Steria optimiste ... Pas le marché

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La SSII française Steria anticipe une accélération de la croissance organique de son chiffre d'affaires en 2011 sur fond d'amélioration du marché des services informatiques, mais sa marge devrait rester stable par rapport à 2010. L'optimisme du groupe ne se reflète pas son cours de Bourse.

Stéria est optimiste. La SSII française table sur une croissance organique comprise entre 3% et 4% pour l'exercice en cours après une forte progression des prises de commandes en fin d'année 2010. Sur le seul quatrième trimestre, elles ont bondi de 32,5% hors effets de changes, portant à 6,2% la progression des prises de commandes sur l'ensemble de l'année.

Malgré ces bonnes performances, la valeur a été malmenée mardi . Le titre qui a cédé jusqu'à 3,32 % en  séance, a terminé la séance sur un perte de 1,25 %.

Le groupe, qui compte parmi ses concurrents Capgemini, Atos Origin et Sopra, reste en revanche prudent sur sa rentabilité en 2011 en raison des pressions persistantes sur les prix et de projets d'investissements en interne qui devraient commencer à porter leurs fruits à partir de 2012."L'économie ne change pas au point de voir nos clients relâcher beaucoup de pression sur les prix", a déclaré le PDG, François Enaud (photo), dans une interview à l?agence Reuters. Le groupe prévoit pour 2011 une marge opérationnelle stable, après un recul en 2010 à 7,1% contre 7,3% lors de l'exercice précédent.

Steria a souffert l'an dernier de la rigueur budgétaire en Grande-Bretagne, sa première division en terme de chiffre d'affaires. Dans ce pays, il a été imposé au deuxième semestre un moratoire sur les nouvelles dépenses informatiques dans le secteur public.

Levée du moratoire en Grande-Bretagne

Le groupe, qui a vu son chiffre d'affaires dans le pays se contracter de 1,3% l'an dernier, compte renouer avec la croissance en 2011 avec la levée du moratoire et à la faveur de "bonnes prises de commandes", a indiqué François Enaud.

Le chiffre d'affaires global du groupe s'est établi à 1,69 milliard d'euros, en hausse de 1,5% à périmètre et changes constants, sur l'ensemble de 2010. Steria a généré une trésorerie de 85,8 millions d'euros sur l'ensemble de l'exercice, ce qui lui a permis de ramener sa dette financière à 101 millions d'euros, contre 187 millions en 2009, soit un ratio de "gearing" d'environ 14%.

"On s'est redonné de la marge de manoeuvre", a souligné François Enaud, en indiquant que le groupe pourrait envisager des acquisitions tout en continuant de privilégier la croissance organique. "On sera de nouveau assez attentifs à toute opportunité qui nous permettrait éventuellement de créer un facteur différenciant supplémentaire sur une géographie ou un segment de marché donné", a-t-il dit.

Le groupe compte doubler le dividende qui s'élèvera à 0,24 euro au titre de 2010.

L'action a clôturé lundi en recul de 0,17% à 22,86 euros avant la publication de ces résultats, dans une capitalisation boursière de 688 millions d'euros. Depuis le début de l'année, le titre affiche une hausse de 17,8%.

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