• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsMieux dans mon job

L'identité professionnelle est en crise

Photo de Robert Jules

Sophie Péters

Publié le 22 septembre 2013 à 16:28 - Mis à jour le 22 septembre 2013 à 16:35

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La crise a révélé que la considération des individus au sein de l'entreprise sous le seul prisme du résultat qu'ils peuvent lui apporter avait laissé des traces. Notamment, dans de nombreux cas, celle d'une identité professionnelle brisée.

L'intervention du François Hollande dimanche soir a laissé l'impression à beaucoup de Français que leur président n'était pas très affirmé dans son identité de président de la République. Entre fiscaliste, technicien et chef des armées, la posture manquait singulièrement de cohérence. Notre président serait-il à l'instar de nombre d'entre nous confronté au syndrome d'une identité professionnelle en crise ?

"Expliquer des décisions auxquelles je n'adhérais pas"

Dans un autre registre tout aussi révélateur, vendredi 13 septembre sur France Culture dans Le Magazine de la rédaction, Jacky Lhoumeau, ancien DRH, témoignait de la crise identitaire qu'il traverse : "Lors du dernier plan social que j'ai eu à conduire, du jour au lendemain j'ai dû expliquer des décisions auxquelles je n'adhérais pas. Je n'avais aucune information sur les raisons qui ont prévalu et je devais expliquer aux salariés licenciés qu'ils devaient partir dans un mois."

DRH d'une multinationale française, Jacky Lhoumeau monte les échelons hiérarchiques pendant 20 ans jusqu'à une unité de recherche et développement de 2.500 personnes. En 2010, on lui demande de réaliser un plan de départs volontaires qu'il n'accepte ni sur le fond ni sur la forme, et il fait un burn-out. Il livre son expérience, dans "D comme DRH et dépressif" qui vient de paraître aux éditions Tatamis.

"Des procédures qui dégradent la relation humaine"

Sa conclusion : "La standardisation des modes de management qui fait la part belle aux procédures dégradent la relation humaine. L'hypocrisie comme mode de management, le manque d'éthique et de courage des dirigeants sont des éléments qui m'ont profondément bouleversé et qui ont fait que ce monde ne me correspondait plus. J'avais pu mener des plans sociaux par le passé mais avec le temps nécessaire à des relations humaines de qualité. Je ne veux pas croire qu'on ne puisse plus faire ce métier même si les conditions se sont dégradées."

Nombreuses sont désormais les identités professionnelles disloquées par le manque de repères, de sens et de temps pour mener à bien une mission qui met en jeu l'honneur d'un métier. Le sociologue Claude Dubar y voit la fin de l'identité communautaire, celle du "nous", au profit du "je", une identité qui impose aux individus de "bricoler" leur identité professionnelle en fonction de leur trajectoire : "L'identité professionnelle n'est plus "donnée" et acquise à la sortie des études. Elle devient un processus identitaire qui comporte des phases diverses, des « conversions » de formes, des risques d'exclusion et des constructions de projets liés à sa personne. Elle est aussi liée à des opportunités de nouveaux apprentissages. Il en résulte un nouveau rapport social, où l'on privilégie la tentative de forger son propre projet de vie, sa propre identité professionnelle par rapport aux rôles sociaux définis une fois pour toute".

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un récit que l'on peut composer sur soi-même

Le philosophe Paul Ricoeur parlait de « cogito brisé » (conscience brisée) pour évoquer cette nouvelle représentation du psychisme où l'identité a perdu son unité. Pour autant, nous ressentons tous le besoin de donner une certaine unité à notre existence. Cette unité prend la forme d'un récit que l'on peut composer sur soi-même. C'est ce que Paul Ricoeur nomme « l'identité narrative ». Il l'a définie comme une construction autonome de l'individu à partir de la mise en mots d'une histoire personnelle qui fasse sens pour « soi-même ». Une identité narrative qui apparaît désormais comme un enjeu pour les individus, invités à devenir "sujets" en construisant et en inventant une version inédite de l'exercice d'un métier.

Car le niveau de qualification, qui avait jusqu'ici déterminé la production des identités professionnelles, se trouve supplanté, par les exigences de compétitivité, explique Claude Dubar. Désormais, ce qui compte, c'est le résultat que chaque salarié va apporter à l'entreprise. Sur le plan de la gestion des ressources humaines, cela se traduit par les tentatives de transformer les salariés en « partenaires » volontaires de l'entreprise. Avec toute la bureaucratie qui en découle parfois.

"L'identité professionnelle diffère de l'identité au travail"

Mais pas plus que les autres identités, les identités professionnelles ne sont des catégories acquises une fois pour toutes. "Comme les autres, elles se construisent dans et par les interactions, tout au long de la vie. Elles s'élaborent à partir d'un parcours, d'une trajectoire, en débordant les limites du lieu de travail. Cela explique que des personnes, qui font le même travail au sein de la même entreprise, peuvent construire des identités professionnelles différentes. L'identité professionnelle diffère de l'identité au travail : elle est une manière de se situer dans le champ professionnel et, au-delà, dans la vie sociale ; elle continue à influencer toute l'existence hors travail, même si elle est de plus en plus soumise à l'incertitude", poursuit le sociologue.

La crise de l'identité montre donc que le processus d'identification professionnelle ne se réduit plus au champ du travail. On assiste à l'éclatement de modèles dominants au profit d'identités professionnelles qui sont davantage singularisantes, incertaines mais individualisées. Après des années de crise économique, on s'aperçoit que c'est toute l'architecture symbolique qui est atteinte.

Il ne suffit pas de se raconter pour changer le passé

Charge à l'individu désormais de se la forger avec toute la pression que cela comporte et "la fatigue d'être soi" pour reprendre la formule du sociologue Alain Ehrenberg. La difficulté n'est pas ici celle que l'on s'imagine : il ne s'agit pas comme le prône aujourd'hui les recruteurs de bâtir un "marketing de soi" mais de comprendre en quoi le « parler de soi » peut être facteur de changement personnel et d'évolution. Il ne suffit pas de se raconter pour changer le passé, transformer le monde ou échapper à l'action des déterminations sociales, économiques et culturelles.

À lire également

  • L'esprit "positif" du temps ou l'art du verre plein
  • Manifeste pour un "new deal" convivialiste
  • La revanche des RH
  • Du bon usage du conflit
  • Le "coco" management, nouveau graal des organisations

Par contre, par un travail sur soi, l'individu peut changer la façon dont ce passé est agissant en lui. Tout un programme qui vaut aussi bien pour un François Hollande, ancien secrétaire du PS que pour un Jacky Lhoumeau, appelé à reconsidérer la fonction RH à l'aune de son expérience.

Sophie Péters

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »