nature des emplois et donc une certaine forme de destruction ; c'est je crois ce que l'on peut appeler des moments disruptifs...
Réponse de le 21/01/2014 à 18:33 :
Innovation destructrice ou libératrice de ressources, on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein ! Le magasinier mis au chomage par l'innovation disruptive qui irait courir sur les circuits de F1 quelques années plus tard, ce n'est pas forcément à canaliser et à maîtriser ! Il vaut mieux faire confiance aux gens et créer de la fluidité dans les activités professionnelles...Combien de web-designers faisaient du dessin industriel ou travaillaient dans des entreprises de règles à calculer ? J'ignore, mais c'est l'idée...
Réponse de le 22/01/2014 à 3:21 :
"Innovation destructrice ou libératrice de ressources, on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein" => Là, c'est encore une vue de l'esprit mais ce changement de perspective est connu des scientifiques : cela s'appelle la théorie du prospect ! Encore un truc pour les pros de l'innovation....
Réponse de le 22/01/2014 à 3:33 :
"Le magasinier mis au chomage par l'innovation disruptive qui irait courir sur les circuits de F1 quelques années plus tard," [...] ".Combien de web-designers faisaient du dessin industriel ou travaillaient dans des entreprises de règles à calculer ?" [...]"Il vaut mieux faire confiance aux gens et créer de la fluidité dans les activités professionnelles" ==> C'est celà, c'est celà !
Réponse de le 22/01/2014 à 6:36 :
Pas convaincu ? Pensez-vous que le coût de main d''oeuvre unitaire en Chine aurait progressé aussi rapidement en 10 ans dans le monde de l'information de 1970 ? Nos économies auraient souffert bien plus longtemps des déséquilibres à pareille époque.
Réponse de le 22/01/2014 à 13:08 :
Vous mettez quoi en lien exatement ? l'avènement du Web avec l'augmentation du coût de main d'oeuvre du chinois moyen ?
Réponse de le 22/01/2014 à 15:50 :
Au cas particulier oui, plus généralement, à la baisse du coût de la diffusion de l'information. Toute allocation de richesse qui devient plus efficiente libère d'autant les autres facteurs ou ressources de production. Rest à savoir socialement si on paie des chômeurs ou si on les invite à s'instruire plus pour créer autre chose.
Réponse de le 22/01/2014 à 16:27 :
Vous avez sûrement raison !
a écrit le 21/01/2014 à 11:22 :
Réunion inutile et superfétatoire.
Sommes-nous obligés d'écouter les logorrhées chiatiques des élites auto-proclamées ?
Réponse de le 21/01/2014 à 12:36 :
"Sommes-nous obligés d'écouter les logorrhées chiatiques des élites auto-proclamées ? "

Il vaudrait mieux pour vous de les écouter... Ce sont eux qui modèlent votre vie et pas les "gaucho" en maillot de laine équitable et en sandales de cuir recyclé!

C'est peut être malheureux mais c'est une réalité!
Réponse de le 21/01/2014 à 13:33 :
Tant mieux pour vous si ces gens modèlent votre vie.
Moi, voyez-vous n'ayant nul besoin de mentor ni d'élites, il y a bien longtemps que je me suis pris en main par moi-même et que je prends mes propres décisions sans prêter attention aux chiens qui aboient.
Réponse de le 21/01/2014 à 19:12 :
@fatalitas: A moins que vous vous soyez installé sur une autre planète, vous subissez à longueur de journée les décisions des mentors et élites qui se retrouvent à Davos.

Le fait que vous vous en rendiez pas compte, vous rend peut-être le plus heureux des hommes, tant mieux pour vous, mais malheureusement vous avez une vision fausse de la réalité dans laquelle vous vivez:

Seriez-vous indépendant de l'Etat où vous vivez (les lois, les taxes et autres impôts ne vous concernent pas)?

Seriez-vous un non-utilisateur des mass media (comme les journaux, internet, télévision, radio, etc)?

N'êtes-vous pas dépendant de la société de consommation? (vous êtes très certainement un "chasseur-cueilleur" qui s'habille de peau de bête et de brindilles de roseau)

Parfois avant d'écrire des âneries, il serait de bon ton de réfléchir 2 secondes avant d'utiliser votre connexion internet et votre ordinateur fabriqué par de petits chinois dont le patron est parti à Davos pour refaire le monde
a écrit le 21/01/2014 à 10:41 :
Profitez bien de la fondue, des paillettes et des discussions sur les pauvres absents.
a écrit le 21/01/2014 à 10:23 :
Champagne!

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