• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsIntelligences Economiques

"Nous ne savons pas juger l'espionnage industriel !"

Laura Fort

Publié le 13 novembre 2012 à 16:41 - Mis à jour le 13 novembre 2012 à 16:50

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Le Club Med poursuit sa montée en gamme et veut atteindre les 100 villages « d'ici à 2035 »

  • 5

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 6

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
A la sortie du projet sur le secret des affaires en octobre 2011, Christian Harbulot, spécialiste de l'intelligence économique, confiait son irritation quant à la naïveté des politiques et de la société civile vis-à-vis des attaques que peuvent subir nos entreprises. Ses réactions restent toujours d'actualité. A l'Ecole de guerre économique, qu'il a fondée en 1997, il prône davantage de lucidité sur les rapports de forces qui régissent le monde.

La Tribune - Le projet d'Eric Besson sur le secret des affaires est-il crédible ?

Christian Harbulot - Cette démarche vise à combler une sorte de vide juridique et à rendre les entreprises moins vulnérables aux agressions informationnelles. Mais l'entreprise a le plus grand mal à faire état des attaques dont elle peut être l'objet devant une juridiction. Lors du procès de l'ancien salarié de Michelin, les juges considéraient que l'espionnage était une affaire militaire et non économique. Nous sommes dans un pays où la prise en compte de l'agression subie par une entreprise n'est pas perçue comme un problème à régler. Le monde administratif est la plupart du temps dans la position de Ponce Pilate: il s'en lave les mains ! Le citoyen est dans la position du naïf qui préfère ne pas savoir. Et l'entreprise doit se débrouiller avec ça ! En plus de cela, elle est souvent très mal informée des recours. D'autant plus qu'il est très difficile de faire état dans ces cas-là du préjudice réel que l'on a subi et de son coût.

Quel est l'objectif d'une étiquette Confidentiel entreprise ?

Là, le but est d'essayer de préciser un objet de délit, sachant qu'il ne faut pas se faire d'illusion. On a déjà modifié le Code pénal en 1992 en faisant apparaître la notion d'intérêts fondamentaux de la nation. Comme les magistrats ne sont absolument pas formés à la culture du risque et de la sanction par rapport à des agressions économiques, l'article en question n'a jamais été appliqué. Le vrai problème est là. Nous n'avons jamais eu en France, excepté en temps de guerre, des sanctions à la hauteur des dégâts causés par des actions d'espionnage. On ne sait pas juger l'espionnage en France ! Il existe une carence totale de patriotisme dans l'appareil judiciaire et dans la société civile.

Pourquoi les entreprises subissent-elles encore autant de cyber-attaques ?

Je crois que nous sommes dans un système hypocrite. Le pouvoir administratif essaie tant bien que mal de s'organiser pour répondre à ces cyberattaques. Une agence a été crée, l'ANSSI (agence nationale pour la sécurité des systèmes d'information), mais elle est microscopique par rapport au problème posé. En Allemagne par exemple, 70% des entreprises ne sont pas couvertes par une surveillance ou une sensibilisation. Les Allemands ont donc cré un consortium public/privé et ils essaient aujourd'hui d'initier une démarche de recherche pour concevoir une réponse adaptée. J'estime que ce type de démarche est très intéressante et beaucoup plus pertinente que se cacher derrière son petit doigt en disant que l'on a cré une agence et que cela suffit. L'administration française n'aura jamais les moyens de travailler sérieusement pour la multitude de cas que représente le monde de l'entreprise sur la question de la sécurité informatique.

Quelle est la menace la plus forte sur la sécurité informatique ?

Le problème consiste aujourd'hui dans la nécessité d'avoir une lecture réaliste et précise du danger. Il faut d'abord avoir une réflexion stratégique qui part du constat que la société de l'information est une ère de conflits aussi importante que le monde réel. Soyons concrets : je n'ai rien contre Google, mais laisser Google aller partout, est-ce que c'est sérieux ? Une des stratégies les plus évidentes et les plus subtiles que l'on pourrait développer, c'est de devenir un élément tellement visible dans le décor, que l'on n'y porte plus attention. Et si l'on pense que nous n'avons rien à craindre parce que ce sont les Etats-Unis, il vaut mieux arrêter de dépenser de l'argent pour la sécurité informatique. Je ne suis pas sûr que les virus et le hacking constituent la menace la plus importante. Par contre, tant qu'on ne m'aura pas démontré que Google n'a généré aucune source de danger dans notre système d'information d'entreprise, je douterai. Et personnellement, je serai très curieux que quelqu'un de l'ANSSI vienne me faire cette démonstration !

Les Américains veulent-ils la mort de l'euro ?

Les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre de voir l'Europe prendre une importance économique plus forte que la leur. Je fais partie des gens qui s'interrogent sur la déstabilisation de l'euro. Les Etats-Unis n'arrivent pas à faire face à la Chine et ne veulent pas se battre sur deux fronts. Ils ne peuvent pas avoir l'Europe dans leur dos comme menace avec un euro qui peut, petit à petit, évincer le dollar. Les Etats-Unis ont énormément d'intérêt à faire en sorte que leur seul adversaire soit la Chine, et qu'il n'y en ait pas d'autre. J'en conclus personnellement que dans le monde actuel, sur le plan économique, les Etats-Unis ne sont plus des alliés, et qu'il va falloir prendre en compte de manière stratégique cette information.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le problème de la Grèce est-il étranger à ces considérations-là ?

Non. D'ailleurs, je trouve très intéressant que l'on attaque la Grèce, et que l'on ne dise strictement rien sur la Roumanie et sur les autres pays de l'Est qui ont intégré l'Union européenne. Leur économie est d'une fragilité aussi importante que celle des pays d'Europe du Sud. La raison est très simple : les Etats-Unis ont une stratégie géopolitique par rapport à la Russie, qui consiste à grignoter l'ex empire soviétique, et ils ne peuvent pas se permettre de fragiliser cette partie de l'Europe. Ils concentrent donc le feu sur l'Europe du Sud. Alors que n'importe quel économiste un peu lucide et réaliste qui mettrait le projecteur sur la Roumanie, ferait exactement le même constat que pour la Grèce. Or, bizarrement, pas un mot là-dessus. On rêve ! Nous sommes au XXIème siècle, avec soi-disant des moyens d'information ultradéveloppés et nous sommes au niveau le plus limitatif de la lecture du phénomène !

Pourquoi justement les économistes ne relèvent pas ?

Il faut regarder où les économistes ont travaillé, qui les a nourris. Pour tout économiste, à part Maurice Allais qui s'aventure sur ce terrain-là, quel est son devenir en terme de carrière ? Et quel est son rapport avec des élites qui ne peuvent pas prendre position sur ces questions ? Sortir du rang, c'est encourir le risque de la marginalisation.

Comment l'information doit-elle être gérée dans le domaine du nucléaire ?

Avant de parler de communication, c'est d'abord un problème d'organisation. La finalité du nucléaire, c'est d'avoir un système dans lequel la protection de la société est aussi importante que la production même d'électricité. Il est impossible d'accorder la moindre confiance à un système privé pour aboutir à un tel résultat. Une fois de plus, il faut être lucide. Un système nucléaire doit être consolidé par une surveillance et un mode d'organisation dominé par les pouvoirs publics, car c'est d'abord un enjeu de territoire et de protection des populations. Et le plus grand danger dans le nucléaire, c'est la systématisation de la sous-traitance. Donc, laisser le nucléaire au privé, c'est une hérésie ! On voit bien, d'ailleurs, que la grande défaillance du système japonais, c'est justement l'incapacité de l'Etat japonais à conserver un système coercitif d'encadrement des opérateurs privés, ne serait-ce que pour faire face à l'usure des pièces par exemple.

La Russie est-elle une menace aussi forte que la Chine concernant les transferts de technologie ?

La Russie n'est pas une menace aussi forte que la Chine, pour la bonne raison qu'elle n'arrive pas à devenir une puissance économique. Sortie de l'ère soviétique, la Russie n'arrive pas à rentrer dans une logique de puissance économique, malgré des élites plutôt bien éduquées. C'est n'est pas de matière grise dont manque la Russie, c'est réellement de capacité à créer une infrastructure économique compétitive. Les quelques oligarques ou clans néo-mafieux qui dépensent leur argent sur la Côte d'Azur, c'est l'arbre qui cache la forêt, c'est le décor de Catherine II de Russie ! Le danger est donc très relatif.

Et la Chine ?

La Chine représente pour nous un marché de consommateurs énorme et une capacité d'exportation phénoménale. Cette vision, qui est celle de nombreux chefs d'entreprises français, est complètement erronée. La Chine ne fonctionne pas comme nous. Elle a compris que c'est par l'économie qu'il fallait rentrer dans le jeu des puissances. Pour cela, elle ne respecte en rien les lois du marché telles que nous les connaissons. Son objectif n'est pas d'améliorer le niveau de vie de sa population, c'est d'avoir une place déterminante sur l'échiquier mondial en termes d'industrie, que les autres pays s'affaiblissent le plus possible et deviennent dépendants de sa production. Il n'y aura donc aucun cadeau à attendre des Chinois.

Sur quel sujet en particulier allez-vous sensibiliser la dernière promotion d'étudiants ?

À lire également

  • Pacte de compétitivité: "La copie est hors sujet sur la place de la France dans le monde"
  • Les nouvelles frontières de l'intelligence économique
  • Secret des affaires : l'espionnage, c'est le vol!
  • L'intelligence économique doit entrer au gouvernement

La priorité absolue aujourd'hui est d'identifier la manière de créer de la richesse dans l'économie française. Il faut porter un regard acéré sur tout ce qui peut exister de positif et de constructif pour faire fonctionner les forces qui, en France, ont la capacité d'être compétitives et de relocaliser de l'emploi et de l'activité. Il y a un chantier qui me semble essentiel à cet égard et visiblement, le politique n'en mesure pas l'intérêt, c'est par exemple les réseaux électriques intelligents. L'installation en France du compteur Linky, permet de donner enfin un sens stratégique à l'industrie de proximité non délocalisable.

Laura Fort

Sur le même sujet

Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats