Vent de panique sur les Bourses européennes

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Les places financières européennes ont fortement dévissé ce mardi après l'annonce d'un référendum grec sur le plan d'aide européen. Inquiets quant à l'instabilité provoquée par une telle décision, les investisseurs ont vendu à tour de bras les valeurs financières.

Dans un climat de regain d'inquiétudes relatives à l'avenir de la zone euro, le décrochage des valeurs bancaires fait plonger le CAC 40. En repli de plus de 2 % dès les premiers échanges, l'indice parisien n'a cessé d'accélérer sa décrue et pour terminer sur un plongeon de 5,38 % à 3.068,33 points.

En Europe, les autres indices décrochaient tout aussi violemment : le DAX 30 a lâché 5 %, le Footsie londonien 2,21%. Du côté des indices du sud, l'Ibex35 espagnol s'est replié de 4,19 % et la Bourse de Milan de 6,80 %. En Grèce, le FTSE ASE 20 a plongé de 8,14 %  Outre Atlantique, à la mi-séance, le Dow Jones reculait de 2,14 % tandis que le S&P 500, plus large, pliait de 2,49 %.

Une dégringolade généralisée des marchés financiers dont le point de départ est un regain d'inquiétudes sur l'avenir de la zone euro. Le gouvernement grec a en effet indiqué son intention d'organiser, début 2012, un référendum sur le nouveau plan de sauvetage conclu la semaine dernière à l'issu du double sommet européen. Une décision qui menace "dramatiquement" la stabilité financière de la Grèce et de la zone euro dans son ensemble a averti en fin de matinée l'agence de notation Fitch.

Certes, le Premier ministre George Papandréou s'est voulu rassurant. "Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement", a-t-il déclaré. Mais au regard des nombreuses manifestations de ces derniers jours, l'éventualité d'un refus de la population est forte. Ce d'autant plus que, selon un sondage dévoilé samedi par le quotidien hellène "To Vima", 60% de la population grecque juge le nouvel accord négatif ou probablement négatif.

La boîte de pandore est rouverte, considère le CM-CIC. L'analyse est similaire chez Commerzbank dont les stratégistes estiment qu'une restructuration sévère de la dette grecque ne semble plus éloignée. Quoiqu'il en soit, un éventuel rally de fin d'année est d'ores et déjà mort-né : n'aimant pas l'incertitude, les marchés devraient connaître une forte volatilité tant que le scrutin n'aura pas eu lieu.

Second facteur de décrochage des places européennes, le ralentissement inattendu du secteur manufacturier chinois en octobre. Attendu à 51,6 points, l'indice officiel des directeurs d'achat pour le secteur manufacturier est ressorti à 50,4 points, soit son plus faible niveau depuis février 2009. Cette statistique inquiète les investisseurs quant à la capacité de l'Empire du Milieu à encaisser le choc d'un ralentissement économique mondial.

Sur le front des valeurs

Dans un climat de regain d'incertitudes quant à la zone euro et de confrontées à nouveau au spectre d'un défaut total de la Grèce, les valeurs financières qui s'étaient envolées en fin de semaine dernière ont subi de forts dégagements. Société Générale a décroché de 16,23 %, BNP Paribas de 13,06%, Crédit Agricole de 12,53% et Axa de 12,49% . Hors CAC, Natixis a lâché 10,10 % et Dexia de 15,09 %.

Preuve du regain de pessimisme qui a règné sur le marché, les grandes valeurs cycliques figurent dans les plus fortes baisses. Ainsi Accor a rendu 9,49 %, suivi de Renault (- 9,02%), Lafarge (7,65 %) ou encore Alcatel-Lucent (-7,45%).

A l'inverse, parmi les "meilleures performances" des titres comme Pernod Ricard (-1,61 %), Essilor International (-2,52%), L'Oréal (-2,54 %) ou encore Air Liquide (-2,79 %) ont bénéficié de leur statut de valeurs défensives et ont figuré parmi les actions les moins massacrées.

EADS n'a perdu que 1,31 %. Valeur dollar, le titre a résisté à la tendance grâce au rebond du dollar face à l'euro.

Devise et Pétrole

La monnaie unique a poursuivi son repli face au billet vert. A la clôture des places européennes un euro s'échangeait contre 1,368 dollar. Dans le même temps, sur le marché de l'or noir, les cours du baril étaient en baisse. Le Brent de la Mer du Nord perdait 2,14 % à 107,22dollars tandis que le WTI s'échangeait contre 90,58 dollars (-2,80 %).

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Commentaires
a écrit le 01/11/2011 à 16:09 :
Laissez enfin la Grèce faire défault sur ses dettes et donnez le coup de grace a l'Ours agonisant.

Tant que cet Ours ne serra pas abattu, les bourses ne se calmeront pas.
Les leaders Européens sont des laches, des imbéciles. Ils ne font que cacher le problème derrière des fonds d'argent caduques digne de Sub-Prime.

Faite exploser la Grèce et faite la sortir de l'Euro. Les banques perdront leurs investissements et reflechiront a deux fois avant d'investir dans un pays du tiers-monde.
a écrit le 01/11/2011 à 15:47 :
LE MONDE POLITIQUE ET FINANCIER NE LAISSERONT PAS TOMBER NOTRE SYSTEME ECONOMIQUE EN PLACE DEPUIS DES DECENNIES.ILY AURA DES PLEURS ET DES GRINCEMENTS IMPORTANTS MAIS TOUT SERA FAIT POUR MAINTENIR LE CAP.LA PLANCHE A BILLETS VA FONCTIONNER A PLEIN COMME AUX U.S.MAIS ON NE LACHERA PAS.EST-CE LA MEILLEURE SOLUTION POUR LES PEUPLES?

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