Wall Street : le Nasdaq suspend ses cotations à cause d'un bug informatique

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De mémoire d'homme. La Bourse Nasdaq de New York a suspendu jeudi toute son activité pendant plus de trois heures en raison d'un problème informatique, un incident sans précédent qui met de nouveau en question la fiabilité des échanges électroniques. Le courtage des actions a cessé sur la plate-forme électronique d'environ 16H15 GMT à 19H25 GMT, paralysant l'indice composite Nasdaq, à dominante technologique, et des valeurs phare de la place new-yorkaise comme Apple ou Microsoft.
Les sources précises de la panne restent à éclaircir, mais elles devraient être liées au système de communication du Nasdaq avec les autres bourses d'échanges.
Les autres places boursières, à l'instar du New York Stock Exchange (NYSE), ont aussi dû suspendre le courtage des valeurs échangées sur le Nasdaq.
Le problème lui-même n'a duré que 30 minutes et pendant les deux heures et demies qui ont suivi, "le Nasdaq, les autres plateformes boursières, les régulateurs et les opérateurs de marché se sont coordonnées pour assurer une ré-ouverture ordonnée de la cotation", poursuit le communiqué.
La directrice de la SEC a qualifié, dans un communiqué, l'incident de "sérieux" et s'engage à "faire adopter les nouvelles règles" pour renforcer les plateformes boursières et à tenir à cet effet "une réunion avec les dirigeants des places boursières et autres opérateurs de marché".
L'incident "n'a pas provoqué de panique sur le marché", observe Art Hogan.
L'indice a d'ailleurs clôturé en hausse de 1,08% à 3.638,71 points. L'action du groupe Nasdaq a en revanche perdu 3,42%, à 30,46 dollars.
Pour Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital, les investisseurs "n'étaient pas complètement dépourvus, ils pouvaient recourir aux autres plates-formes d'échanges", mais "chaque nouvel incident de ce genre depuis Facebook a bien sûr tendance à saper notre confiance", ajoute-t-il toutefois.
Le jour du lancement en grande pompe sur le Nasdaq de l'action du réseau communautaire en mai 2012, des problèmes techniques avaient coûté des centaines de millions de dollars de pertes aux investisseurs. Plus tôt la même année, la plate-forme électronique d'échange boursiers BATS avait été forcée d'annuler sa propre introduction boursière après un autre "bug" informatique.
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L'installation ratée d'un nouveau logiciel de courtage chez Knight Capital en août 2012 s'était traduite pour la société par une perte de 461 millions de dollars et avait conduit à son rachat par un concurrent.
Une situation anormale dont la banque Goldman Sachs se serait sans doute bien passé. Mardi, la banque américaine a été victime d'une erreur de programmation sur des transactions automatiquement générées. Le système informatique aurait en effet pris pour des ordres réels les indications des clients sur leurs intentions. On ne sait pas encore combien cela va coûter à Goldman Sachs.
>> Le trading à haute fréquence, humain, trop humain (abonnés)
"Chaque fois qu'un problème technique se produit, se pose la question de l'intégrité du marché. Cela n'encourage pas les gens à confier leur argent" aux systèmes électroniques, dans des marchés de plus en plus soumis au courtage automatisé à haute fréquence, estime pour sa part Michael Gayed, responsable des investissements à Pension Partners.
Si de tels incidents ont toujours existé, l'ennui vient de l'introduction du trading à haute fréquence. En effet, le très grand nombre de positions qui peuvent être prises en très peu de temps en décuple désormais les conséquences.
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