La polémique sur le nucléaire fait encore trembler EDF

 |   |  380  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'action EDF continuait de reculer fortement ce jeudi à la Bourse de Paris, après un accord électoral conclu en début de semaine entre socialistes et écologistes prévoyant notamment l'arrêt de réacteurs nucléaires d'ici 2025.

Après avoir dégringolé de plus de 4% la veille, le titre EDF signe à nouveau la plus forte baisse du CAC 40 ce jeudi.  A mi-séance, l'action perdait 3,3% à 19,17 euros tandis que dans le même temps, l'indice phare de la Bourse de Paris reculait de 1,28%.

Selon l'accord entre les Socialistes et les Verts, la part du nucléaire dans la production d'électricité française va baisser de 75 à 50% à l'horizon 2025. Certains sites vétustes au sein du parc de 58 réacteurs vont être fermés mais le PS a refusé la sortie du nucléaire voulue par la candidate des Verts, Eva Joly. Selon un dirigeant écologiste, l'accord conclu mardi entraînera la fermeture de 24 réacteurs à l'horizon 2025.

Pour les analystes, cet accord ne peut avoir qu'un impact négatif pour EDF. En conséquence, plusieurs brokers ont abaissé leur recommandation et/ou leur objectif de cours sur la valeur. "En dépit de la poursuite de l'amélioration des fondamentaux du groupe et de son recentrage sur ses marchés clés, nous abaissons notre recommandation à neutre (contre acheter, NDLR) compte tenu de l'impact du débat électoral français et des diverses propositions annoncées", commente Natixis dans une note.

L'intermédiaire évalue à 25% la décote politique sur le titre. Si l'impact de la mesure proposée par le candidat du PS est difficilement chiffrable étant donné le nombre d'inconnues, souligne Natixis, une première approche l'amène à considérer que le résultat avant impôt 2025 pourrait être amputé de 4,5 milliards d'euros dans le pire des cas. "Sur une base actualisée, cela représente 1,6 milliard d'euros en 2011, soit 0,86 euro par titre", précise le bureau d'analyse.

"Globalement, nous pensons que ce sont des nouvelles négatives pour l'action EDF, mais d'une part il faut que les Socialistes et les Verts gagnent les élections, d'autre part ils seront vraisemblablement confrontés à la réalité, à savoir que la fin du nucléaire porterait atteinte à la compétitivité de la France", nuançait de son côté John Honoré, analyste à la Société générale, dès mercredi dans une note de recherche.

En Bourse, EDF a perdu 16% de sa valeur sur un mois et affiche un repli de près de 38% depuis le début de l'année.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/11/2011 à 13:15 :
Bonjour ,

Le débat sur le devenir de la production nucléaire en France peut se décliner sur deux plans :

L?un politique , l?autre socio-économique. Même si parfois ils peuvent paraître divergent , ils sont incontournables.

Le débat politique prend en considération le paysage politique à l?instant T ainsi que tous les courants idéo véhiculés via tous les média ou les réseaux socio existants. Aujourd?hui il en ressort que l?abandon du nucléaire est inévitable , mais cela on l?aurait deviné. L?Allemagne est allée plus loin puisqu?elle a indiqué l?abandon de son programme nucléaire pour 2018. Hypocrisie !!! Sachant que cette dernière achète aujourd?hui à la France, le manque de sa production on peut penser que les 22% de perte due à l? abandon du nucléaire seront acheté également à la France. Mais quoiqu?il en soit inéluctablement la France devra se passer un jour ou l?autre de cette énergie. De plus ce débat dépasse les limites de notre pays. En effet comme nous le savons depuis 1986, un éventuel nuage radioactif ne s?arrête pas à notre frontière. La réflexion est sans nulle doute plus large . Il faut donc élargir le débat à tous les pays.

Si un référendum avait lieu sur l?abandon ou non du nucléaire en France on peut estimer qu?une majorité de oui l?emporterait.

Le débat socio-économique prend en considération qu? à ce jour aucune énergie ne peut compenser d?un point de vue rentabilité/efficacité l?électricté générée par l? énergie nucléaire. Certes il est possible d?arreter nos 24 centrales dans les prochaines années ( objectif 2022) mais dans ce cas nous devrions revoir à la hausse le tarif de l?électricité, implanter des turbines à gaz ou des groupes combigaz ( pollution) développer et optimiser le parc des énergies renouvelables et surtout réduire sensiblement notre consommation au risque devoir supporter des délestages journaliers. De plus il faudra faire face à la perte de tous les emplois générés par la filière nucléaire, sachant que ceux inhérents aux énergies renouvelables seront loin de les compenser. Mais là on rejoint également le débat politique?


Si un sondage était effectué pour savoir si les consommateurs seraient prets à payer leur électricité plus cher ( de l?ordre de 30%) avec des coupures éventuelles la journée , on peut penser que la majorité ne serait pas d?accord.

On voit bien dès lors apparaître le paradoxe . Comme toujours la solution se situe à la jonction de ces deux débats. Notre parc nucléaire à 30 ans , il nous en faudra autant poun nous en débarasser.

Par contre une chose est certaine il ne faut pas tarder à initialiser notre démarche et investir sur les économies d?énergie rentables et efficaces . C?est ce qui fait la différence entre par exemple l? Allemagne et la France. Il faut impérativement changer notre mode de consommation et donc de vie. Mais il est vrai les temps ne sont pas propices à cela.
a écrit le 22/11/2011 à 13:09 :
Bonjour ,

Le débat sur le devenir de la production nucléaire en France peut se décliner sur deux plans :

L?un politique , l?autre socio-économique. Même si parfois ils peuvent paraître divergent , ils sont incontournables.

Le débat politique prend en considération le paysage politique à l?instant T ainsi que tous les courants idéo véhiculés via tous les média ou les réseaux socio existants. Aujourd?hui il en ressort que l?abandon du nucléaire est inévitable , mais cela on l?aurait deviné. L?Allemagne est allée plus loin puisqu?elle a indiqué l?abandon de son programme nucléaire pour 2018. Hypocrisie !!! Sachant que cette dernière achète aujourd?hui à la France, le manque de sa production on peut penser que les 22% de perte due à l? abandon du nucléaire seront acheté également à la France. Mais quoiqu?il en soit inéluctablement la France devra se passer un jour ou l?autre de cette énergie. De plus ce débat dépasse les limites de notre pays. En effet comme nous le savons depuis 1986, un éventuel nuage radioactif ne s?arrête pas à notre frontière. La réflexion est sans nulle doute plus large . Il faut donc élargir le débat à tous les pays.

Si un référendum avait lieu sur l?abandon ou non du nucléaire en France on peut estimer qu?une majorité de oui l?emporterait.

Le débat socio-économique prend en considération qu? à ce jour aucune énergie ne peut compenser d?un point de vue rentabilité/efficacité l?électricté générée par l? énergie nucléaire. Certes il est possible d?arreter nos 24 centrales dans les prochaines années ( objectif 2022) mais dans ce cas nous devrions revoir à la hausse le tarif de l?électricité, implanter des turbines à gaz ou des groupes combigaz ( pollution) développer et optimiser le parc des énergies renouvelables et surtout réduire sensiblement notre consommation au risque devoir supporter des délestages journaliers. De plus il faudra faire face à la perte de tous les emplois générés par la filière nucléaire, sachant que ceux inhérents aux énergies renouvelables seront loin de les compenser. Mais là on rejoint également le débat politique?


Si un sondage était effectué pour savoir si les consommateurs seraient prets à payer leur électricité plus cher ( de l?ordre de 30%) avec des coupures éventuelles la journée , on peut penser que la majorité ne serait pas d?accord.

On voit bien dès lors apparaître le paradoxe . Comme toujours la solution se situe à la jonction de ces deux débats. Notre parc nucléaire à 30 ans , il nous en faudra autant poun nous en débarasser.

Par contre une chose est certaine il ne faut pas tarder à initialiser notre démarche et investir sur les économies d?énergie rentables et efficaces . C?est ce qui fait la différence entre par exemple l? Allemagne et la France. Il faut impérativement changer notre mode de consommation et donc de vie. Mais il est vrai les temps ne sont pas propices à cela.
a écrit le 20/11/2011 à 18:46 :

Le nucléaire, comme toutes les autres énergies polluantes n'a plus d'avenir économique.

Le coût de toutes les énergies polluantes est en perpétuelle hausse alors que le prix des installations solaire connait une baisse des coûts jamais vue, prix constatés en Nov 2011:
- Pour les petites installations solaires en toiture: 4000 EUR TTC / kW installé, produisant 1MWh/ an = 30 MWh sur 30 ans. Prix de revient = 14 cts / kWh
- Pour les grandes installations solaires au sol: 2000 EUR TTC / KW installé, produisant 1MWh/ an = 30 MWh sur 30 ans. Prix de revient = 7 cts / kWh

En Allemagne le solaire est donc aujourd'hui compétitif face au nucléaire (l'Allemagne comptabilise les vrais couts du nucléaire: démentellement et dechets).
Les prix des panneaux solaire va encore diminuer de moitié d'ici 3 à 8 ans !
L'électricité solaire deviendra alors partout compétitive face à toutes les énergies polluantes et dangereuses: nucléaire, pétrole, charbon, gaz...

Le solaire et toutes les ENR peuvent s'implanter facilement dans tous les pays du monde, ce sont des marchés avec une croissante à 2 chiffres, l'Allemagne y a déjà créé 300 000 emplois, en 2030 ça sera plus d'1 millions .

Somme nous, en France, des drogués nucléaire au point que nous devrions nous interdire de penser que c'est aussi faisable chez nous ?
a écrit le 20/11/2011 à 14:45 :
Hollande le gentil Hollande qui veut faire plaisir à tout le monde et qui prépare encore sa campagne présidentielle avec des piques de toutes parts -les Verts sont sans argent, Mélanchon aussi, le P.C. itout, Ils me font bien rire. Il ne sera pas au deuxième tour par ses hésitations, son manque de caractère !
a écrit le 20/11/2011 à 0:13 :
Le nucléaire, comme toutes les autres énergies polluantes n'a plus aucun avenir.

Actuellement (NOV 2011), en Europe le prix des installations solaire connait une baisse des coûts extraordinaire :
- Pour les petites tes installations en toiture: 4000 ? TTC / kW installé, produisant 1MWh/ an = 30 MWh sur 30 ans. Prix de revient = 14 cts / kWh
- Pour les grandes installations au sol: 2000 ? TTC / KW installé, produisant 1MWh/ an = 30 MWh sur 30 ans. Prix de revient = 7 cts / kWh

Si on poursuit la tendance actuelle, les coût du solaire pv seront encore divisés par 2 entre 2015 et 2020. Le solaire est donc aujourd'hui compétitif face au nucléaire (sion inclus les couts du démentellement, déchets, assurances) et il va très vite devenir moins cher que toutes les énergies polluantes: nucléaire, pétrole, charbon, gaz...
a écrit le 18/11/2011 à 7:56 :
Cherchez l'erreur EDF a tout maisé le maxilmun sur le nucléiare il arefusé" pendant des années à mettre ses profits dans d'autres énergies, il voulu par sa filiale amis tardivement commencé a planché sur ses énergies, il préfère en accord avec l'Etat et nos ministres, peu compétents en économie et en investissement industriel, l'immanquable M. Borloo et la bobo, vient de délapider 240000 euros pour peaufiner son image Mme NKM qui en dehors du discours politique est hors course, racheter au prix fort et payer par le contribuable et le client EDF les énergies renouvelables dont la partie mécaniques est en photovoltaique chinoise, allemande ou américaine et pour les éoliennes, peu rentables, nord européenne.
Il est à noter égaleemnt que le PDG d'EDF a été nommé politiquement et que ces compétences sont limites voir aujiourd'hui les erreurs qu'il acommis à Véolia vaec ses investissements tout azilut qui aujourd'hui sont un boulet pour la nelle direction.
EDF encore ses stes dans la mains noire de l'Etat qui dans son contexte actuel a un avenir sombre, si elle ne revoit pas sa stratégie d'investissement. Ne pas oublier qu'encore une fois que les erreurs INVRAISEMBLABLES des erreurs du coût de la construction des 2 EPR français, finlandais le contribuable et le client EDF va devoir assumer contre son gré une ereur d'environ 5 millairds d'euros bravo les politqiues et "les grands" patrons d'AREVA et EDF.
Réponse de le 20/11/2011 à 9:46 :
L'état Français a fait le choix du nucléaire, l'entreprise EDF a assuré, sans l'état, l'investissement nécessaire indexé par volonté étatique sur l'or. Cette charge a pesé sur l'entreprise pendant des décennies.
L'état n'a jamais investi un Fr ou ? dans l'entreprise.
Réponse de le 20/11/2011 à 20:05 :
Bravo la tribune ! Vous avez une parole de vérité! C'est ça la vrai liberté de la presse!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :