• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsLe blog de l'économie internationale

Relancer l'économie européenne par l'investissement, c'est possible

Photo de Le CEPII

Michel Agliettta

Publié le 16 octobre 2014 à 07:52 - Mis à jour le 16 octobre 2014 à 08:05

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Réanimer l’investissement productif est la condition sine qua non pour sortir la zone euro du marasme. L’opportunité pour un programme d’investissements publics efficaces et conçus à l’échelle européenne est grande. Un tel programme peut être financé par l’épargne privée à l’aide de l’intermédiation d’un Fonds Européen capitalisé sur le budget européen. Par Michel Aglietta, économiste, CEPII

La zone euro s'est installée dans un marasme prolongé. Le déclin de longue durée de l'investissement productif en est la raison principale. De 2007 à 2013 la baisse moyenne a été de 17 %. Elle a atteint 42 % dans les pays périphériques. L'investissement public y a contribué. Il est tombé à 2 % du PIB contre 4 % il y a 30 ans.
Dans une économie dont la croissance potentielle a fortement fléchi et qui a une activité très en dessous du potentiel, au point que le PIB n'a toujours pas récupéré son niveau de 2007, la disparition de l'incitation à investir étouffe tout dynamisme. C'est pourquoi les amorces de retour à la croissance s'éteignent : à la reprise de 2010 après la récession de 2009 ont succédé près de deux années de récession entre le second semestre de 2011 et le début 2013. La reprise au printemps 2013 s'est essoufflée dès la fin de l'année. La stagnation de 2014 menace de se convertir en nouvelle récession.

La croissance ne peut être au rendez vous quand se cumulent désendettement du privé et austérité budgétaire

Cette trajectoire hésitante livre deux enseignements pour la politique économique. Le premier est l'échec des politiques de restriction budgétaire entreprises de 2011 à 2013. Lorsque le secteur privé cherche à se désendetter et à détenir des actifs sûrs, la croissance par l'austérité budgétaire n'est pas au rendez-vous. Le second est que la politique monétaire n'a pas le levier sur l'économie qu'elle a dans une conjoncture « normale » de sous-emploi. La baisse du taux d'intérêt nominal jusqu'à zéro n'a pu empêcher la dégringolade du taux d'inflation. Les injections de liquidité aux banques n'ont pas fait repartir le crédit au secteur privé pour financer l'investissement productif. L'abondance de liquidités et les émissions obligataires à très bas coûts des entreprises ont nourri les distributions de dividendes, les rachats d'actions et les acquisitions qui ont provoqué une hausse des cours de bourse sans aucun lien avec les anticipations sur l'évolution de l'économie réelle. Le court termisme de la finance est toujours aussi prégnant.


Le temps de l'investissement public

Il faut investir d'urgence et le secteur privé ne le fera pas spontanément. L'érosion du capital public avec des infrastructures vieillies et une maintenance insuffisante, comme la détérioration de la qualité des services de santé et d'éducation, désignent l'opportunité d'un vaste programme d'investissements publics. Le FMI lui-même vient de le plaider avec de sérieux arguments .
L'investissement public est efficace dans les conditions présentes où la sous-activité est persistante et le coût du financement très bas. A court terme il induit un effet demande élevé dans les pays développés. 1 % d'augmentation de dépenses d'investissement rapportées au PIB peut entraîner une hausse du PIB de 1,5 % dans une situation initiale de stagnation. A moyen terme c'est l'effet d'offre qui domine et il dépend de la sélection des investissements. Ce qui est crucial, c'est l'effet d'entraînement sur l'investissement privé grâce à la hausse de la productivité engendrée par les infrastructures, la R&D et l'apport supplémentaire de capital humain dans l'ensemble de l'économie.

Un rendement social de l'investissement public supérieur au coût de son financement

Dans les conditions actuelles de coût très bas du capital, de nombreux investissements publics ont un rendement social supérieur au coût de leur financement. Ces investissements-là s'autofinancent. Il faut certes avancer des fonds puisque les coûts fixes initiaux des infrastructures sont souvent élevés. Mais l'effet de croissance est bien supérieur au coût si l'économie est en sous-activité initialement, de sorte que le ratio dette publique/PIB baisse au lieu de monter au bout de 5 ans.
L'investissement public doit bénéficier d'un programme européen largement financé par les investisseurs privés.

Une épargne privée abondante et oisive

Nous vivons des temps où les finances publiques sont contraintes et où l'épargne privée est abondante et oisive. Un programme d'investissement public européen bien conçu peut mobiliser cette épargne productivement sans solliciter les finances publiques des pays membres. Le slogan est simple et avait été suggéré il y a quelques années par Tommaso Padoa-Schioppa : « aux pays membres l'ajustement, à l'Europe la croissance ». Comment le mettre en œuvre ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Créer un fonds fédéral au sein de la Banque européenne d'investissement

Récemment, un Policy Brief du CEPII a suggéré de créer un Fonds fédéral logé au cœur de la Banque Européenne d'Investissement dont les missions seraient élargies pour coordonner le financement . Supposons qu'il s'agisse de financer un programme de 300 milliards d'euros suggéré par Jean-Claude Juncker. Le Fonds peut être capitalisé par le budget européen ; ce qui est le moins que l'on puisse attendre pour un programme agréé par l'ensemble de l'Europe. Avec la garantie de l'ensemble des gouvernements un capital public de 35 milliards suffit avec un levier de 8,5 pour émettre un montant d'obligations européennes de 265 milliards d'euros qui attireront des investisseurs institutionnels à long terme du monde entier. 35 milliards peuvent être trouvés sur le budget actuel s'il est redéployé sur la fonction compétitivité croissance. Il permettrait ainsi de créer un produit d'épargne européen, non pas pour mutualiser des dettes publiques existantes, mais pour financer des investissements réels.


Le Fonds fédéral serait le pivot d'une intermédiation financière se substituant à la double défaillance des banques et des marchés à s'engager dans l'avenir. En fonction de la structure des investissements programmés, il pourrait lui-même injecter des fonds propres dans des banques de développement nationales, garantir des financements de projets par des banques commerciales, faire des apports en capital dans des fonds de private equity dédiés au financement d'innovations, acheter des « project bonds » émis par la Commission Européenne pour financer des infrastructures d'intérêt directement européen (système intelligent de distribution d'électricité, réseau transeuropéen de transport par rail).
Le vrai problème à résoudre, c'est comme toujours en Europe la gouvernance permettant de faire advenir un intérêt commun et de s'accorder sur les choix structurants pour définir des axes de développement permettant aux acteurs privés d'anticiper l'avenir.


Retrouvez plus d'information sur le blog du CEPII.

Michel Agliettta

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »