• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsLa Tribune des Européennes 2014

François Hollande "veut" une Europe qu'il a renoncé à construire

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 09 mai 2014 à 07:19 - Mis à jour le 09 mai 2014 à 09:53

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

  • 6

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le chef de l'Etat est entré dans la campagne des Européennes ce 8 mai avec une tribune dans Le Monde. Mais ses arguments sont bien faibles.

François Hollande a donc décidé d'entrer dans la campagne des Européennes avec une tribune dans Le Monde. Passons sur l'efficacité contestable de la méthode et sur les effets attendus de cette entrée en lice du président de la république le plus impopulaire de la 5ème république, l'essentiel est  de s'interroger sur « l'Europe que veut » le chef de l'Etat, pour reprendre le titre de cette tribune (« l'Europe que je veux »).

Une tribune « défensive »

Première remarque : la définition de cette Europe voulue occupe une part fort modeste dans le texte de l'hôte de l'Elysée. Seules deux demi-colonnes y sont consacrées, le reste est réservé aux traditionnels arguments anti-eurosceptiques (« l'Europe, c'est la paix ») qui, il faut bien le reconnaître, aurait pu être laissés à la charge du premier militant venu. Ceci en dit assez sur la vraie stratégie de l'Elysée et du PS : c'est une stratégie défensive, visant surtout à repousser l'euroscepticisme comme un « mal absolu » plutôt qu'une vraie stratégie offensive, visant à promouvoir une vision « positive » de l'Europe.

Ce que veut François Hollande

Car, si l'on en vient précisément à l'Europe « que veut » François Hollande, on est bien plus dans la rhétorique que dans le réalisme. François Hollande veut une Europe qui, «  à partir de la zone euro redonne de la force à l'économie, met fin à l'austérité aveugle, encadre la finance avec la supervision des banques, fait de son grand marché un atout dans la mondialisation et défend sa monnaie contre les mouvements irrationnels. » Vaste projet dans lequel on sent pointer quelques réminiscences du fameux discours du Bourget (celui de « mon adversaire, c'est la finance »), mais qui semble en réalité à des lieus de l'Europe qui est effectivement en construction.

Redonner de la force à l'économie ?

On peut évidemment considérer que la politique menée en zone euro qui vise à améliorer la compétitivité externe de tous les pays de la zone euro vise à « redonner de la force à son économie. » C'est une vision respectable, mais il ne faut pas oublier que cette politique commence par un affaiblissement économique. Les pays qui ont connu les politiques de dévaluation interne le savent bien. Et il faut bien admettre que, malgré la légère reprise de l'économie de la zone euro, les forces acquises par cette politique peinent encore à convaincre réellement. En réalité, l'économie de la zone euro, si on exclut l'Allemagne, n'est pas « plus forte » qu'avant 2010. Bien au contraire. Lorsqu'un pays a connu un recul de son PIB de 23 % comme la Grèce, il est certain qu'une stabilisation finit par se produire, mais regagner le terrain perdu est une tâche ardue.

Encadrer la finance ?

« L'encadrement de la finance » par l'UE ferait plutôt sourire dans la bouche de n'importe qui d'autre que celui qui, après avoir renoncé à une vraie loi de séparation des activités bancaires en France a promis d'enterrer le projet un peu plus ambitieux de Michel Barnier sur le sujet. Chacun sait que l'union bancaire n'évite pas « tout risque pour les épargnants et les contribuables » comme le prétend plus loin dans cette tribune le chef de l'Etat. Il est même pris là en flagrant délit de mensonge puisque les épargnants de plus de 100.000 euros seront mis à contribution et que, en cas de crise grave, on sait que les 55 milliards d'euros du fonds de résolution unique bancaire seront insuffisants et qu'il faudra alors réclamer la garantie des contribuables. Chacun sait aussi que la taxe sur les transactions financières adoptées cette semaine est inefficace et indolore et qu'elle ne gênera guère dans la réalité la finance mondiale. La réalité de ce qu'a fait François Hollande au Conseil européen est donc l'exact opposé de ce qu'il prétend vouloir.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Défense contre la mondialisation ?

Le renforcement du marché unique pour faire face à la mondialisation semble surtout une figure de rhétorique creuse puisque l'on ne voit guère de renforcement des entreprises de la zone euro, là encore Allemagne exceptée, sur les marchés internationaux depuis des années. Bien au contraire, les entreprises des pays frappés par l'austérité ont souffert, l'Italie est dans ce domaine un bon exemple. La France, qui cumule les déficits commerciaux, aurait bien du mal à apparaître ici comme un exemple contraire…

La fin de « l'austérité aveugle » ?

