Le CAC 40 chute sous les 4.000 points

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Le marché parisien ploie à nouveau sous les craintes concernant la situation en Libye et au Moyen-Orient alors que les cours du pétrole continuent de flamber.

Après déjà trois séances de baisse, le mouvement de correction se poursuit à la Bourse de Paris. A 10 heures, le CAC 40 reculait de 0,51% à 3.992,49 points. A noter que le calcul de l'indice a été bloqué entre 9h12 et 9h55 en raison d'un problème technique au sein de l'opérateur Nyse-Euronext.

Le CAC 40 retombe ainsi sous le seuil des 4.000 points au-dessus duquel il évoluait depuis le 21 janvier dernier. Depuis le début de la semaine, l'indice parisien a reculé de plus de 4%. Il est bien parti pour signer sa plus mauvaise semaine depuis début juillet 2010.

Le marché est encore dominé par les craintes d'un relèvement durable des prix du pétrole, conséquence de l'instabilité dans le monde arabe. Partout, en Europe, les places financières évoluent dans le rouge. Le Dax 30 de Fancfort recule de 1%, le Footsie 100 de 0,6%. Plus tôt, la Bourse de Tokyo a aussi clôturé dans le rouge, dans le sillage la veille au soir des marchés américains.

A Paris, les investisseurs doivent aussi digérer une nouvelle salve de publications de résultats. Dans l'actualité macroéconomique, on attend dans l'après-midi les statistiques sur les commandes de biens durables, les ventes de logements neufs et les inscriptions hebdomadaires aux chômage aux Etats-Unis.

Valeur en baisse

Plus fort repli du CAC 40, Vallourec décroche de 4,5% à 74,15 euros. Le fabricant de tubes sans soudure pour l'industrie pétrolière a publié mercredi soir des résultats 2010 en baisse en raison des effets prolongés de la crise sur son activité. Il prévoit que ses marges seront sous pression au premier semestre 2011.

Alcatel-Lucent, dont le titre s'est envolé jusqu'à près de 70% depuis le début de l'année, est victime de nettes prises de profits. L'action rétrocède 4,2% à 3,36 euros.

Accor (-3,6% à 32,69 euros) souffre de l'abaissement de recommandation de CA Chevreux. L'intermédiaire a abaissé son conseil de surperformance à sous-performance pour des raisons de valorisation, mais a maintenu son objectif de cours à 35 euros.

Les résultats de France Télécom sont mal accueillis par le marché. L'action recule de 1,9% à 15,88 euros. L'opérateur télécoms a annoncé s'attendre à une année 2011 dans la lignée de l'exercice écoulé en termes d'activité et de marges, confirmant ses objectifs d'un cash flow organique de 8 milliards d'euros et d'un dividende de 1,40 euro par action. Par ailleurs, le conseil d'administration de l'opérateur a officialisé mercredi soir la nomination de Stéphane Richard en tant que PDG à compter du 1er mars 2011.

Valeurs en hausse

A l'inverse, les résultats de Crédit Agricole sont applaudis. Le titre de la banque grimpe de 3,1% à 12,13 euros pour signer de loin la meilleure performance du CAC 40. Le groupe a sans surprise annoncé une perte nette pour son quatrième trimestre, mais moins élevée qu'attendu, après avoir passé dans ses comptes une dépréciation de plus d'un milliard d'euros sur sa participation dans Intesa Sanpaolo.

Natixis continue de progresser (+0,5% à 4,32 euros) après la publication de ses résultats annuels la veille.

EADS bondit de 1,7% à 21,21 euros porté par des spéculations autour d'une annonce ce jeudi de la décision du Pentagone concernant le contrat des avions ravitailleurs américains. La filiale du groupe, Airbus et son rival américain Boeing sont en concurrence depuis plusieurs années sur ce contrat géant de 35 milliards de dollars.

Total (+1,1% à 43,49 euros) bénéficie pour sa part de l'envolée de prix du pétrole. Le baril de Brent a atteint 116 dollars.

Hors CAC 40

Dexia décroche de 2,7% à 3,13 euros.  La banque a dévoilé des résultats inférieurs aux attentes en 2010 mais a maintenu ses objectifs financiers à l'horizon 2014.

Safran (-2,4% à 24,31 euros) recule malgré des prévisions optimistes. L'équipementier aéronautique a annoncé son intention de reproduire en 2011 la hausse de 20% de son résultat opérationnel courant enregistrée en 2010, qui a dépassé légèrement les attentes du marché sous l'effet de réductions de coûts et de la reprise progressive de son activité.

Toujours au chapitre des résultats,  Edenred (-0,89% à 19,02 euros) a confirmé son objectif à long terme et annoncé un résultat d'exploitation courant 2010 conforme à ses prévisions ainsi que le versement d'un dividende de 0,50 euro par action.

Ipsos (-2% à 33,83 euros) a annoncé qu'il comptait porter sa marge opérationnelle à 11% et faire mieux que la croissance du marché des études attendue à 5% en 2011, après avoir dépassé ses objectifs pour l'année 2010.

 

Gecina (-1,6% à 88,90 euros) a annoncé que son résultat récurrent continuerait de baisser en 2011 en raison notamment d'une augmentation de la charge de sa dette. Le résultat récurrent avant impôt a baissé de près de 6% en 2010 à 327,4 millions d'euros et la société s'attend à une baisse de 7% en 2011.

Nicox recule de 1,6% à 2,50 euros. La société de biotechnologies a annoncé son intention de faire appel de la décision prise par les autorités sanitaires américaines de ne pas approuver le Naproxcinod. NicOx, qui présentait également ses résultats annuels, a fait état d'une trésorerie en diminution sur l'exercice, à 107,3 millions d'euros à fin 2010 contre 148,3 millions à fin 2009 et d'une perte nette ramenée de 60,4 millions en 2009 à 44,0 millions d'euros.

Vilmorin (-0,35% à 87,47 euros) a confirmé ses objectifs annuels après un premier semestre marqué par une perte réduite d'une année sur l'autre grâce au bond de son activité.

De son côté, Air France-KLM (-1% à 11,50 euros) a décidé de reporter jusqu'à nouvel ordre l'ouverture de sa liaison Paris-Tripoli, prévue le 29 mars, en raison de la situation en Libye.

Devises et pétrole

Sur fond de tensions en Libye, et plus globalement au Moyen-Orient, les cours du brut poursuivent leur envolée et retrouvent leur niveau d'octobre 2008. Le baril de Brent de la Mer du Nord grimpe de 5% à 116,90 dollars. La référence américaine, le WTI, s'échange à 101,92 dollars le baril.

Sur le marché des changes, 1 euro vaut plus de 1,37 dollar (1 euro pour 1,3773 dollar).

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Commentaires
a écrit le 24/02/2011 à 17:22 :
arrêté j'ai envi de pleurer quand je vois la chute de la bourse. tant pis pour les joueurs s'ils ont perdus c'est la faute à Satko
a écrit le 24/02/2011 à 13:43 :
nous aussi , spéculons : nos enfants n'auront pas d'emplois, dons arrêtons de procréer !
a écrit le 24/02/2011 à 11:27 :
Le baril de Brent de la Mer du Nord grimpe de 5% à 116,90 dollars.
Sachant que la Lybie représente 2,2 % de la production mondiale (et que les livraisons ne sont apparemment pas interrompue), trouvez l'explication ?
Réponse : ne cherchez pas, elle est toute trouvée : spéculation.
Réponse de le 24/02/2011 à 17:39 :
gagné
a écrit le 24/02/2011 à 9:50 :
La spéculation est à son comble avec des AR non justifiés
sur des valeurs. Quand les autorités vont-elles enfin mettre un terme aux achats et aux ventes à découvert ? ceci ruine les petits porteurs qui gèrent "en père de famille" mais c'est peut-être le but recherché afin de faire contrôler la planète par des fonds de pension?

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