La Bourse de Paris rattrapée par le cataclysme nippon

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L'indice CAC 40 décroche de plus de 3% pour évoluer sous le seuil des 3.800 points. L'ensemble des places européennes est affecté après la forte baisse, plus tôt, des marchés en Asie.

Alors que les marchés européens avaient plutôt bien résisté la veille aux évènements qui frappent le Japon, notamment grâce au rebond des valeurs bancaires, un vent de panique s'est néanmoins emparé des investisseurs ce mardi.

La situation dans les centrales nucléaires du Japon ne cesse de s'aggraver. Du coup, la Bourse de Tokyo a chuté de plus de 10% ce mardi, entraînant dans son sillage les autres places asiatiques mais également européennes. A Paris, le CAC 40 ne cesse d'accélerer ses pertes et chutait à 10h30 de 3,7% à 3.734,34 points. Il s'agit de sa plus forte baisse depuis le 29 juin 2010, séance au cours de laquelle l'indice avait perdu 4%. C'est la première fois également que l'indice parisien passe sous les 3.800 points en séance depuis le 10 janvier. 

Ailleurs en Europe, le Footsie 100 reculait de 2,12%, le Dax30 de Francfort de 4,14% et l'EuroStoxx50 de 3,26%.

Aux inquiétudes concernant la situation au Japon, s'ajoutent les craintes grandissantes autour du Moyen-Orient après l'intervention militaire de l'Arabie Saoudite au Bahreïn. Les cours du pétrole s'inscrivent pour l'heure en baisse. Côté valeurs, l'ensemble des composantes du CAC 40 évolue dans le rouge.

Les valeurs les plus exposées au Japon

Les valeurs les plus exposées à la paralysie de l'économie japonaise sont attaquées. Après le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon et face à la crainte d'un accident nucléaire majeur, la production dans de nombreux secteurs risque d'être très durement affectée, des puces-mémoires aux avions en passant par l'automobile et les gadgets électroniques.

Du coup, le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics décroche de 4,1% à 8,72 euros. Les constructeurs automobiles Renault et Peugeot reculent respectivement de 2,7% et 2,9%.  Le géant de l'aéronautique EADS abandonne 2,7% à 18,80 euros.

Les valeurs du luxe souffrent également, le Japon représentant un des premiers marchés mondiaux du secteur. LVMH et PPR perdent plus de 3,5%.

Hors CAC 40, la filiaire nucléaire est frappée de plein fouet alors que son développement pourrait connaître un coup d'arrêt après le grave accident au Japon. Le certificat d'investissement Areva chute encore de 6,65% à 29,40 euros. L'ensemble du secteur énergétique est chamboulé : EDF recule de 2,3% tandis qu'à l'inverse les valeurs pétrolières affichent un repli limité. Vallourec ne perd que 1% et Total 1,2%.

Les valeurs qui résistent

Autre conséquence, les valeurs des énergies renouvables sont pour leur part plébiscitées. Theolia, le producteur d'énergie éolienne, grimpe de 15% à 1,38 euro. EDF Energies Nouvelles bondit de 5%.

Attaqué la veille, Scor a rassuré en annonçant que dans le pire scénario au Japon, les pertes totales du groupe en non-vie, nettes des protections proportionnelles et non proportionnelles, ne dépasseraient pas 185 millions d'euros avant impôts. Le réassureur ne couvre pas les opérateurs de centrales nucléaires en dommages ou en responsabilité civile au Japon. Le titre figure parmi les rares valeurs du SRD en hausse (+0,6% à 18,70 euros).

Dans ce contexte d'inquiétude, les valeurs défensives jouent leur rôle à plein. Parmi les plus faibles replis sur le CAC 40, on retrouve Unibail-Rodamco (-0,3% à 145,05 euros) et Essilor (-0,9% à 51,24 euros).

Devises et pétrole

Le yen face au dollar est tombé à 81,42 dollar. De son côté, l'euro face au dollar s'établit à 1,3874 dollar pour un euro.

Sur les marchés pétroliers, le baril de WTI américain s'échange contre 99,76 dollars (-1,5%) et le baril de Brent de la Mer du Nord contre 112,36 dollars (-1,13%).

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