Mais, François Hollande prétend aussi en finir avec « l'austérité aveugle. » Là encore, il est difficile à croire. Le plan Valls qui a cherché 50 milliards d'économies par des gels quasi généraux des rémunérations des fonctionnaires et des retraités semble contredire ce vœu. Mais la poursuite des politiques d'austérité en Grèce, au Portugal, en Espagne, aux Pays-Bas semble devoir encore affaiblir cet argument. En réalité, les institutions européennes mises en place avec le Semestre européen, le TwoPack, le Six Pack et le pacte budgétaire rendent peu crédible cette volonté.

Tout comme cette volonté affichée par le chef de l'Etat de voir naître « une Europe qui investit grâce à de nouveaux projets. » Ces fameux Project Bonds, promus avec le non moins fameux « pacte de croissance » lors du conseil européen de juin 2012, sont restés lettre morte. L'Europe s'est montrée incapable de les mettre en place, tout comme la Banque européenne d'investissement, la BEI, dirigée par un libéral allemand et obsédée par sa notation par les agences, a été incapable de soutenir la conjoncture européenne. La vérité, c'est que la gouvernance de la zone euro échappe au politique et est fondée sur une vision unilatérale de l'économie : l'amélioration de la compétitivité externe par la compression de la demande interne. Cette gouvernance ne laisse pas la place à une politique de relance qui la freine. C'est pourquoi l'Allemagne, fidèle à sa logique, a toujours refusé ces projets. François Hollande, qui a exigé que la France vote le pacte budgétaire et n'a pas imposé de véritable et concret volet de croissance à ce pacte comme il l'avait explicitement promis, a participé à la mise en place de cette architecture.

Défendre l'euro contre l'irrationalité ?

Sur le plan monétaire, le chef de l'Etat se paie de mots. La zone euro « défendrait-elle sa monnaie contre les mouvements irrationnels » ? Mais de quels « mouvements irrationnels » parle-t-il ? L'euro est fort parce qu'il doit l'être. Parce que la politique de compétitivité externe renforce la demande et la rareté de l'euro. Il n'y a là rien d'irrationnel. L'euro n'est pas victime de hedge funds avides, mais des conséquences de la politique soutenue par François Hollande. Et si la BCE ne fait rien, c'est aussi parce qu'elle ne peut guère lutter efficacement contre les effets de cette politique. En ce domaine, l'irrationalité réside d'abord dans les politiques menées.

La fin de la concurrence fiscale et sociale ?

Enfin, François Hollande « veut » une Europe qui mette fin à la « concurrence sociale et fiscale. » Rendons justice à ce fait que, depuis 2008, la lutte contre les paradis fiscaux s'est intensifiée et que l'UE et le couple franco-allemand n'y est pas pour rien. La Suisse, le Luxembourg, Singapour et l'Autriche sont revenus sur leurs secrets bancaires. Mais évidemment les effets réels de cette politique restent encore à prouver. En revanche, au sein de la zone euro, les pays sont en concurrence sociale et fiscale les uns avec les autres et la crise a renforcé cette concurrence. Pressés par la commission et par les politiques d'austérité menées par leurs « partenaires », les pays de la zone euro entendent toujours plus réduire la charge pesant sur les entreprises, tant sur le plan fiscal que sur le plan social, pour « améliorer leur compétitivité. » Ce sont les fameuses « réformes structurelles » qui en appellent toujours d'autres, puisque les « partenaires » répondent par d'autres baisses du coût du travail. Cette concurrence sociale et fiscale, loin de disparaître est là aussi un des moteurs de la zone euro de l'après-crise. Là encore, François Hollande veut une Europe qu'il n'a pas défendue dans les faits. Le plan Valls a même marqué l'entrée de la France dans cette logique.

Un président aux abois

À lire également

  • La BCE, toujours confrontée à sa schizophrénie, devrait encore choisir l'attente
  • "Le niveau de l'euro représente une inquiétude sérieuse pour la BCE" (M.Draghi)
  • Europe : Manuel Valls relance la machine infernale
  • Encore 3 ans pour Hollande : le retournement, c'est maintenant ?

Sur le plan économique, il faut donc reconnaître que les arguments de François Hollande sont fort contestables. Ils sont souvent mensongers. En réalité, il existe un gouffre béant entre l'Europe « que veut » le président de la République et celle qu'il a contribuée à mettre en œuvre. On comprend mieux alors pourquoi l'essentiel de cette tribune dans le Monde est « défensive. » Avec de tels arguments, il ne reste plus à François Hollande qu'a utiliser l'arme qu'il condamne lui-même chez ses adversaires eurosceptiques : celle de la peur du déclin, de la guerre, de l'inconnu. Qu'un chef de l'Etat en soit réduit à ces méthodes en dit long sur son impuissance réel au sein de l'Europe.

Romaric Godin

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »