Europe : Manuel Valls relance la machine infernale

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Manuel Valls a lancé la France dans une dévaluation compétitive interne fort risquée
Manuel Valls a lancé la France dans une dévaluation compétitive interne fort risquée (Crédits : reuters.com)
Avec son plan, le gouvernement français a tenté une dévaluation interne d'envergure. Une tentative qui est risquée pour toute l'Europe.

L'obsession du saint Graal européen des 3 % du PIB de déficit budgétaire le fait un peu oublier, mais les mesures annoncées par Manuel Valls mercredi 16 avril ne sont pas que de simples mesures de consolidation budgétaire. Du reste, l'annonce que Bruxelles était prête à accorder quelque délai le prouve. Paris a voulu en réalité franchir une nouvelle étape dans une politique économique entamée en 2011 et qui désormais s'accélère. La logique de cette politique est la suivante : libérer des capacités budgétaires pour « améliorer la compétitivité externe » du pays par une baisse des charges. Une logique nettement plus franche que celle des précédentes, notamment celle du CICE puisque les marges budgétaires se font non pas sur un alourdissement de la fiscalité qui rendait de fait le CICE moins performant, mais sur la baisse des dépenses publiques. C'est donc clairement une accélération dans cette stratégie qu'il faut bien qualifier de « dévaluation interne. »

La nécessité de la dévaluation interne

En réalité, le gouvernement français n'avait guère le choix. Incapable d'utiliser l'arme budgétaire pour relancer la croissance, Paris ne peut pas davantage jouer sur l'arme monétaire qui est entre les mains de la BCE. Du reste, même si l'euro baissait, cette baisse ne jouerait que sur 45 % des exportations françaises et ne permettrait pas de combler l'écart de compétitivité hors coût qui sépare la France de l'Allemagne puisque les deux pays ont la même monnaie. On peut même imaginer que la baisse des prix des produits allemands à l'export dans la foulée de la baisse de l'euro  entraîne un effet de fuite depuis les produits concurrents français jugés moins attractifs. Bref, même en cas de baisse de l'euro (ce qui est loin d'être acquis), il faudra, puisque l'euro « gèle » les écarts entre la France et les pays de la zone euro, acquérir un avantage coût supplémentaire pour « faire la différence. » D'autant que le renchérissement des importations obligera à faire porter l'effort sur les autres coûts de production. Voilà pourquoi la dévaluation interne est inévitable.

Une politique efficace pour la France ?

L'ennui, c'est que cette voie semble bien peu adaptée à son économie. Davantage désindustrialisée que l'Espagne et l'Italie, la France aura bien plus de mal à « profiter » de l'effet positif de l'amélioration de sa compétitivité externe, alors que la pression sur la demande interne jouera très nettement de façon négative. Le cas des exemples de 2010-2011 est frappant : l'Irlande, très fortement industrialisée a ainsi retrouvé beaucoup plus rapidement la croissance que la Grèce, peu industrialisée et peu tournée vers l'exportation. La facture sociale et économique est très différente dans les deux cas. Bref, cette stratégie de simple amélioration de la compétitivité coût ne semble pas la plus adaptée à la France. Si l'on en voulait une preuve, on pourrait observer le coût moyen horaire du travail dans l'industrie manufacturière. Selon Eurostat, ce coût, entre 2010 et 2013 a progressé de 6,7 %, contre 8,9 % en Italie et 9,9 % en Allemagne. Et pourtant, ce ne sont pas les exportations qui ont maintenu l'économie française hors de l'eau durant cette période. 

Course à l'échalote européenne

Mais, pourtant, la France est aujourd'hui encore menacée d'être décrochée en termes de compétitivité coûts. L'état des prix à la production en zone euro est fort inquiétant. Certes, en février, les prix à la production industrielle ont reculé de 0,1 % sur un an, mais c'est très insuffisant au regard des principaux concurrents européens. En Allemagne, le recul est de 0,9 %, en Italie de 1,4 %, en Espagne de 2,7 % ! La France est donc menacée d'être débordée sur ses coûts de production. Voilà pourquoi aussi le gouvernement Valls a décidé d'accélérer et de se lancer dans une dévaluation interne. Mais cette logique est redoutable, il faut faire baisser les prix plus vite que nos « partenaires » au risque d'entraîner le reste de l'économie intérieure dans cette logique et de provoquer la déflation. Car, dans cette lutte à la baisse des prix, l'investissement a peu de chance de repartir et la baisse des charges risquent de ne pas suffire. Il faudra encore baisser les coûts en licenciant et pressant les salaires. Et donc transmettre cette baisse des prix à une économie intérieure déjà comprimée par la consolidation budgétaire. D'autant que, on l'imagine bien, si la France commence à rattraper son retard, nos partenaires ne manqueront pas de réagir, notamment l'Italie et l'Espagne qui disposent de produits en concurrence directe avec les produits français.

Le retour des dévaluations compétitives… en pire !

Cela ne vous rappelle rien ? Mais si, bien entendu ! C'est la même logique que celle des dévaluations compétitives des années 1970-90. Celles dont l'euro était censé nous prémunir pour le restant de nos jours. Et ces dévaluations internes sont tout aussi dangereuses que les dévaluations externes, car elles produisent potentiellement de la déflation. Un phénomène dont il est très difficile de sortir. D'autant qu'elle est alimentée par la compétition interne à la zone euro et que l'arme budgétaire est inexploitable (souvenez-vous du pacte budgétaire et de sa « règle d'or »). Certes, il peut y avoir des effets positifs, notamment sur les investissements étrangers. Mais ce sera un phénomène lent (là aussi la concurrence va jouer à plein) et pour réindustrialiser la France, il faudra beaucoup de temps et une baisse très marquée du coût de production. 

La BCE face à sa propre impuissance

La route sur laquelle Manuel Valls vient de faire accélérer la France est donc une route sinueuse et extrêmement dangereuse. Certains estiment que le contre-feu de la BCE pourrait venir apaiser ce danger. Sans doute en partie, mais il ne règlera pas la question de la compétitivité interne à la zone euro et la nécessité de baisser les prix. Face à une telle machine infernale, Mario Draghi devra choisir un outil efficace pour agir non seulement sur l'euro, mais aussi, et puissamment, sur l'investissement. Il n'est pas certain qu'il en ait à sa disposition et l'on a vu que l'effet au final risque d'être peu probant. Et pendant ce temps-là, les dégâts sur les sociétés européennes de cette politique de contraction de la demande interne continueront de saper les systèmes politiques, rajoutant du risque au risque. Plus que jamais, l'Europe doit réagir face à cette logique. Mais le peut-elle ?

 

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a écrit le 09/05/2014 à 12:38 :
En réalité, même le prix d'une coupe de cheveux se retrouve dans les prix à l'exportation.
La solution ?
Diviser tous les revenus par 10.
Nous serons ainsi compétitif même par rapport aux Chinois !
a écrit le 24/04/2014 à 15:56 :
ben oui, mais tout ca il aurait fallu y penser avant... surtout puisque c'etait previsible... et prévu!

en tout cas, le schema de bulle speculative suivie de dévaluation interne a la suite de la mise en place de la monnaie unique avait été décrite par Bernard Connolly. Connolly travaillait en temps qu'economiste pour la commission. Il a d'ailleurs été viré et poursuivi par Delors pour son analyse des implications de la monnaie unique.
a écrit le 22/04/2014 à 11:07 :
Votre article laisse sceptique.
On ne peut estimer sans non-sens qu'une politique est inévitable et inadaptée. Sil elle est inévitable, c'est parce qu'elle est nécessaire, et donc a fortiori adaptée. Ce qui ne veut évidemment pas dire qu'elle est suffisante.
En réalité, ce ne sont pas les charges sociales sur les bas salaires qu'il faut alléger (la production de valeur par du travail non qualifié est très relative) mais sur le salaire médian, afin de ne pas niveler vers le bas les salaires.
Par ailleurs, il serait beaucoup plus judicieux de concentrer tous les efforts sur certains métiers : marketing, commerciaux expatriés. Il nous faut de nouveaux marchés, de nouveaux positionnements produits, de la réflexion, plutôt que des livreurs de pizzas.
a écrit le 21/04/2014 à 9:13 :
La première mesure qu'à pris valls c'est de changer de voiture pour une plus grosse, il faudra un chausse pieds pour le sortir. Après il fait la une des quotidiens, une fois avec sa femme ensuite ce fut sa sœur, on ne connaît pas encore son chien c'est pour la semaine prochaine. Mange t'il de la paella ça reste encore un mystère.
a écrit le 20/04/2014 à 11:10 :
LA T V A SOCIAL POUR FINANCEE LE MEME REVENUE AU CHOMEURS ET AUX RETAITES ? C EST UNE IDEES INTERESSENTE A MEDITE ???
a écrit le 20/04/2014 à 10:33 :
L'Europe a été construite pour nous livrer pieds et poings lié à la mondialisation. La France n'a plus aucune marge de manoeuvre pour réagir face à la destruction de notre société. La seule possibilité que nous ayons est de couler le système en entier, car si la France ne refait pas surface, c'est l'europe qui sombre avec, puis la mondialisation dans son sillage. C'est pourquoi je n’achètes maintenant que des produits étrangers hors europe : c'est la seule arme dont nous disposons dans cette lutte asymétrique contre notre asservissement à la mondialisation.
Réponse de le 21/04/2014 à 10:39 :
Mourrons tous, pour mieux renaitre.....!!!!!trop fort comme logique.
Réponse de le 23/04/2014 à 11:14 :
On est déjà mort de toute manière... Il faut une rupture forte pour qu'un changement soit possible.
a écrit le 19/04/2014 à 16:57 :
Désolé: cela fait longtemps que je n'avais pas lu un article aussi peu clair. Et pourtant, ce ne sont pas les âneries qui manquent.
Réponse de le 21/04/2014 à 8:58 :
Vous auriez écrit quoi vous pour éclairé notre lanterne.
a écrit le 19/04/2014 à 11:52 :
pas assez d aide a l investissement ? trop de charges? ils vendent leurs produits trops chers? LES actionnaires et les banques sont trop gourmand? monaies trop fortes l euros trop fort matières prmieres trop cher, bref beaucoup de chosses a annalissez pour s en sortir sans degat, mais s en prendre aux plus pauvres c est dangereux pour n inporte qu el pouvoir,,???
a écrit le 19/04/2014 à 10:12 :
Les mesurettes annoncees ne sont rien et je doute de leur efficacite.
Tant qu'on ne se serra pas attaque aux privileges dont font partie les regimes speciaux et meme la retraite du publique, on aura rien fait. Et que dire des jours de carence.
a écrit le 18/04/2014 à 21:34 :
Valls prendra des mesures dont les résultats bénéficieront à la droite en 2017. C'est le copier coller de ce qui est arrivé en Allemagne.....Un socialiste à pris des décisions impopulaires mais avec des bons résultats et c'est la droite Merkel qui en profite....
Réponse de le 19/04/2014 à 4:58 :
On s'en fout, nous sommes tous français. Les partis sont un clivage imbécile. Quiconque entreprend des réformes courageuses doit être soutenu. Droite. Gauche n'a de sens que si on entame un débat de fond sur la société, mais ce débat n'a pas eu lieu, parce que l'on résonne partis...pris, on se place au niveau de supporters d'équipes de foot! Si la démocratie mène à cela, il n'a pas à critiquer d'autres grands pays !
Réponse de le 19/04/2014 à 10:09 :
si la doite avait pris le 1/4 des mesures de VALLS, les syndicats seraient déjà dans la rue et le pays serait bloqué.C'est une bonne chose que les français se rendent compte que la gauche est obligée d'appliquer des mesures impopulaires mais obligatoires pour relever le pays qui vit au dessus de ses moyens depuis 1981
Réponse de le 19/04/2014 à 10:14 :
+1
Réponse de le 21/04/2014 à 9:00 :
Faites un don à l'état au lieu de donner des leçons aux autres. Valls attend votre chèque.
Réponse de le 21/04/2014 à 11:28 :
Bien envoyé !!
a écrit le 18/04/2014 à 20:23 :
ce qu'il a lancé est déjà une grande avancée que la droite n'a même pas amorcé, mais il est bridé par hollande qui a fait de l'affichage tout en plaçant ses hollandais pour contraindre valls à faire le minimum ; il va falloir qu'il s'impose car il faut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin. Le potentiel de baisse de dépenses improductives est aux alentour de 200 milliards, de quoi rapidement autofinancer une reprise rapide
Réponse de le 21/04/2014 à 8:54 :
Demain, si toutefois vous travaillez, votre patron vous attend pour vous diminuez votre salaire de 30%. C'est moins facile quand l'effort s'adresse à vous.
Réponse de le 21/04/2014 à 11:34 :
que les politiques fassent des efforts aussi! MAIS, les sacrifices, comme toujours ne s'adressent pas à eux! pour eux, les primes (comme celle partagée, alors que l'on est "soi disant en crise" !juste avant la venue de Valls!), celles de chauffage 4000 eur/ tête de pipe au gouvernement (par mois, l'hiver), les bons et beaux avantages, les gras émoluments, les magnifiques retraites etc etc...scandaleux, n'est même plus le qualificatif approprié....
a écrit le 18/04/2014 à 19:35 :
Deux instruments autrement plus efficaces pour simuler une dévaluation compétitive interne n'ont pas encore été vraiment utilisés : la TVA sociale et le revenu de base. Si on appliquait la TVA sociale pour financer la retraite et le chômage et le revenu de base financé par une grande CSG pour financer la solidarité, on redresserait la France vraiment
a écrit le 18/04/2014 à 19:17 :
devaluation/ economie et innovation et chasse aux speculteurs et a levation fsicale ,,? CE N EST¨PAS LES IDESS QUI MANQUENT ? c est ont t ils la volonte est le pouvoir de faire cela???
a écrit le 18/04/2014 à 17:41 :
On oublie trop ce que dit le passé pris sur le long terme (40 dernières années).
- la croissance mondiale au delà de 5% n'existe pas
- il y a 3 milliards de personnes supplémentaires (asie en général + inde) à prendre une part de cette croissance donc la part européenne n'atteindra plus ce qu'elle a pu atteindre
- Tous les 10 ans, vous avez plus de chômage. En gros chaque président quitte sa fonction avec plus de chômeurs que le jour de son arrivée.
- Le taux de chômage allemand actuel, la dernière fois que nous l'avons eu, c'était en 1979. Et malgré toutes nos différences, ils ont encore 5%. Nous l'aurons donc quand ?
Avec ceci, nous avons atteint un coût du chômage inacceptable. Le rapport Dares (sur site ministère emploi) en 2010 fixait le coût à 100 milliards auquel il faut ajouter les allocations supplémentaires (logements, apl), exonérations, dégrèvements, la non consommation, la non imposition, les dégâts sociaux (cmu, santé, éducation, incivilité, etc …).
Aujourd'hui, il faut courir le 100 m avec un boulet au pied. Attendre la croissance qui va vous sauver, j'espère que vous priez très fort ...
Je ne vois pas une comptabilité analytique qui permettrait de descendre de la recette de l'état en passant par les ministères et jusqu'à arriver au coût du chauffage à la caisse d'alloc. de Nevers (ex: volontairement grossi). Comptabilité qui permettrait l'analyse, la justification, l'intérêt de la dépense et ainsi agir dans le sens des économies plutôt que de sabrer d'un bloc une dépense quelconque sans analyse de sa conséquence.
Je ne vois pas qui dit que 5 milliards d'heures annuelles de perdues, suite au chômage, s'appelle un gisement de richesse inexploité (c'est plus rentable que le gaz de schiste). Il y a des pistes mais la place manque (ex: connaissez vous l'influence sur le tourisme de cette année pour le car de chinois agressé l'an dernier ? Problème évitable si on avait employé un contrat d'avenir en sécurité plutôt que de ramasser les feuilles mortes).
Compter global sur la case chômage et vous vous apercevez que vous pouvez créer 1 000 000 emplois dans des secteurs où un besoin existe mais qui n'est pas rentable à court terme (éducation, sécurité, isolation, dépendances, etc ..). Ceci amènera de moindre dépense et gain de temps pour la partie qui génère la richesse. Simplement emplois de service sans charge et sans crédit d'impôt: essayez c'est sans risque. J'aime les riches qui dépensent.
Toutes les mesures annoncées ne rendront qu'avec le temps, en plus d'être bien faibles au vu de la situation. Je ne reviens pas sur ce qui n'est jamais touché et dénoncé de partout (ex: Anne H. est en retraite à 51 ans et je ne pense pas qu'elle a été bien présente ces deniers 15 ans, les 36000 communes, etc ..).
Il y a un magnifique problème dans l'immobilier: qui s'en occupe ? Immobilier trop cher, trop capteur de ressources au détriment de l'industrie (dès qu'une personne à 100K, elle court à l'agence immo.). Patrimoine des individus financés par les impôts de tous (Scellier, Duflot), 15 milliards d'APL et d'allocations logement par an (source CAF), crédit d'impôt (poêle à bois, isolation, panneaux solaires, etc ..). Plus d'interventionnisme d'état et TVA réduite, matériaux d'isolation sans TVA, libération de foncier, construction bois modulaire, etc .. Il faut baisser le prix de l'immobilier donc du locatif en même temps. C'est payant avec un peu de constance.
Je ne vois pas l'analyse de la valeur. Il faut discriminer les baisses de charges. PSA crée la valeur, SFR aide PSA et AXA tond la laine. C'est plus efficient d'aider 2 fois plus PSA que SFR et de ne pas aider AXA. En ce moment, on égalise partout et c'est ridicule. Jamais on ne ferait ça dans une entreprise au niveau des lignes de produits.
Pour finir, ré-industrialiser prendra du temps (plus d'un quinquennat), de la constance, de la confiance, etc … En 2013, nos chers voisins ont reçu 10 fois plus d'investissements étrangers que nous. La confiance est où ? Et si vous êtes John Smith à New York, votre 5e usine européenne, vous l'installez où ?
Réponse de le 18/04/2014 à 18:08 :
Les politiques (D et G) sont au pied du mur. Ils ont donc commencé les mesures impopulaires après 40 ans de mesures populaires mais il manque l'exemple: ils devraient prendre un régime style europe du nord pour mieux faire accepter les décisions et devraient également décider sans électoralisme, plus de bon sens. Les prochaines élections sont déjà caduques pour le parti en place, c'est ce qui s'est passé dans les pays qui ont pris des mesures.
Réponse de le 18/04/2014 à 18:17 :
Un exemple stupide d'électoralisme: l'affaire du jour de carence. Il fallait mettre 2 jours à tout le monde, jamais compensé en aucune manière (assurance, mutuelle, employeur). Qui aurait hurlé ? Pas grand monde en fait. Le gain réel, je n'en sais rien mais gain certain.
Réponse de le 19/04/2014 à 0:19 :
ni se noyer dans des délires tortueux :
si nos chers nule sen gestion avaient voté des budgets en équilibre depuis 30 ans, on aurait de 3 à 5% de croissance, moins de 2 millions de chomeurs, des centaines de miliards d'excédent,
le potentiel de la france est énorme, il est totalement laminé par la dépense publique
les gains ? : mille feuille : 15 milliards, les régimes spéciaux : 22 miliards, les gaspillages à la sécu : entre 30 et 50, le financement des syndicats : 5 milliards, les caisses noires des politiques : 5 milliards, collectivités : 30 à 50 milliards (saupoudrages, personnel à 32h sans compter les jours du maire etc etc...)
il suffit d'ouvrir les rapports de la cour des comptes, de quoi baisser les impôts et charge set financer l'aide aux pme et booster la relance et l'emploi
Réponse de le 19/04/2014 à 12:56 :
a neutral , sur le fond de l'immobilier je vous rejoint , l'assistanat et les niches fiscales a cet endroit on des effets boomerangs sur les locataires mais aussi les primo accédant , de plus les niches fiscales sur l'isolation font le jeu d'une hausse artificielle des prix , ou est la libre concurrence quand vous savez que l'état vous rembourse jusqu'à 25% votre fenêtre ? , de plus le problème industriel est double , primo un pays qui utilise une monnaie faible pour écouler ses stocks , enfin les centrales d'achats en france au nombre de 7 qui font la pluie chinoise a plein tube , c'est unique dans le monde , cherchez donc pas très loin les causes de ce marasme , les brésiliens ont sommé apple de produire leurs tablettes et smarthones sur leur territoire sinon ce qui viendrait d'ailleurs serait taxé via les droits de douane , là encore apple a cédé au bresil et une usine a été construite , mais en france avec les traités européens c'est inapplicable .. plus le béni oui oui des politiciens de gouvernements a bruxelles .. n'est pas le général degaulle qui veut ..
Réponse de le 19/04/2014 à 16:03 :
Un vrai exemple d'électoralisme : On donne plus d'argent aux retraités qu'il n'en rentre dans les caisses. Comme les boomers sont nombreux électoralement, on reporte l'effort sur les générations suivantes, nées après 19XX...
Contre exemple : Valls se met à dos ses braves retraités qui estiment que les pensions doivent progresser plus que les salaires, ces braves gens menacent aux urnes...
Réponse de le 21/04/2014 à 11:36 :
Tout à fait VRAI
a écrit le 18/04/2014 à 17:08 :
France désindustrialisée, donc libérer la fiscalité pour financer à postériori les choix des industriels qui ont délocalisé en appauvrissant massivementnotre pays...J'aimerais un patron allemand, à la tête de notre pays, plutôt qu'un "copié-collé" de Zapatero à effet retard et au désastre annoncé.
a écrit le 18/04/2014 à 17:08 :
Tout est dit dans cet article sauf l'essentiel. Pour synthétiser, Romaric Godin fait le constat amer que nous n'avons plus de politique économique, plus de politique budgétaire et plus de politique monétaire mais il ne propose rien, sinon qu'il s'interroge si l'Europe peut y faire quelque chose. Monsieur Godin, pour une fois, allez au bout de votre raisonnement et écrivez clairement la conclusion qui s'impose.
a écrit le 18/04/2014 à 16:35 :
On va finir comme les Grecs vu que les europathes continuent a desindustrialiser la France. Une seule solution pour remonter: dévaluation de la monnaie, protectionnisme et nationalisation temporaire du système bancaire comme l'on fait les Amerlocs alors que leur situation était moins pire qu'actuellement...et le résultat du buy american act a été tangible.
a écrit le 18/04/2014 à 16:18 :
"C'est donc clairement une accélération dans cette stratégie qu'il faut bien qualifier de « dévaluation interne. »" Une accélération ? Ouh là là là là... Vos propos n'engagent que vous fort heureusement...
a écrit le 18/04/2014 à 16:07 :
s'il est vrai que la france étant désindustrialisée, la baisse des charges a peu d'effets immédiats, d'une part c'est la seule façon de tenter de ré-industrialiser et d'autre part pour la même raison, toute relance de la demande aggrave le déficit du commerce extérieur, donc nous appauvrit. de plus, tous les rapports CdC, ocde, pisa.. montrent l'ampleur du gaspillage de notre dépense publique record, de quel droit les administratifs et politiques peuvent ils continuer à s'assoir sur ces rapports et donc faire gréve de gestion et management depuis 30 ans ? la baisse des mauvaises dépenses pour autofinancer la relance est du grand bon sens, c'est même trivial, il est étrange de s'éparpiller sur tant de considérations creuses
a écrit le 18/04/2014 à 15:51 :
Je ne partage pas l'analyse de Romaric Godin, si la France doit diminuer ses dépenses publiques, à cet égard le plan Valls est insuffisant..., les dépenses de l'Etat devraient diminuer d'au moins 30 milliards €...!
Grand absent du plan Valls, une stratégie de redressement de la compétitivité économique et industrielle hors-cout...! C'est le plus important..! Or, à ce sujet, il n'y a pas grand chose...!
a écrit le 18/04/2014 à 15:48 :
Et je ne parle pas d'Ariane Espace ou d'Airbus et de Dassault (même si il y a d'autres raisons comme le véto US aux exportations de Rafale dans un bon nombre de pays, et dire que probablement nos avions sont meilleurs que les leurs, c'est pas nouveau on l'a vu avec le Mirage et autres zingues français). En clair que Merkel aille se promener elle n'a su que préserver ses intérêts ceux des industriels allemands ...et de ses propres banques (et les nôtres dirigées par des imbéciles de technocrates) et caisses de retraite qui auraient pu faire faillite sans l'invention du machin le MES-FESF, un piège à cons pour nous et pour les autres.
a écrit le 18/04/2014 à 15:02 :
Je vois dans le plan Valls quelque chose de non aboutit et un peu doux amère sans aucune consistance réelle économique . Il fallait s'attaquer aux réformes de structures tout de suite , les Français ont compris l'enjeu et l'Europe nous aurait pris au sérieux . Ils ont décidé d'attendre 2017 en espérant qu'une vague reprise les remettent à flot sans rien changer aux structures où la classe politique est confortablement installée .
a écrit le 18/04/2014 à 14:53 :
quitJe suis désolé Cher Monsieur mais je dois dire que votre raisonnement ne tient pas pour deux raisons, les grandes entreprises françaises et certaines allemandes (comme entre autres SAP et demain VW pour sa branche principale donc non Audi Porsche) rencontrent des difficultés au plan international du fait de la parité USD-Euro qui tient d'ailleurs quasiment toutes les parités, de plus vu la part des ventes en dollars dans les comptes de ces firmes, les résultats sont atteints donc les cours de bourse....La France est aujourd'hui dans de meilleures dispositions et conditions qu'il y a 3 ou 4 ans, de plus l'état d'esprit est différent malgré encore, c’est vrai, quelques pressions de la part des gauchistes et des syndicats néo gauchistes sur les avantages acquis, je ne parle pas d ce qui doit être préserve, je ne suis pas comme les dirigeants du G20 qui ne voient que par la suppression du droit du travail et la baisse des salaires (mais pas les leurs et pas ceux des grands capitalistes ni des banquiers ou des spéculateurs à tout va). Il faut donc que la France négocie très durement ses intérêts aussi bien en Europe dans la zone euro ou dans le monde. Nous sommes donc aujourd'hui en ordre de bataille, pour organiser une sortie de l'euro ou la provoquer et gagner des parts de marché...pour la France (et pour d'autre) la parité de l'euro ou de l'eurofranc contre USD ne devrait osciller dans une fourchette 1,15-1,20 maximum. Le cout de l'énergie importée il faut en cas de dévaluation la faire supporter majoritairement par les fournisseurs d'énergie. La France aurait peut-être même intérêt à quitter l’euro et laisser l’euro mark se réévalue de 30 ou 40%, là on verrait les allemands changer radicalement de politique monétaire d’autant qu’ils se prendraient l’élastique des engagements au titre du MES-FESF en plein figure. Il ne faut avoir aucun d’état d’âme, ce qui ne nous dispensera pas de mieux gérer notre administration, SS et …responsables politiques…le but étant d’instaurer l’esprit de responsabilité et de mettre fin à la République de la Banane…Ce qui avec l’état d’esprit de quelques uns n’est pas encore gagné.te à lares nationalise éventuellement.
a écrit le 18/04/2014 à 14:48 :
le marché est mondial quand on est la 6°puissance ! nous n'avons que des concurrents à l'échelle mondiale ! pour la France nos produits sont dans le bas de gamme ce qui fait que nous sommes en concurrence avec les pays les plus pauvres qui ont des SMIC très inférieurs au nôtre ! mission impossible
a écrit le 18/04/2014 à 14:42 :
À lui tout seul il est une Lachine infernale.
a écrit le 18/04/2014 à 14:39 :
l'article fait un constat.... et personne ne semble avoir la solution...!! Europe = avenir ??
a écrit le 18/04/2014 à 14:37 :
Pourquoi cette comparaison systematique avec l'Allemagne !Nos produits ne sont pas positonnés de la meme maniere
a écrit le 18/04/2014 à 14:24 :
"Investir"... Bonne blague. L'investissement industriel rapporte environ 2% sur du long terme. L' "investissement" financier, 4-6% en immédiat. Qui choisit quoi..??
Réponse de le 18/04/2014 à 14:40 :
tant que les actionnaires exigeront des résultats à deux chiffres, vous avez tout à fait raison...!!
a écrit le 18/04/2014 à 14:17 :
Ok, c'est déflationniste. En même temps, ce n'est sûrement pas très grave, comme avec les autres, il s'agit surtout de la nécessité d'ajuster notre niveau de vie boosté par de la dette-EPO vers le niveau de vie clean. Ce qui est inévitable un jour ou l'autre. Et ce n'est absolument pas un plan d'"envergure", on croit rêver là ...
Réponse de le 18/04/2014 à 15:00 :
On en reparlera quand votre niveau de vie baissera de 15% (ce qui est à peu près notre différentiel de compétitivité ). En effet n'imaginez pas une minute échapper aux conséquences de la dévaluation interne et que seuls les autres la subiront ...
Réponse de le 19/04/2014 à 12:58 :
a claude 34 , la deflation est mortelle pour ceux qui ont un crédit long ( immobilier ) car en déflation les prix et les salaires baissent , une baisse de 15% de vos revenus pèsera fatalement sur vos crédits que vous devez rembourser , de plus si les autres charges régulières augmentent tous les 6 mois , vous serez vite pris a la gorge et votre pouvoir d'achat s'effacera comme par enchantement
a écrit le 18/04/2014 à 14:13 :
passer de 7 a 15 pour cent les emplois createur de richesse
les produits manufacturer et le gain totale sur tous les tableaux
chomage 0 deficit 0 cotisation en hausse indemites en baisse
moins de fonctionnaire a bien sur les salaires les revendication rependrons
mais 40 que l'austerites et rien a changer alors il faut faire le contraire
et en moin d'un an l'equilibre pour ne pas dire benefices pour tous
Réponse de le 18/04/2014 à 15:04 :
c'est bien de mettre des mots les uns derrière les autres, mais quand cela produit des phrases c'est encore mieux...

en fait, la cible du gouvernement est limpide, couper à terme les vivres de l'éducation pour qu'aucun citoyen, comme ludwig, ne puisse exprimer sa colère !
a écrit le 18/04/2014 à 13:53 :
En France c'est le carcan fiscal qui fait fermer les entreprises et les commerces les uns après les autres. Les liquidations judiciaires atteignent des sommets. Le chômage continue de plus belle. Ceux qui votent les taxes et impôts (pour les autres et surtout pas pour eux-mêmes) n'ont pas la moindre idée comment gagner un seul euro.
Réponse de le 18/04/2014 à 15:01 :
Si j'ai bien compris les autres payent des taxes pour que vous vous passiez à la caisse.
Réponse de le 18/04/2014 à 18:12 :
Vous avez surtout bien compris qu'avec un tel matraquage fiscal, en tant que petit entrepreneur, je n'ai absolument plus l'intention de me crever le c... pour embaucher mais je mets mon entreprise au stand-by. Juste de quoi survivre et c'est tout.
Réponse de le 21/04/2014 à 9:04 :
À bon il n'y a que vous qui travaillez si c'était le cas ça se saurait et en plus vous êtes le seul à payer des impôts et taxes, c'est vraiment injuste. Ne fermez pas votre boîte sinon la France est foutue, je pleure.
Réponse de le 21/04/2014 à 9:18 :
Fermez la votre boîte le monde continuera de tourner
a écrit le 18/04/2014 à 13:30 :
La France très peu industrialisée ??? N'y a t'il pas dans ce propos un poil d'exagération ?
Réponse de le 18/04/2014 à 14:22 :
Malheureusement, non. Nous nous sommes spécialisés dans le vin, la restauration et le tourisme, nous le payons...
Réponse de le 18/04/2014 à 14:37 :
Voir les chiffres depuis 12 ans....!! vous comprendrez...!!!
a écrit le 18/04/2014 à 13:21 :
Il est désolant que M. Valls ne puisse mettre en route, sa grande idée, de TVA sociale avec la participation de la finance internationale, lui permettant ainsi un décalage dans le temps, entre la suppression des cotisations sociales et l'augmentation de la TVA.
Réponse de le 18/04/2014 à 15:56 :
Vous vous êtes trompés de président, c'était une idée de Nicolas Sarkozy, rejetée par les mêmes qui sont aujourd'hui au pouvoir ;).
a écrit le 18/04/2014 à 13:19 :
Bérégovoy a bien lui redressé les comptes et l'économie avec une telle politique .iI y avait rajouté une libéralisation générale des contraintes .Les résultats avaient été excellents pour le pays mais certes pas pour le parti socialiste .
Réponse de le 18/04/2014 à 13:23 :
La souveraineté monétaire permet bien plus de souplesse mais nous sommes sous tutelle!
a écrit le 18/04/2014 à 13:08 :
En France les dépenses publiques c'est 25% du PIB. On va donc taper fort sur des activités non délocalisables. Chômage assuré pour la myriade de PME et artisans qui font une partie non négligeable de leur CA pour les collectivité locales. Et ce ne sont pas les particuliers ni les entreprises qui vont compenser le manque d'activité.
Réponse de le 18/04/2014 à 13:45 :
Les PME et les artisans que vous citez sont financés par qui, sinoin tout le reste de l'économie? Est il utile que nos impots servent à payer des pots de fleurs sur des rond points? Le probleme de la dépense étatique, c'est que puisque l'argent n'est à personne on en fait facilement n'importe quoi. Le niveau de la dette en est une belle preuve. Elle démontre que taxer au point de freiner l’investissement pour être capable de faire perdurer un mille feuille administratif, des baronnies locales, et subventionner le clientélisme n'est pas rentable à long terme.
Réponse de le 18/04/2014 à 14:44 :
Les hôpitaux et les médecins, les casernes et l'armée, les tribunaux et les juges, les routes, les voies férrées, les enseignants et les écoles/lycées/universités.... Sûr que des truc inutiles.
a écrit le 18/04/2014 à 13:04 :
on lit beaucoup de commentaires qui font référence à une dévaluation. On n'oublie pas qu'une dévaluation c'est da la perte de pouvoir d'achat ????
les 3% de bruxelles ou une devaluation c'est la même chode du point de vue du citoyen moyen : il s'appauvrit
il n'y a pas de solution miracle il faudra passer par la case économies.
d'autre part quand on observe les politiques clientèlistes et frileuses de tous les gouvernements, on se demande si les bonnes solutions a moyen terme ne sont pas justement prises a Bruxelles ... parce que nos gouvernements sont parfaitement capables de nous mener à la faillite
a écrit le 18/04/2014 à 12:59 :
Votre analyse est absurde. La baisse des charges n'impactant pas le salaire net, il n'y aura pas de déflation. effectivement cela aura peut d'impact sur l' industrie. so what? c'est un début et la France n'a pas vocation à cocurrencer les pays pauvres.
Réponse de le 19/04/2014 à 12:48 :
helàs les faits sont têtus , les allemands ont profités grâce a leurs plans sur 2010 d'une masse salariale au cout horaire plus faible qu'en france , les espagnols ont fait de meme , nul doute que si ce pacte prend forme , allemands et espagnols ne se laisseront pas tondre leurs parts de marchés par les français , eux aussi feront cette dévaluation interne , l'Europe des nations elle est là et fonctionne très bien pour ceux qui ont l'avantage , la baisse des charges ne créera aucun emploi juste permettre de refaire de la trésorerie pour de nombreuses entreprises , car les banques ne prêtent qu'au cas par cas . tout cela sera un immense gâchis et une colère sociale qui s'exprimera par les urnes et la rue ..
a écrit le 18/04/2014 à 12:54 :
il n'y a pas de stratégie économique (dévaluation, etc...), juste une volonté de conserver des avantages pour certaines catégories...
a écrit le 18/04/2014 à 12:37 :
Si l'on croit au titre, ouhlala Valls va brasser le monde entier ... et même plus. Allez, Bonne Pâques ! ... :-))
a écrit le 18/04/2014 à 11:56 :
Quoiqu'il soit fait, à gauche ou a droite, c'est voué à l'échec. C'est donc que le système ne fonctionne plus. Il faut en changer et ça risque bien de passer par un abandon de l'Europe.
Réponse de le 18/04/2014 à 12:31 :
il serait temps !!
Réponse de le 18/04/2014 à 13:58 :
Et si la France quitte l'EU (ce que serait une attitude saine) quittera elle aussi l'OTAN (ce que serait une attitude encore plus saine) ?
a écrit le 18/04/2014 à 11:52 :
Tout à fait d'accord avec Romaric Godin. la conclusion est pour moi différente : ce n'est pas que l'Europe ne puisse pas changer de politique ; c'est que le conseil et la commission ne veulent pas changer de politique. L'Allemagne, la Finlande fut un temps aussi (peut être a t'elle évolué) pense que c'est la voie à suivre pour relancer la compétitivité Européenne. L'Allemagne pense que sa stratégie de compression de la demande et de "surfeur" sur la croissance des autres est la stratégie à suivre puisque cela a bien marché pour elle (a debattre vu la croissance de la soit disant locomotive européenne qui ne brille pas non plus de tous ses feux). Dans toute zone économique l'essentiel de l'activité est endogène. L'Europe n'aura pas une croissance de 3% uniquement en exportant vers la chine ou les US. Mais la encore sur la croissance endogène, l'investissement; l'innovation l'europe et singulièrement l'allemagne ne disent rien et ne font pas grand chose.
Réponse de le 18/04/2014 à 13:40 :
@Stanley : il ne faut pas oublier que dès l'origine, l'idée européenne a été proposée par des industriels, idée que les politiques n'ont cessé d'encourager (à part De Gaulle) à se développer jusqu'à la construction de l'UE que l'on connait aujourd'hui. Ils ont posé la règle de base de la libre circulation des biens et des capitaux qui allait enclencher, avec la naissance de l'Euro (là encore, idée insufflée par les industriels) le cercle infernal dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui. Et on a bien vu que malgré que les dirigeants européens ont pris conscience que l'austérité ne fonctionnait pas, aucun d'entre ne proposait de réformer l'UE. Pourquoi cela ? Tout simplement, parce qu'ils savent que ce n'est plus possible puisqu'il faut l'unanimité des 28 Etats pour y parvenir. En effet, qui peut s'entendre à 28 pays quand on sait qu'en France par exemple, personne ne s'entend sur l'Europe qu'il voudrait ?
a écrit le 18/04/2014 à 11:42 :
Donc le pays se désindustrialise petit à petit. Peut-on continuer dans cette direction ? J'ai l'impression que non. Et si on ne peut pas continuer comme ça, y 'a t'il des remèdes non douloureux pour que l'industrie se redresse en France ? Là encore j'ai l'impression que non. Il serait intéressant que l'auteur de l'article réponde à ces questions essentielles. C'est bien de critiquer les effets des politiques menées mais encore faut-il dire ce qu'il faudrait faire à la place.
Réponse de le 18/04/2014 à 12:34 :
les journalistes ne "grattent" plus de nos jours, dommage !
a écrit le 18/04/2014 à 11:19 :
Précision .. pour les censeurs de la tribune "je suis "trans " et chef d'entreprsie"s" ... tout le monde n'est pas méchant !
a écrit le 18/04/2014 à 11:16 :
c'est un comportement suicidaire, car tous le monde se lance dans cette course et est sans fin, jusqu'à l'effondrement par la déflation.

