Encadrer le trading à haute fréquence... POUR ou CONTRE ?

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Le trading à haute fréquence, cette forme de trading ultra-rapide où les échanges sont réalisés en fonction de stratégies automatisées à partir d'algorithmes, est dans le viseur des régulateurs. Il a pris de plus en plus d'importance ces dernières années. Dans sa dernière "cartographie des risques", l'Autorité des marchés financiers (AMF) estime "la part des « purs » traders à haute fréquence (c'est-à-dire des intervenants spécialisés préalablement identifiés et se reconnaissant comme tels) dans le volume de transactions sur le CAC 40 [...] à environ 17 % au dernier trimestre 2011 ; la part de ce mode de trading, utilisé aussi pour compte propre par des intermédiaires de marché traditionnels, est supérieure. Elle est estimée pour l'Europe aux environs de 30 %".

Dangereux pour certains, élément essentiel à la liquidité des marchés pour d'autres, le trading à haute fréquence est menacé de limitation de vitesse. Le projet de révision de la directive sur les marchés d'instruments financiers prévoit en effet d'imposer un temps de latence minimum pour les ordres boursiers. Autrement dit les ordres devraient rester au minimum une demi-seconde dans les carnets d'ordres. En moyenne avec le trading haute fréquence ils y restent plutôt de l'ordre de 3 millisecondes... Une telle mesure aurait un impact considérable sur les volumes échangés et les opérateurs de marché.

En attendant le vote du Parlement européen en septembre ou octobre et l'adoption d'une position commune par le Conseil, le débat reste vif entre défenseurs et détracteurs du trading à haute fréquence... 

 

CONTRE   POUR
 

Remco Lenterman, président de FIA European Principal Traders Association*

 

 

 

A en croire ses détracteurs, le trading à haute fréquence (THF) serait à l'origine de tous les maux (ou presque) de la planète financière. Il faut cependant rétablir la vérité.

L'innovation a toujours été critiquée

En effet, quelles que soient les preuves apportées par les universitaires, les bourses et les régulateurs sur l'impact positif du trading à haute fréquence, celui-ci ne cesse d'être critiqué et remis en question. Il n'est pas difficile d'en deviner la raison. L'innovation dans n'importe quel secteur a toujours attiré les critiques. Cependant, dans la réalité, les choses sont beaucoup plus simples.

Une activité ancienne et bien connue

Commençons par le terme « trading à haute fréquence ». Il s'agit tout simplement d'une nouvelle expression pour désigner quelque chose que les acteurs du marché font depuis des siècles : agir en tant qu'intermédiaires entre des acheteurs et des vendeurs de titres. La seule différence est qu'aujourd'hui la procédure est complètement automatisée, plus efficace et sensiblement moins chère. Ces intermédiaires qui répondent au nom nouveau de « traders à haute fréquence » exercent une activité qui a toujours existé : autrefois, ils auraient été désignés sous le nom de « teneurs de marché » ou de « spécialistes ».

Le "flash crash", un mauvais exemple

Que penser du « flash crash », souvent donné en exemple par les détracteurs du trading à haute fréquence ? Ces derniers en ont fait la pièce à conviction numéro 1 dans leur acte d'accusation du trading à haute fréquence. Cependant, un rapport de la CFTC et la SEC, les deux agences gouvernementales qui supervisent les marchés américains, a conclu que le trading à haute fréquence n'était pas à l'origine du « flash crash ». De plus, un rapport publié par CME montre que loin d'avoir déclenché le « flash crash »", les traders à haute fréquence ont en fait absorbé les ordres de vente initiaux.

Les mythes autour du trading à haute fréquence

Néanmoins, les mythes persistent. Les théories expliquant les diverses stratégies dans lesquelles nos entreprises sont soi-disant impliquées sont farfelues et basées sur des anecdotes. Même les meilleurs experts de notre secteur ne parviennent à comprendre comment ces théories fonctionneraient en pratique.
La mission de FIA European Principal Traders Association est d'apporter un équilibre dans le débat sur le trading à haute fréquence. En tant que représentants des sociétés de trading - celles qui négocient pour compte propre sur les marchés boursiers européens -, nous sommes conscients que la réalité peut parfois être moins convaincante que la fiction.

Cependant nous estimons que la régulation des marchés financiers ne doit pas être alimentée par les émotions, les anecdotes et les inventions. Les marchés électroniques disposent d'une abondance de données de marché à analyser, et ces preuves empiriques démontrent de façon extrêmement convaincante les avantages du trading à haute fréquence.

Moins de coûts frictionnels

Attardons-nous sur certaines de ces preuves. D'abord, le trading à haute fréquence a fortement réduit les coûts frictionnels sur le marché. Ainsi, il bénéficie aux utilisateurs... y compris aux clients des fonds de pension qui opèrent sur ces marchés. En clair, effectuer des opérations sur les marchés boursiers n'a jamais été si peu cher. Par le passé, les fonds de retraite payaient entre 0,25 % et 0,40 % pour effectuer des opérations sur des actions, alors qu'aujourd'hui, les coûts sont beaucoup plus faibles : ils oscillent entre 0,01 % et 0,03 %, ce qui représente une diminution de plus de 90 %. Ce sont de véritables économies qui, au final, bénéficient aux consommateurs. C'est précisément pour cette raison que les bourses et les courtiers cherchent à consolider le marché. L'automatisation rend le secteur financier plus petit, et par conséquent, moins onéreux pour les consommateurs. Pas étonnant que le trading à haute fréquence soit la cible des critiques.
En outre, un nombre accablant de preuves académiques démontrent que le trading à haute fréquence ajoute à la liquidité et réduit la volatilité et les coûts de transaction (voir notre site internet)

Une liquidité accrue

Autre accusation : celle selon laquelle le trading à haute fréquence fournit de la liquidité « fictive », en retirant des cotations avant que des ordres puissent être exécutés. C'est impossible. Sur des marchés automatisés et régulés, des cotations « fictives » ne sont pas tenables. Ces marchés ne jouent pas au chat et à la souris où la souris retourne dans son trou dès qu'elle voit le chat. Sur les marchés boursiers, la souris ne se rend compte de la présence du chat que lorsqu'elle a déjà été mangée ! De plus, dans une grande partie des transactions boursières, nos membres sont impliqués au moins d'un côté de la transaction. La liquidité que nous fournissons est réelle et indispensable au bon fonctionnement des marchés.

Pour résumer, nos détracteurs choisissent de négliger la valeur que nos membres apportent à l'économie réelle en termes de coûts de transactions réduits et de liquidité accrue. Nous soutenons les mesures destinées à rendre les marchés plus sûrs et plus résistants, mais nous exhortons également les décideurs politiques à évaluer les coûts des réformes. Si des règlements mal conçus perturbent la liquidité et augmentent les coûts pour les intermédiaires et les investisseurs, personne n'en ressortira gagnant.

 * www.futuresindustry.org/epta

 

Benoit Lallemand, analyste senior, Finance Watch*


 

 

 

La remise en cause du trading à haute fréquence (THF) entraîne souvent des réactions assez « émotionnelles » de la part des professionnels de l'industrie. Ce que l'on comprend aisément, au vu des profits engrangés et de leurs perspectives de croissance, en particulier en Asie. Il n'en reste pas moins que la posture du persécuté sied peu aux intéressés ! En effet, le législateur commence tout juste à envisager les premières mesures d'encadrement de cette activité. Encore, ces mesures paraissent bien timides. En quelques années, en dehors de toute régulation, le trading à haute fréquence est devenu dominant sur les marchés. Aujourd'hui l'essentiel des développements technologiques et de services des bourses et plateformes alternatives est dicté par les besoins du trading à haute fréquence. Or, sa valeur ajoutée n'a rien d'évident. Au contraire, les études s'accumulent (voir la page dédiée au THF sur notre site) sur la responsabilité du trading à haute fréquence dans l'accroissement de la volatilité et de la probabilité de crash, du potentiel d'abus de marché à grande échelle. Enfin, le THF fait peser un coût additionnel sur tous les participants plus lents.

Economie réelle vs. casino électronique

Le trading à haute fréquence pose la question du rôle des marchés de capitaux. Ceux-ci ne doivent pas devenir un simple casino électronique. Ils doivent permettre aux épargnants et investisseurs de rencontrer la demande de capital des entreprises, Etats et autres entités porteuses de projets - projets dont nos économies ont grandement besoin aujourd'hui. Les contraintes auxquelles font face les banques ne font que renforcer l'importance de ces marchés, de la "désintermédiation" dans le financement de l'économie. Or depuis plusieurs années le marché primaire est anémique tandis qu'une spéculation frénétique s'est emparée du marché secondaire, censé offrir aux investisseurs la possibilité de se défaire de leurs titres ou d'en acquérir d'autres en fonction des circonstances. Il ne s'agit plus d'investir dans un projet prometteur dans l'espoir d'un rendement à la mesure de son succès. C'est plutôt à qui exécutera le plus vite le pari gagnant sur l'évolution des prix dans les prochaines... poignées de millisecondes.

Un coût exorbitant

Si l'automatisation des transactions est une évolution positive, qui a permis de réduire les coûts d'exécution et donc, indirectement, d'améliorer le rendement d'un fond de pension sur le long terme par exemple, ce n'est pas le cas du trading à haute fréquence. Ce dernier n'a rien à voir avec une quelconque réduction de coûts, au contraire. La « course à l'armement » dans laquelle les bourses sont entraînées depuis plusieurs années vise à augmenter l'avantage compétitif d'acteurs spécialisés dans l'exploitation de la vitesse. Or les coûts d'infrastructure - y compris les interruptions plus fréquentes du service du fait d'un système à la limite de ses capacités - sont supportés par l'ensemble des participants. On se souvient des interruptions de cotations lors du lancement du titre Facebook. Par ailleurs, la fragmentation des marchés et les faibles volumes disponibles pour un prix donné ont fait augmenter le prix du trading de 14 % sur les six dernières années.

Une liquidité illusoire

Quand ils ne prennent pas la liquidité disponible en exécutant des stratégies suiveuses ou prédatrices, les traders à haute fréquence prétendent « apporter de la liquidité », jouer le rôle de « teneur de marché». Or ils ne traitent que sur les titres déjà hautement liquides : sur ces titres la « liquidité naturelle » offerte par tous les participants est suffisante ! Il s'agit d'une intermédiation - donc d'un coût - superflu. Par ailleurs la « liquidité » qu'ils amènent est une forme dégradée de la « tenue de marché » : si le spread est légèrement réduit - ce qui est contesté -, c'est au dépend de la profondeur, de la « tenue » du prix dans la durée et de la capacité à « absorber » des déséquilibres de l'offre et de la demande grâce à son inventaire propre. Les traders à haute fréquence offrent des volumes faibles à des prix intéressants pour attirer les flux d'ordres (lents). Les prix sont ensuite « instantanément » modifiés à leur avantage (d'où des taux d'annulation d'ordres excédants 90 %), ce qui aboutit à un prix d'exécution dégradé sur l'ensemble du volume « rempli ». Ils ne gardent aucun inventaire plus de quelques secondes. Non seulement cela les rend incapables d'absorber le moindre déséquilibre de liquidité ; au contraire ils génèrent des « effets patates chaudes », comme lors du Flash Crash du 6 mai 2010 aux Etats-Unis.

La MIF 2 : retour vers le futur

Ralentir les marchés, assainir un carnet d'ordre saturé et modifié chaque milliseconde, ces mesures ramèneraient les marchés plusieurs années en arrière, à en croire l'industrie. Nous pensons au contraire que la revue de la MIF est l'opportunité d'un « retour vers le futur » pour des marchés soumis au dictat des spéculateurs et à la loi du plus rapide.

Un marché de capital mature et évolué devrait encourager la mise à disposition de l'épargne au profit des projets économiques porteurs d'avenir. Ce qui passe par un retour de la confiance. Ce dernier requiert une liquidité de qualité (et non illusoire), une transparence effective (et non théorique), l'intégrité, l'égalité d'accès et la stabilité des prix comme de l'infrastructure. Charles Munger, bras droit de Warren Buffet, compare les traders à haute fréquence à des « rats dans le grenier à grain ». Finance Watch ne va pas jusque là, mais plaide pour la mise à disposition du régulateur de tous les outils nécessaires à son encadrement, de la taille des pas de cotation à la tarification des ordres modifiés ou annulés, en passant par le temps de présence imposé des ordres dans le carnet.

* www.finance-watch.org

 

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Commentaires
a écrit le 27/08/2012 à 10:07 :
Cela peut être effectivement intéressant, le sujet est abordé dans le contexte des options binaires : http://www.guidedesoptions.com
a écrit le 15/08/2012 à 14:30 :
Vivement qu'on passe aux nanosecondes, ça ira encore mieux. En attendant, je vais donner du foin à mon âne.
a écrit le 14/08/2012 à 14:31 :
D'un côté, on a un technicien qui présente les avantages de l'automatisme de certaines tratactions, d'un autre une personne qui pose dès le départ "Le trading à haute fréquence pose la question du rôle des marchés de capitaux. Ceux-ci ne doivent pas devenir un simple casino électronique."
Tout est dit! Deux discours incompatibles puisque l'un est dans le fétichisme de la technologie et sa rentabilité, l'autre pose la question du sens!
a écrit le 14/08/2012 à 13:56 :
Contre " c'est faire de l'argent pour l'argent" au détriment d'autrui.
GM
a écrit le 14/08/2012 à 12:23 :
SOCIO Logiciels a des alogrythmes pour détecter le trading hautes fréquence et localiser les acteurs en temps réels mais personnes ne vient jamais nous le demander....pourquoi.....
Peut être que ceux suceptibles de payer ces algos avec l'infra informatique liée sont les mêmes qui font du trading haute fréquence.....
En tout cas les algos sont là
a écrit le 10/08/2012 à 11:43 :
"trading ultra-rapide où les échanges sont réalisés en fonction de stratégies automatisées"
En fait, il n'y a qu'une seule stratégie : faire le max de bénef en un mini de temps (pire que les fonctionnaires dont la stratégie est : faire un max de bénef en en max de temps ;-)
a écrit le 09/08/2012 à 9:03 :
Le problème n'est pas le THF lui même, faut pas se tromper de sujet quand même....
Le THF n'est qu'une façon de procéder, mais n'est en aucun cas le noeud du problème....
Les problèmes essentiels sont d'une part ce pour quoi il est utilisé ; si c'est du prop trading pur, ça commence à être dérangeant car il y a risque. D'autre part, tout est aussi question de volumes et de proportion des résultats dans le P&L de la banque qui l'utilise.

Après, le THF, ce sont des modèles, des règles, et beaucoup d'IT paramétrée. Un peu de surveillance peut ne pas faire de mal, mais faut pas en faire tout un fromage non plus.
a écrit le 08/08/2012 à 13:42 :
Juste en ce qui concerne les investissements de mes fonds de retraite, le milliardième de seconde pour mes ordres c'est du pipo. Laissons les "spécialistes" entre eux et taxons à l'ordre passé. L'analyse financière sera ainsi mieux rémunéré.
a écrit le 08/08/2012 à 10:30 :
Le trading à haute fréquence est à supprimer. La bourse n'est pas faite pour ça, elle est faite pour apporter de la finances aux entreprises de la vraie économie. A minima, les personnes physiques et les dirigeants des personnes morales qui jouent à jeu devraient d'une part verser des cautions énormes à l'autorité des marchés fionanciers, et en outre être responsables sur leurs biens (où qu'ils soient dans le monde) des dégâts produits en cas de "bug".

Marre de payer pour des irresponsables. (les profits pour moi, les pertes mutulisées entre les citoyens y compris les pauvres)

En cas de problème je vous donne déjà l'argument de défense : les autorités de contrôles auraient dû mieux nous surveiller. C'est ce qu'on dit sans rire les banques en 2007.

Cotoiyen indigné
a écrit le 02/08/2012 à 20:07 :
Il est important de comprendre que la lutte contre le THF est menée par les grandes banques et assurances, les "gros doigts" des marchés, les fameux zinzins. Jusqu'à présent en effet, les zinzins maîtrisaient seuls les carnets d'ordres profonds et pouvaient gagner de l'argent facilement en profitant de cette connaissance fondamentale des marchés. Mais voilà, des petits nouveaux sont arrivés et, grâce au THF, ont bousculé la hiérarchie classique de la finance, au grand dam des anciens puissants, vieux lions un peu balourds face aux nouvelles gazelles. Pour les seconder dans leur combat d'arrière garde, les vieux balourds, passés en mode survie, n'ont eu de cesse de recruter des idiots utiles, notamment chez les politiciens complices (lobbying classique), chez les néo-marxistes reconvertis sur le tard dans la sociologie de pacotille (forme de lobbying plus récente), mais également sur internet où pullulent les idiots utiles (lobbying moderne). La plupart du temps, ces recrutés involontaires (Zerohedge par exemple) ne pigent que couic aux motivations véritables du débat et répètent bêtement les arguments inventés par leurs maîtres, inconscient qu'ils sont de se faire manipuler par la vieille oligarchie qui joue sa survie. Pathétique naïveté !
Réponse de le 02/08/2012 à 21:04 :
Toutes les grosses banques (même les françaises) ont leur pool de HFT !
Vous vous trompez d'animal : gazelle ou hyène ?
Vous êtes des petits prédateurs en concurrence avec les plus gros (les lions zinzins).
Encore aucun argument étayé, des déclarations, des vociférations,...

Réponse de le 02/08/2012 à 21:18 :
Plaisante réponse car on voit bien qui vocifère ici et qui perd ses nerfs. Justement, les petits intervenants sont mis à égalité avec les balourds grâce au THF, mais les zinzins n'ont pas leur réactivité : ce sont des structures bureaucratiques lourdes qui peinent à suivre. Arrêtez de jouer l'idiot utile à leur service.
a écrit le 01/08/2012 à 20:31 :
A l'instant, la bourse US vient de subir un "flash-Krack".
Cnbc titre "Latest Market Glitch Shows 'Trading Out of Control' "
Le Wall street journal titre "Fat Finger Trade? Knight Looking Into Stock-Trading Irregularities"
Et Reuter :"Unusual action roils U.S. stocks, traders scramble"
Les fusibles ont fonctionné.La chute n'est que de 0.2%.
Le rôle des ordinateurs est de nouveau invoqué.Qui des HFT , des hedges funds, des ordres stop a causé ce petit krack (bien maîtrisé) ?
Réponse de le 01/08/2012 à 21:19 :
Il y a un petit reportage ( en anglais ) sur ce sujet : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=dOO9XxH5Nyo#!
On y voit les carnets d'ordres.Des actions de grandes entreprises (140 ) US sont vendues par paquets de cent, en rafales !
Malgrès l'action des fusibles, tous ceux qui ont utilisés des ordres stop sont tondus de 10% ou plus.Le fameux flash-krack mentionné ici plus bas avait été plus "meurtrier".Des actions et des trackers étaient tombé au 10ème de leur valeur, ruinant tous ceux dont les stops avaient sauté.
Qu'un krack survienne à cause d'une panique des investisseurs (à la 1987) fait partie du jeu.Mais que des ordinateurs qui s'emballent fassent tomber les bourses, NON !
Quitte à me faire traiter de passéiste !
PS : personnellement, je n'utilise plus de stop depuis longtemps ...
Réponse de le 01/08/2012 à 21:48 :
Je mentionnais plus bas des courbes boursières douteuses.Les cours de bourses non truqués ont une allure aléatoire.Lorsque l'on voit des sinusoïdes et autres tracés de types "régulation de système automatiques", c'est que justement des systèmes automatiques boursicotent et tentent d'asservir le cour d'une action à l'instar de la trajectoire d'un missile, d'un freinage ABS etc...
En voici deux exemples après un coup de google rapide.Il y a plus spectaculaire (des sinusoïdes amorties du type "systèmes linéaires du 2ème ordre ). Ceux qui ont fait des études techniques ou scientifiques niveau bac+2 ou plus les reconnaîtront.
http://www.zerohedge.com/news/whack-mole-algo-back
http://www.zerohedge.com/article/fractial-limit-order-buster-latest-market-manipulation-algo-gimmick
Réponse de le 01/08/2012 à 22:13 :
Résultats du flash-krack de ce soir :
Le Nyse va annuler toutes les transactions sur les actions dont les cours sont sorti d'un canal de 30% ( on parle d'une dizine de titres mais 140 sont concernés).Donc, des investisseurs vont perdre 30% de leur avoir sur ces titres .Mais qu'en sera-t-il sur les autres actions ( les 130 autres ) ?
C'est beau la science !
Réponse de le 02/08/2012 à 9:34 :
Pas de perte de 30% puisqu'il y avait des ordres stop, selon vos propres messages. Affirmer que "les cours non truqués doivent avoir une allure aléatoire" est totalement faux. Les cours n'ont jamais une "allure aléatoire", pas plus aujourd'hui qu'hier.
Réponse de le 02/08/2012 à 14:15 :
Vous avez déjà utilisé des ordres stop lors de grosses paniques ?
Visiblement non !
Si votre stop est disons à 100 et que le titre tombe et que la 1ere transaction se fait à 50, et bien votre stop se déclenche à 50.Et vous n'êtes même pas sûr de vendre à ce niveau là.Si il n'y a pas assez d'acheteur à ce niveau, çà descend encore.Disons qu'à 30 vous rencontrez assez d'offre, et que c'est votre tour. Bien qu'ayant placé un stop à 100, vous avez vendu à 30 (-70% sous le stop ! ).
Vous avez bien regardé les courbes que j'ai mentionnés deux crans plus hauts ? Sont ce des courbes boursière "normales" ?
Réponse de le 02/08/2012 à 15:20 :
Monsieur le spécialiste du HTF garant de la bonne marche de la bourse, vous avez jusqu'à présent donné des sentences brèves mais non argumentées.J'aimerais avoir votre avis sur le petit krack d'hier soir.J'aimerais que vous nous également de Knight Capital Group, le teneur de marché responsable du décrochage de 140 actions.Aujourd'hui, il annonce une perte de 440 millions de dollars.Son algo a fait passé "Wizard Software Corporation" de $3.50 à $14.76 (~x4 ! ).Belle variation ! D'autres titres dont Pepsi avait été forcés à la baisse.
L'action Knight perd 30% aujourd'hui...
Réponse de le 02/08/2012 à 19:28 :
Vous passez votre temps à porter des accusations infondées et vous reprochez votre propre attitude à vos contradicteurs. Vous ne manquez pas d'air, quoi ! Quant à ce qui s'est passé hier, non seulement c'est sans conséquence puisque les ordres sont annulés, mais surtout qu'une boite plante son système informatique n'est pas si rare et le THF n'est pas épargné. Parce qu'il y a des accidents de voitures, vous proposez aussi de les interdire ? C'est ridicule.
Réponse de le 02/08/2012 à 20:08 :
Encore une fois, je ne lis que dénigrements sans argumentations.Bref, la HFT est indispensable et bénéfique.Ne devons impérativement vous croire sur parole.J'ai argumenté tous mes dires.Qu'avez vous apporté : RIEN !
En tout cas, l'accident de Knight lui sera peut être fatal.Ce teneur de marché qui officie (officiait ?) dans les domaine du HFT et du dark pool vient de griller plus que sa capitalisation boursière en une demie heure !
Je reprends à mon compte votre comparaison avec les voitures.Il est grand temps de poser un vrai code de la route avec de limitations de vitesses.Knight a présumé de ses qualités de pilote de F1...
Et j'arrête là notre conversation qui vire au monologue tant vous êtes inexistant !
a écrit le 01/08/2012 à 18:37 :
La bourse alimente t'elle toujours l'économie réelle ?
Réponse de le 01/08/2012 à 18:43 :
Qu'est-ce que l'économie réelle ? Qu'est-ce que l'économie fictive ?
a écrit le 01/08/2012 à 17:08 :
qui se nourrie du THF? QUI A POUR ACTIONNAIRES LES PRINCIPAUX MANIPULATEURS?

le tenancier de ce B....L
Réponse de le 01/08/2012 à 18:13 :
Mais pourquoi crier ? Frustré ?
a écrit le 01/08/2012 à 17:02 :
La raison pour laquelle le quidam moyen que je suis est contre le THF, c'est que je ne vois pas ce qu'il apporte à l'économie réelle. Le but premier de la bourse est de financer l'économie (les entreprises, les projets, les états, etc) à cours terme et à long terme. Aujourd'hui, j'ai l'impression que tous les investisseurs se focalisent sur le cours terme. Et le THF est un moyen très puissant de se focaliser sur le très très court terme voire d'induire les autres investisseurs en erreur. Donc ne serait-ce qu'imposer que les ordres restent ds le carnet une seconde, ça pourrait aller dans le bon sens.
Il faudrait changer les mentalités (et pas seulement le THF) et reconnecter la bourse avec l'économie réelle. J'ai un vrai souci moral qd un trader haute fréquence achète en masse des actions pour tromper son concurrent puis annule ses ordres de ventes. On spécule sur le travail des gens! La spéculation est certes inévitable dans une bourse: on le sait et on vit avec. Mais certaines innovations pour spéculer comme le THF devrait être encadrées, même bridées si nécessaire.
Réponse de le 01/08/2012 à 17:18 :
Que vous ne compreniez pas de quoi il retourne ne vous donne aucun droit à vous mêler de l'activité des autres. Et l'activité des plombiers, vous voulez l'encadrer, aussi ? Vous avez un avis à ce sujet ? Sur tous les sujets ?
Réponse de le 01/08/2012 à 17:35 :
@ @Ranky :
Je suis parfaitement d'accord avec Ranky.Je pense que le THF est nuisible.Le prétexte de fluidifier le marché ne doit pas permettre des méthodes déloyales.Les petits se font assez racketter comme çà.
Les activités du plombier sont réglementées (colle et tuyaux aux mormes NF ou CE , règles comptables pour le fisc, etc ).Alors pourquoi tout permettre à la haute Phinance ? Elle n'a pas assez nuit comme çà ?
Pour déposer ma petite pierre à un débat qui ne me regarde pas , je propose de ne taxer que la revente des titres.Ainsi, on pénalise les allez-retours purement spéculatifs et privilégie l'investissement à plus long terme...Mais pas de dispense pour le THF !
Réponse de le 01/08/2012 à 17:45 :
Je vous remercie pour cette réponse. C'est sans aucun doute possible, la plus constructive de toutes celles sur cette page.
Réponse de le 01/08/2012 à 17:57 :
Mais enfin, cette réponse n'a rien de sensée ?! Les titres sont DEJA taxés à la vente ! Décidément, on est confondu par autant d'ignorance du sujet. Et encore une fois, de quoi vous mêlez-vous ? En quoi ces opérations vous concernent-elles ?
Réponse de le 01/08/2012 à 18:07 :
Et je rajoute que les marchés sont truqués .Plusieurs sites internet montrent des courbes cours/volumes qui ont plus à voir avec des réponses de systèmes asservis qu'avec la bourse loyale.On peut y voir des sinusoïdes, des créneaux, des dent de scies...
Mais bon, @ranky alias @kiladit va nous démontrer que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles et imaginables !
Réponse de le 01/08/2012 à 18:13 :
@ranky alias ventes taxées alias @kiladit, celui qui sait tout mieux que tout le monde (qui est peut être trader HF défendant son beefteck ?) :
je parle de la taxe Hollande/Sarko de 0.2% qui vise les transactions achats et ventes.Donc 0% à l'achat d'un titre et +0.2% à la revente.Pour mémoire, çà remplace l'impôt de bourse fraîchement annulé par Sarko en 2007 ou 2008 je crois...
Réponse de le 01/08/2012 à 18:41 :
Citation : "les marchés sont truqués". L'affaire étant pliée par vos sentences définitives, sentences universelles dans votre esprit, pourquoi vous épuiser à en parler ? En définitive, ce n'est pas le THF que vous attaquez, dont vous vous fichez pas mal, c'est la bourse par principe ! Tombez le masque et avouez !
Réponse de le 01/08/2012 à 19:33 :
Je suis petit investisseur, avec un petit portefeuille.Je vise le long terme.Le day trading n'est pas mon "truc".Donc, je considère que le fonctionnement de la bourse me regarde.Mes sous y sont en partie ! Je prends mes gains avec plaisir et j'assume mes pertes (je n'en blâme pas les autres) .Cependant, que l'on "bidouille" les marchés ( même à la hausse ) m'agace !
Mes sentences ne sont pas plus définitives que les vôtres.Vous êtes l'avocat d'une certaine vision de la bourse (lobby ?).Vous, tombez votre masque !
Votre vision opposée à la mienne (et à bien des gens sur ce forum ! ).Nos intérêts divergent.Maintenant, traitez vos contradicteurs d'imbéciles et d'obtus.Traquez leurs fôtes d'ortograffes, faites vous plaisirs.
N'ayez aucune inquiétude.Ce n'est pas hollande qui vous nuira.
Vous aurez la part belle quand nos retraites seront en bourse (obligation légale ).
Réponse de le 01/08/2012 à 20:26 :
C'est là où vous vous trompez, Leraleur. Défendre le THF revient à vous défendre en tant que PP. Parce que le but des attaques contre le THF n'est le THF en soi, mais l'objectif est de mettre en cause le principe même de la bourse.
a écrit le 01/08/2012 à 16:46 :
l'article L. 465-2 du même code définit le délit de manipulation de cours, comme « le fait, pour toute personne, d'exercer ou de tenter d'exercer, directement ou par personne interposée, une manoeuvre ayant pour objet d'entraver le fonctionnement régulier d'un marché d'instruments financiers en induisant autrui en erreur ».
Réponse de le 01/08/2012 à 17:19 :
Le THF est le fonctionnement régulier des marchés.
Réponse de le 01/08/2012 à 20:41 :
Mon troll, ne débattez pas : vous avez brillamment démontré que l'utilité sociale n'existait pas, donc votre commentaire n'a aucun intérêt ...
Réponse de le 02/08/2012 à 9:49 :
Caramba, bien essayé mais encore trompé, le Riton ! Riton, qui veut troller un max de files, avoir le dernier mot partout, parler de tout puisqu'il ne connaît pas grand chose, se trompe de cible pratiquement à chaque fois. On se marre bien avec le Riton.
a écrit le 01/08/2012 à 16:15 :
l'article L. 465-2 du même code définit le délit de manipulation de cours, comme « le fait, pour toute personne, d'exercer ou de tenter d'exercer, directement ou par personne interposée, une manoeuvre ayant pour objet d'entraver le fonctionnement régulier d'un marché d'instruments financiers en induisant autrui en erreur ». Les peines applicables sont identiques à celles du délit d'initié. Cette infraction entretient des liens étroits avec la diffusion de fausses informations et poursuit un objet identique de spéculation illicite, mais à la différence de celle-ci, elle suppose une intervention directe sur le marché.
Réponse de le 01/08/2012 à 17:04 :
Exactement, mais il devient de plus en plus difficile de caracteriser formellement une manipulation compte tenu de l'evolution des algos, dont un des enjeux importants est justement d'etre peu visible en optimisant/sequencant le passage des ordres, pour eviter que le regulateur vienne vous poser des questions...
Réponse de le 01/08/2012 à 19:12 :
Merci pour les explications de textes Tyler !
a écrit le 01/08/2012 à 15:31 :
Le trading à haute fréquence est juste la version moderne d'arbitragiste pour le même support à 2 endroits différents, par exemple la même action côté à new-york et à londres ou chicago,
l'algorithme achète à un endroit et revend immédiatement à un autre en fonction de la liquidité locale, cet algorithme a donc besoin d'une liquidité suffisante et visible qui ne provienne pas du trading haute fréquence pour exister. Après avoir étudié la question j'en suis aussi venu aux conclusions que c'est le trading haute fréquence qui a causé le flash krach de -10%, en arbitrant les indices américains( créant un effet tunnel de serpent qui se mort la queue) sans possibilité pour le marché naturel de pouvoir corriger.
Ce système ne peut fonctionner qu'avec une démultiplication des places de trading.
Et c'est pour cela qu'on a vu effectivement ces dernières années, sous la pression des banques une démultiplication des places, ouvertes ou non au public, et qu'euronext( dont la philosophie était au contraire de centraliser pour améliorer la visibilité pour l'investisseur) a été presque démantelé.
Ce que je viens de dire, et bien très très peu de gens en parlent et pourtant c'est fondamental.
Réponse de le 01/08/2012 à 15:56 :
Mais comme je le disais plus bas, il me semble qu'il y a differents types de HFT... Pas besoin de blinder les carnets d'ordre d'instructions bidons pour faire de l'arbitrage statistique. Dans un cas on manipule le marche, dans l'autre on reagit plus vite que les autres et en moyenne on gagne (ce qui est plus noble/utile).
Réponse de le 01/08/2012 à 16:36 :
Le THF tel qu il est pratiqué et non encadré n'a rien a voir avec le metier d arbitragiste de place qui avait une fonction de rééquilibrage du prix/devise par rapport à la place sur laquelle il y avait plus de liquidité en titres. il ne pouvait pas y avoir de manipulation en soi des cours pour fausser les carnets d'ordres et donc le niveau de prix. Je partage en ce sens les avis de Tyler et panasonic plus bas
Réponse de le 01/08/2012 à 17:22 :
Le THF sert précisément à l'équilibre des cours entre places concurrentes.
Réponse de le 01/08/2012 à 17:30 :
@ SI: Non pas seulement, d'ou la distinction dans nos commentaires...
Réponse de le 01/08/2012 à 17:53 :
Les commentaires sont plus tranchés. D'ailleurs, des reproches identiques étaient fait à l'époque à l'encontre de l'arbitrage sur devises. Les critiques portées à l'encontre du THF sont de l'ordre du fantasme la plupart du temps. En pratique aucun acteur ne dispose des moyens de peser significativement sur les cours au-delà de quelques secondes. Le flash-crack était dû à l'absence de court-circuit sur quelques algorithmes, certainement pas au THF. C'est très bien documenté, il suffit de se renseigner.
Réponse de le 01/08/2012 à 18:23 :
@ @Tyler: dois-je comprendre que selon vous manipuler le marche n'est pas un probleme des lors que l'impact reste faible (a supposer qu'il le soit, ce qui n'est pas prouve)? Dans la meme logique, manipuler le Libor de 1 ou 2 bps tantot a la hausse tantot a la baisse ne devrait pas etre un probleme (ca ne change pas fondamentalement la donne pour la majorite des clients) et les poursuites actuelles ne sont pas fondees...
Réponse de le 01/08/2012 à 18:50 :
Non, vous interprétez. Les soupçons de manipulations existent simplement depuis toujours, bien avant que le THF existe : cette attitude anti-bourse est récurrente et ne repose sur aucun fondement financier, économique, encore moins juridique. J'ajoute que le THF est parfaitement légal et se pratique au grand jour. Comme s'il suffisait d'accuser son chien d'avoir la rage pour l'abattre... Quant au libor où les évidences s'accumulent, cela n'a rien à voir. En taule, les tricheurs ! Mais ne confondons pas tout : rien de commun.
Réponse de le 01/08/2012 à 19:06 :
@ @Tyler: "cette attitude anti-bourse est récurrente et ne repose sur aucun fondement financier, économique, encore moins juridique" on est bien d'accord la-dessus. Mais il n'empeche que sur le cas qui nous preoccupe (d'ou ma distinction tout a l'heure, il y a plusieurs THF... Je ne mets pas dans le meme panier des strategies classiques d'arbitrage statistique), un certain nombre de strategies sont clairement basees sur la manipulation du carnet d'ordre (il ne s'agit pas juste d'optimiser le passage des ordres et leurs couts, mais bien de tromper le marche). Ceci est illegal et dans un certain nombre de cas les regulateurs sont deja intervenus. Mais le delit est difficile a caracteriser.
a écrit le 01/08/2012 à 15:12 :
Avez vous vu le projet de taxe Tobin de notre cher nouveau président ?
Ne seront pas taxés la vente de CDS à nu ni le trading haute fréquence.Par contre, l'achat ou la vente de votre sicav ou de votre ligne de 5000 euro d'actions sera impitoyablement taxée.
Hollande qui parlait de combattre l'ennemi sans visage qu'est la spéculation et la haute finance...
Réponse de le 01/08/2012 à 16:17 :
Sauf que vous parlez de la fausse taxe Tobin mise en place par Sarkozy, pas par Hollande ! Un impôt de bourse ridicule mais qu'il était impossible de remettre en cause pour raison électorale. Vous imaginez, remettre en cause la taxe sur les transactions financières.... Impossible ! C'est Sarko qui a été nul dans le cas précis !!!!!
Réponse de le 01/08/2012 à 17:13 :
Pour être plus précis, c'est même Jospin qui avait pondu ce projet.Mais il avait pris soin de l'inactiver avec une close "si l'Europe est d'accord"...
Même si Sarko a initié cette affaire, Hollande pouvait faire autrement que de favoriser la spéculation...au dépents de l'épargne (le petit pea ).
Réponse de le 01/08/2012 à 17:23 :
Une clause...
Réponse de le 01/08/2012 à 17:24 :
aux dépens...
Réponse de le 01/08/2012 à 17:38 :
Merci.Précipitation...
Réponse de le 01/08/2012 à 19:01 :
Votre premier message est essentiel, car il montre que vous êtes sur le chemin de la vérité, le chemin de la compréhension de la vraie nature du socialisme. Le socialisme ne s'attaque jamais aux puissants qui forment en réalité l'oligarchie socialiste, il s'attaque exclusivement aux classes moyennes qui auraient la folle prétention de vouloir s'enrichir par eux-mêmes, gagnant ainsi leur indépendance sur les puissants. Décidément, quels salauds de capitalistes, ces maudites classes moyennes arrivistes qui aspirent à la liberté par leur travail et leur propriété privée !
a écrit le 01/08/2012 à 15:11 :
mais oui continuons à faire les cons de toutes façons ces personnes ne savent pas ce qu'est la misère !!!
blabla 0 risque blabla cash blabla... y'en à marre blabla tous les pendre cela s'appel la solution à la crise économique : plus de voleurs -> plus de probléme
a écrit le 01/08/2012 à 14:18 :
Réponse à Henri, il ne faut pas se tromper, l'utilité économique et sociale du Trading à haute fréquence comparé à un agriculteur ou à un bénévole des restos du coeur qui ont une forte utilité sociale mais un gain plus faible en terme de profit entendu comme le chiffre d'affaires diminué de tous les intrants sur une période donnée comparé à un THF d'une banque. Le trading à haute fréquence ne doit pas être compris dans ce sens là, il s'agit de profiter rapidement d'écarts de prix, plus rapidement que le concurrent grace à un programme informatique installé dans un serveur situé à quelques centimètres du serveur de la Bourse (celui-ci se trouve dans un endroit ultra protégé dans une banlieue industrielle du 9.3.
Le souci est que le nombre de THF en France et ailleurs est quantifiable et donc il est un sujet sur lequel le legislateur/ authorité de marché peut taper dessus sans trop se poser de question
Réponse de le 01/08/2012 à 14:42 :
Non, je pense que le HFT dont on parle ici est fondamentalement different des strategies d'arbitrage automatisees dans l'esprit (qui elles sont "nobles" et contribuent a une meilleure efficience des marches/a eliminer les mauvais), car il y a volonte de manipuler pour gagner.
Réponse de le 01/08/2012 à 14:56 :
Il ne faut pas se tromper en effet. L'utilité sociale et économique du bénévole est pratiquement nulle, pour ne pas dire négative, comparée à l'utilité sociale et économique de celui qui crée des emplois pour les mangeurs des restos. Mais beaucoup l'ont oublié, eux qui haïssent les patrons, les entrepreneurs, les investisseurs. Est utile socialement celui qui produit, investit ou travaille réellement à la création de richesses. Est social-traître celui qui contribue à maintenir les pauvres dans leur état, par exemple celui qui préconise la société des loisirs ou invente les RTT.
a écrit le 01/08/2012 à 13:15 :
Le trading haute fréquence n'est qu'une partie de l'automatisation des transactions boursières .......c'est meme une partie limitée des éxécutions réalisées à partir de robots programmés en fonction des cours moyens de la séance , du volume traité dans la séance ; etc......Il faut arreter de tout additioner pour faire croire que le THF représente une part importante des volumes sur les actions ............et je n'évoque meme pas la part des deals réalisés a partir de robots ou d'algo-traders qui ne sont en fait que des opérations d'arbitrage entre le cash et le Futures CAC40 (et ça fait 20 ans que ça existe à Paris!!).
Réponse de le 01/08/2012 à 13:43 :
Et donc concrètement à part enrichir les intermédiaires et plumer les gogos : quelle utilité économique et sociale a la finance casino ?
Réponse de le 01/08/2012 à 18:16 :
L'utilité sociale, on s'en fout : ça n'existe pas sauf dans les cerveaux malades de certains sociologues ex-marxistes bien répertoriés. L'utilité économique est quant à elle évidente.
Réponse de le 01/08/2012 à 19:20 :
Ah ok ! Donc les préhistoriens et les anthropologues ainsi que les ethologues (entre autres) se trompent : l'homme n'est pas un animal social, ok ok !
Il est tout juste bon à être un homo economicus, à consommer et à la fermer !
Bref le capitalisme est l'horizon indépassable de l'humanité...
Merci pour la précision. En revanche je ne vous remercie pas pour votre utilité sociale dans ce débat, vu qu'elle n'existe pas...
Réponse de le 01/08/2012 à 20:34 :
Quelle confusion vindicative (comme d'habitude) ! Mais non, il ne s'agit pas de discuter de l'intérêt de telle ou telle profession (ce que prétend faire l'utilitariste social) mais simplement de constater que cette idée d'utilité sociale est proprement esclavagiste. Ah, la belle prétention de prétendre juger l'utilité sociale du travail d'autrui ! Cette prétention est ni plus ni moins la même que celle des fascistes. C'est voir la société comme une armée où chacun doit y être à sa place (place évidemment définie autoritairement). L'enfer, quoi ! Donc, oui, on confirme : l'utilité sociale, on s'en fout et n'existe que dans les cerveaux des anti-humanistes.
Réponse de le 01/08/2012 à 22:37 :
Faudrait savoir : elle existe ou pas l'utilité sociale ?
Vous vous tirez des balles dans le pied et vous étonnez qu'on se gondole ...
Réponse de le 02/08/2012 à 9:44 :
Elle existe dans le cerveau des ex-marxistes reconvertis en sociologues et ces derniers tentent de l'imposer comme si c'était une évidence. Loin d'être naturelle, l'utilité sociale est un artifice intellectuel pour dictateur en herbe. Si on met en pratique cet artifice, on sombre dans la dictature esclavagiste. Quand on sait pas, on demande.
a écrit le 01/08/2012 à 13:13 :
Pour ou contre les marchés financiers casino ?!?
a écrit le 01/08/2012 à 13:08 :
Les bourses sont des entreprises privées supposées être en concurrence. A elles d'autoriser ou d'interdire le THF sur leurs places. Le législateur n'a rien à faire là dedans. A la longue, si les investisseurs classiques ne voudront plus affronter le THF, ils quitteront ces bourses pour d'autres plus sécurisées. Bref, le problème ne vient pas du THF mais du manque de concurrence et de transparence entre les bourses, à cause des malheureuses directives MIF qui ne favorisent pas la concurrence et la transparence, bien au contraire. Encore une fois, ce n'est pas un problème de régulation mais un problème de réglementation stupide à laquelle on va rajouter une couche encore plus stupide pour corriger les effets pervers de la première. Puis bientôt viendra la troisième pour corriger la seconde. Et ainsi de suite jusqu'à détruire le marché... C'est la même histoire que le marché immobilier français consciencieusement détruit par les socialistes.
Réponse de le 01/08/2012 à 13:44 :
Une bulle immobilière ne peut pas être perpétuellement soutenue par des mécanismes fiscaux : vous ne seriez pas un peu socialiste ?
Réponse de le 01/08/2012 à 14:57 :
Quelle bulle ? Celle qui ne crève jamais ?
Réponse de le 01/08/2012 à 16:59 :
Je ne sais pas si vous avez suivi mais tous les actifs ont monté exagérément en comparaison de la croissance du PIB mondial et des revenus des actifs et toutes les bulles ne sont pas en train d'éclater mais de se dégonfler ...
Je crois qu'il vous reste à déposer un cierge ou jeûner ou méditer ou ce que vous voulez selon votre religion...pour que les prix se maintiennent !
Réponse de le 01/08/2012 à 17:25 :
Pas besoin d'un cierge, les socialistes y travaillent ;)
Réponse de le 01/08/2012 à 22:40 :
Euh...oui !
a écrit le 01/08/2012 à 13:05 :
pour! une evidence!
Réponse de le 01/08/2012 à 13:21 :
Contre ! C'est tellement évident !
a écrit le 01/08/2012 à 12:42 :
si le soucis vient réellement des ordres mis puis annulés pour modifier le carnet d'ordre, pourquoi ne pas mettre une taxe de quelques centimes par ordres annulés?
Ca résoudrait le truc sans qu'on puisse parler de taxe tobin...
Réponse de le 01/08/2012 à 12:57 :
Ca reviendrait au même que Tobin : une taxe sur la capital et non une taxe sur les revenus. On se souvient que Tobin a critiqué publiquement sa propre taxe quand il a compris ses effets indésirables.
Réponse de le 01/08/2012 à 13:00 :
Le problème n'est en effet pas la votesse du trading, mais le jeu faussé pour les autres a cause des annulations massives d'ordres, destinés a cacher la véritable action. Donc taxer les ordres annulés serait pas con, et éventuellement de manière appuyée en fonction du pourcentage d'annulations. Quelques % d'ordres peuvent être vu comme normal, mais dans le cas du HFT, le ratio est clairement trop élevé, et constitue une escroquerie.
Réponse de le 01/08/2012 à 13:13 :
Au lieu de taxer encore et toujours, vieux réflexe pavlovien, vieille obsession collectiviste qui ne marche jamais, on pourrait simplement retarder non pas les ordres mais les annulations d'ordre, de quelques secondes, de façon aléatoire. Voilà qui serait beaucoup plus opportun. Sauf que cela concernerait les bourses 'officielles' mais pas les salles privées, avec le risque de voir les vrais échanges disparaître du radar du marché.
Réponse de le 01/08/2012 à 14:50 :
Pouvez vous arreter s'il vous plait d'utiliser les termes communistes, collectivistes, etc... à tort et à travers !!! Merci
Réponse de le 01/08/2012 à 17:30 :
C'est vrai que ces termes, communistes, socialistes, fascistes, écologistes, collectivistes, insultent le bon sens de l'honnête homme. Mais il faut bien appeler le crime par son nom. On pourra arrêter de qualifier les politiciens et les fonctionnaires pour ce qu'ils sont dès qu'ils auront rendu la liberté économique à la population et qu'ils renonceront de s'attaquer à la propriété.
a écrit le 01/08/2012 à 11:59 :
Le sacro-saint argument de la liquidité, sauf que le THF va sur des positions déjà liquides par nature, pas sur les compartiments obscurs du SBF250, il va là car c'est là que se trouvent les contreparties en volume, or qui a déjà entendu parler de problématiques de liquidité sur les grands indices? A les écouter ce seraient des facilitateurs de marché, on croit rêver.. sérieusement, au contraire ils viennent biaiser le carnet d'ordres avec plus de 90% d'ordres non servis/annulés CONTRAIREMENT A CE QU'AFFIRME LENTERMAN qui joue sur les mots, on met des ordres en saturant le carnet dont on sait qu'ils ne seront pas servis pour orienter la cote et faire servir d'autres ordres. Lorsqu'il nous dit que les darkpools ont permis de faire baisser les coûts transactionnels pour le consommateur entre 0.01% et 0.03% who cares????? D'autant que ça reste à prouver.
On assiste là à une propagande bien rodée à l'aide d'exemples savament choisis saupoudrés d'une réthorique binaire et d'un storytelling maladroit.
J'ai beau croire au libéralisme le THF est clairement une ineptie facilitée par la Mifid de 2007 et que les opérateurs nous défendent à l'aide d'absurdes arguments en prélobbying de la MIF2, on ne sait même plus retracer les opérations de façon fiable depuis l'émergence des Darkpools en témoignent l'enquête sur les manipulations du tître Eurodisney au point mort depuis plus d'un an...
Réponse de le 01/08/2012 à 13:17 :
Encore un PP qui se croit victime de manipulations quand il se gamelle. Eternelle parano des perdants...
Réponse de le 01/08/2012 à 13:40 :
Hors-sujet, je n'ai jamais prétendu que cela flouait les porteurs individuels simplement que la loi offre/demande était dévoyée à dessein par le flux transactionnel provenant du THF. Pour vous le monde se résume à une équation binaire gagnants/perdants je vous renvoie donc à votre cynisme de superette.
Réponse de le 01/08/2012 à 13:54 :
Les regulateurs ont raison de se pencher sur le sujet. Bon nombres d'algos ont une strategie basee purement et simplement sur une manipulation sophistiquee du carnet d'ordre, i.e. comment optimiser les paquets envoyes et les annuler en partie 10 millisecondes plus tard une fois qu'on se fait taper, quasi intracable sur la plateforme. Ceci n'a rien a voir (en reference a d'autres commentaires) aux strategies d'arbitrage statistique qui profitent des desequilibres potentiels entre differents marches, ni dans l'esprit ni dans la frequence des transactions.
Réponse de le 01/08/2012 à 14:10 :
Tyler : un peu trop technique, on voit que vous êtes un spécialiste !
Ça signifie quoi en langage courant ?
Réponse de le 01/08/2012 à 14:29 :
En gros, nombre de strategies s'apparentent clairement a de la manipulation de marche: par exemple, envoyer des ordres a des prix seduisants et annuler 95% du volume en laissant le reste se faire executer, pour donner l'impression d'un mouvement de marche... Mais la ou ca devient tres rentable, c'est lorsqu'on reussit a reperer les signaux des algos des copains (ou qu'on les connait...), en deduire leurs arbres de decision, et les taper a tous les coups...
Réponse de le 01/08/2012 à 14:51 :
Ah ok
Merci de la précision !
Réponse de le 01/08/2012 à 18:18 :
"qui a déjà entendu parler de problématiques de liquidité sur les grands indices ?" Tous ceux qui connaissent le sujet un minimum.
a écrit le 01/08/2012 à 11:42 :
Le trading a haute frequence na pas toujours existé, cet argument est faux!
Les échanges ont toujours existé sur une base économique réelle un marché, les intervenants du trading haute fréquence faussent le marché: loi offre-demande du carnet d'ordres réel est faussée et déséquilibrée en terme de liquidité et de poids dans le sens des traders hautes frequences , pas dans le sens du prix reel
Réponse de le 01/08/2012 à 13:19 :
Tout ici est Réel ou pas : la base, l'économie, le carnet d'ordres, les prix. Voilà un adjectif qui mériterait une définition intelligible pour tenter de donner un peu de sens à cette diatribe vaine.
Réponse de le 01/08/2012 à 16:15 :
votre diatribe est vaine, vous ne demontrez rien à part critiquer
Réponse de le 01/08/2012 à 18:01 :
Citation : "Les échanges ont toujours existé sur une base économique réelle " Qu'est qu'une base économique réelle ? Qu'est-ce qu'une base économique fictive ? Il ne s'agit pas de démontrer mais de comprendre l'usage du mot "réel" qui apparaît quatre fois, vainement.

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