L’immobilier de luxe va bien, merci, grâce à la hausse du nombre de riches

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Cette maison de 300 m² à Versailles s'est vendue en 10 jours pour 1,65 million d'euros.
Cette maison de 300 m² à Versailles s'est vendue en 10 jours pour 1,65 million d'euros. (Crédits : DR)
Le marché international de l’immobilier de luxe résidentiel se porte bien car il y a de plus en plus d’individus fortunés. En 2013, les villes de Miami et Londres ont été tout particulièrement recherchées par ce type d’investisseurs, alors que Paris l’a été un peu moins.

Depuis le début de la crise de 2008, le nombre de personnes riches dans le monde ne cesse de croître et l'immobilier de luxe résidentiel s'en porte bien.
Ainsi, les "High Net Worth individuals", définis comme ceux qui détiennent au moins 1 million de dollars pour l'investissement et au moins 3 millions pour les biens immobiliers et de consommation, sont…46 % de plus en 2013 qu'en 2008. Rien de bien surprenant pour Thibault de Saint-Vincent, directeur général du groupe Barnes, spécialiste de l'immobilier de luxe.

"En empruntant massivement à un taux proche de zéro depuis 2008, les Etats et les banques ont crée une masse monétaire considérable. Force est de constater que cet argent finit toujours en haut de l'échelle. Ce sont bien les postes clés dans les 500 premières sociétés mondiales (Apple, Microsoft, Coca Cola, Samsung, LVMH, Groupe Richemont, JP Morgan…) qui restent les premiers bénéficiaires de cette création monétaire", explique-t-il sobrement.

L'industrie du luxe n'est pas à la peine

Il ajoute que "dans une économie de marché ouverte, ces capitaux alimentent en masse et en dernier ressort la fortune déjà considérable des "Ultra High Net Worth individuals"", dont la valeur moyenne des actifs disponibles est supérieure à 30 millions de dollars. Résultat, si "beaucoup d'industries sont à la peine en France", "tout ce qui tourne autour du luxe" ne l'est pas, confirme Thibault de Saint-Vincent.
L'immobilier haut de gamme poursuit donc son envol. Situé dans les grands centres-villes, il fait figure de valeur refuge par excellence pour les investisseurs fortunés. "Même avec une reprise sur le marché des actions, on considère qu'il faut mettre une partie de son patrimoine financier dans l'immobilier de luxe", estime Thibault de Saint-Vincent.

Miami très dynamique en 2013

En 2013, le marché international de l'immobilier haut de gamme a en tout cas été marqué par le dynamisme de Miami. La ville Floridienne est remontée de la 6ème à la 4ème place du classement des villes les plus recherchées (derrière Londres, New York et Hong Kong).
Selon Barnes, les prix y ont crû jusqu'à 45% selon le type de bien en 2013, alors que les transactions ont bondi de 14,5% entre octobre 2012 et octobre 2013. "Le stock (hérité de la crise des subprimes ndlr) est quasiment absorbé", constate Barnes, qui ajoute que le potentiel de plus-value reste important à Miami (le prix moyen est 32% inférieur à celui de 2007).

L'autre ville qui a surpris dans le haut de gamme est Londres. "Les prix y ont pris 11% alors qu'on pensait avoir atteint des sommets", explique Thibault de Saint-Vincent. Le marché est ultra dynamique et le prix moyen au mètre carré pour les biens de qualité est désormais estimé à 17.737 euros !

Paris recule légèrement

Au contraire, le marché du haut de gamme à Paris ralentit légèrement. "On n'a jamais vu autant de biens de qualité en vente", estime le directeur général de Barnes, dont le stock à Paris a crû de 30% en 2013. Cette tendance est en partie due au fait que des parisiens fortunés ont quitté la France "à contrecœur", selon Thibault de Saint-Vincent.
Il cite l'exemple d'un client qui souhaitait rester en France et acheter une maison pour 6 millions d'euros... mais qui a été dissuadé par son conseiller fiscal qui l'a convaincu de partir.
Le directeur général de Barnes constate également que certains de ses clients partis à Bruxelles disent regretter la France et la qualité de son système de santé.

Au delà 2 millions d'euros le bien, le marché tourne donc au ralenti. Résultat au global, les prix stagnent, voire baissent. Ce qui fait dire à Thibault de Saint-Vincent que désormais, pour les plus fortunés, "investir à Paris, c'est donné !".

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Commentaires
a écrit le 09/01/2014 à 19:22 :
a cause du socialo communisme les tres riches ont quitté paris, est ca que la ville s en porte mieux?
Réponse de le 10/01/2014 à 20:27 :
Ressers-moi un verre de rouge opak.
a écrit le 09/01/2014 à 17:52 :
il faut que le nouveau proprietaires pense a de serieuses fermetures...le nuisible rode.
a écrit le 09/01/2014 à 15:42 :
Le titre laisse penser que l'immobilier de luxe "va bien, merci" en France. Il aurait été plus juste de titrer "l'immobilier de luxe va bien dans le monde sauf en France".
Réponse de le 09/01/2014 à 19:50 :
C'est exactement ce qu'on lit sur les autres sites...
a écrit le 09/01/2014 à 15:27 :
J'aimerais bien connaître le nombre de personnes ayant réellement exprimés cette opinion. Pour avoir habité à Bruxelles, il n'y a rien à envier à la France au niveau du système de santé. Peut être est ce une question d'âge ou de génération. Pour la mienne nous connaissaons une détérioration du régime alors que pour les anciens ils ont encore une idée un peu vieillotte du niveau et de la qualité des prestations.

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