La Grande Bretagne pourtant en dehors de l'euro a tenté de réduire son déficit en ce lançant sur cette route et résultat, son déficit à explosé et n'est sauvé que par la city qui est bien fragile dans le cas d'une nouvelle crise comme 2008.

Toutes les économies que nous ferons seront effacées par la planche à billet des pays hors euro.

Cette course infernale ira jusqu'à ce que nous atteignons un niveau tel que la consommation intérieur s'effondre totalement alors que c'était elle qui nous sauvait lors des précédentes crises et qu'incapable de poursuivre à l'extérieur, plus personne ne voudra acheter de la dette française et là bienvenue au mieux à un scénario à l'espagnole voir à la grecque.
Réponse de le 18/04/2014 à 13:49 :
La consommation intérieure nous a sauvé de rien du tout: chomage structurel de masse, dette abyssale, voila le résultat d'un système basé sur la consommation de produits importés à bas couts: on a détruit nos emplois pour jouir du temps présent, aux frais des investissements qu'on aurait du faire. C'est structurel chez nous: les retraites, la sécu, la fonction publique: ne jamais rien faire avant d'être dos au mur. Ce qui est logique quand on voit que l'électorat est toujours en demande d'une sorte de père noel qui distribue l'argent des "autres" pour s'acheter des voix....
Réponse de le 18/04/2014 à 19:07 :
c'est beau de dire un dogme Réveil mais donnez moi l'alternative, qui me prouve que la déflation n'est pas ce qui nous attend, prouvez mois que le Royaume Uni en faisant la plus stricte réduction de tous ces budgets désormais pave ses rues d'or et que sa population ne souffre pas.
a écrit le 18/04/2014 à 11:01 :
il ne faut pas s'inquieter : Harlem DESIR "la chance pour la FRANCE" va régler le problème et Mario DRAGUI n' a qu'a bien se tenir sinon, on envoie MONTEBOURG !!!
a écrit le 18/04/2014 à 10:55 :
Le problème est que si la France ne fait pas de dévaluation interne (ni de dévaluation de la monnaie puisqu'il lui faudrait sortir de l’euro) sa désindustrialisation va se poursuivre. Si la zone euro était une union de transferts où les pays riches partagent l’argent gagné avec les pays pauvres, on pourrait à la rigueur l’accepter, encore que. Une note de Natixis publiée le 22 avril 2011 signalait : « Un certain nombre de pays de la zone euro se sont fortement désindustrialisés depuis la création de l’euro (l’Espagne, France, Grèce, Portugal). Le fait que la désindustrialisation s’accélère fortement au moment de la création de l’euro est frappante. Notre interprétation est la suivante : ces pays ont un positionnement industriel en milieu de gamme, avec l’insuffisance de l’innovation, de l’investissement productif ; avec l’augmentation brutale de la concurrence des émergents à coûts faibles à partir du début des années 2000, leur positionnement en milieu de gamme conduit à des pertes importantes de parts de marché ; il aurait fallu, pour qu’ils stabilisent leurs parts de marché et évitent la désindustrialisation qu’ils puissent profiter d’une dépréciation réelle de leur taux de change ; or, à partir de 2002, l’euro s’apprécie en termes réels. Si ces pays avaient eu leur monnaie, ils se seraient appauvris en dévaluant mais auraient préservé leur industrie et leurs marges bénéficiaires ».

La dernière phrase est importante. Mieux valait s’appauvrir en dévaluant mais préserver l’industrie sur le territoire national. Même aujourd’hui la dévaluation de la monnaie en sortant de l’euro serait un remède plus efficace que la dévaluation interne qu’il va falloir accentuer fortement car ce qui est prévu, en France, est loin d’être suffisant.
Réponse de le 18/04/2014 à 11:08 :
.... sortir de l'euro ... c'est impossible ! même Marine ... se goure sur le sujet !
Réponse de le 18/04/2014 à 11:38 :
".... sortir de l'euro ... c'est impossible !"
... Ahhh bon ... mais pourquoi ?
Réponse de le 18/04/2014 à 11:48 :
Marine Lepen se goure, en particulier, sur la façon de sortir de l’euro, avec notamment un référendum qu’il est impossible de faire. Ce n’est pas le lieu pour approfondir le sujet.
Réponse de le 18/04/2014 à 13:21 :
La seule façon de sortir de l'Euro légalement, c'est de sortir de l'UE (article 50 du TUE) mais ça, aucun parti politique ne le propose à part l'UPR.
a écrit le 18/04/2014 à 10:38 :
les pays de la zone euro sont engagées dans une course au moindre cout qui se traduira par un appaurvrissement generalisé, ca commence déja
tant qu on ne repartira pas les roles en differenciant les modeles economiques basés sur une monnaie de niveau différent on s enfermera dans cette logique .
par ailleurs la France sera la grande perdante de cette logique, car le problème francais est d avoir une industrie bas de gamme en competition avec des industries ba de gamme de pays a cout bien moindre comme l Espagne .
a écrit le 18/04/2014 à 10:07 :
Le plan n'aucune envergure c'est juste du blabla pour contenter Bruxelles.C'est le truc de tous les débiteurs qui baratinent leurs créanciers.IL tente mais en réalité ce plan n'est pas une dévaluation interne réelle donc pas besion de s'inquiéter
Réponse de le 18/04/2014 à 13:18 :
@Yoyo : attendez un peu, ce n'est que le début. Vous connaissez l'allégorie de la grenouille ébouillantée ?
a écrit le 18/04/2014 à 10:05 :
Espagne, baisse des coût de production de 2.7% en jouant à l'essentiel sur les salaires..... pour produire des voitures que l'on vend ensuite dans la zone euro.... encore riche mais plus pour longtemps....... exemples, Renault et Citroen.....

c'est mortifère à terme.......

notre principal problème est de produire des biens qui se vendent..... les nouveaux modèles PSA sont sur la bonne voie..... et les meilleurs scores de PSA sont produit à l'essentiel en france..... hors le picasso de citroen..... ce qui est fort dommage pour un engin qui vaut 30 000 euros.... idem pour le cactus......

notre problème est organisationnel d'abord...... avec des usines capables de cracher de la voiture..... plus que de les produire ailleurs pour nous les vendre......
a écrit le 18/04/2014 à 9:52 :
mr walls fait du HOLLANDE bis il rabote les prestations sociales mais ne fait pas les reformes ex . il ponctionne les petites retraites alors que le PROBLEME est LES SUBVENTIONS AUX REGIMES SPECIAUX ET AUX ELUS .IL diminue les remboursement secu de base MAIS MAINTIENT LES CURES THERMALES à 80% de complaisance .il ne touche pas aux privileges des elus, ex maintenant la reserve parlementaire qui est une HONTE pour une republique .
a écrit le 18/04/2014 à 9:52 :
A la course au moins disant au niveau internationale,il vaut mieux ne pas être dans la zone euro.Une monnaie forte associée a une réglementation fortement contraignante,je ne pense pas que se soit la condition la plus favorable.Mais bon en interne(zone euro) la déflation va surement nous sauvez.Moi je dis vive l'euro.Chaque pays adoptant évidemment les mêmes règles économiques les plus dynamiques (attention c'est du second degré),comme d'dab nous nous retrouvons dans les mêmes difficultés.
a écrit le 18/04/2014 à 9:30 :
L'analyse de l'article est intéressante quoiqu'il manque de partialité. En effet la baisse des coûts de production peut entraîner à terme une déflation au sein de la zone euro, néanmoins, nous sommes aujourd'hui dans une économie mondialisée et les investisseurs chinois, japonais, russes...peuvent très bien y trouver leurs comptes en investissant dans l'outil industriel français.
a écrit le 18/04/2014 à 9:25 :
une analyse très pertinente , mais aussi ce pacte de bidouilles peu générer une déflation sur la consommation des ménages , cela n'est pas pris en compte , les ménages fragiles vont se serrer un peu plus la ceinture et ceux qui peuvent encore consommer agir de manière encore plus prudente , pesant inévitablement sur les commandes des entreprises alors l'embauche redeviendra en boomerang
Réponse de le 18/04/2014 à 10:52 :
45% de ce que consomme un ménage "moyen" vient de Chine
Les Chinois ont du souci à se faire ... si j'ai bien compris !!!
a écrit le 18/04/2014 à 9:25 :
La plan de Walls est aussi un souci de saine gestion et il est important de garder ca a l'esprit. Maintenant cet articlke demontre, si besoin en etait, que les regles du jeu de l'EU sont intenables. Scellees par le sceau du dogme liberal elle accule les politiques a l'incapacite en les rendant responsables de tous les maux.
Réponse de le 18/04/2014 à 14:40 :
Une gestion saine est une gestion durable. Or celle qu'il est en train de mettre en place est hyper récessive, donc créatrice de chômage et de moins values fiscales pour l'état. Bref, ça ne résout ni le chômage, ni le déficit, ni la dette.
a écrit le 18/04/2014 à 9:20 :
Jusqu'à quand on va nous pomper. Moins de dépenses et de luxe pour les hauts du gouvernement. Est ce qu'ils sont prêts à descendre leurs salaires? Je dis bien tous.
Les spaghettis bolognaises c'est aussi bon que tout le tralala qui vaut une fortune.
Est ce qu'ils ont besoin de grosses voitures pour eux tous seuls?
Une idée >tout le monde au boulot et il y aura moins d'argent de perdu.

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