La Bourse de Paris regagne prudemment du terrain

 |   |  568  mots
La Bourse de Paris revient dans le vert et se place à quelques encablures du seuil des 4.000 points qu'elle a abandonné cette semaine.
La Bourse de Paris revient dans le vert et se place à quelques encablures du seuil des 4.000 points qu'elle a abandonné cette semaine. (Crédits : reuters.com)
Le Cac 40 revient dans le vert après des journées très difficiles. De bons indicateurs américains, mais des propos rassurant en provenance de la Fed ont permis de relativiser la défiance des investisseurs.

Fin de crise sur les marchés? Les investisseurs marquent au moins une pause dans leur mauvaise humeur après plusieurs journées noires. À la mi-séance, la Bourse de Paris gagne 1,90% et se replace à proximité des 4.000 points à 3.992 points. Les jours précédents le Cac 40 s'est écroulé pour se placer à un cours plancher de près d'un an et demi. Depuis le début de l'année, la baisse reste néanmoins de 7,15%.

Le Dax et le Footsie, mi-figue mi-raisin

Le Dax, lui, avait déjà entamé sa reprise hier (+0,13%). Il affiche vendredi à mi-séance une progression de 1,69%. Il reste marqué par une contraction de 8,63% depuis le 1er janvier. En revanche, le Footsie ne montre pas autant d'enthousiasme. Certes, l'indice de la Bourse de Londres est dans le vert, mais il n'avance que de 0,86%.

Sur le marché des obligations souveraines, les tensions ont également baissé d'un cran. Les taux à 10 ans pour la Grèce ont commencé à refluer mais se maintiennent encore à des niveaux très élevés. Le revers de la médaille pour le Bund allemand, la valeur refuge de la zone euro, celui-ci s'est redressé pour passer au-dessus des 0,80%.

De son côté, les prix du pétrole, qui avait fortement reculé ces derniers temps, progressaient en cours d'échanges européens, poursuivant leur rebond entamé jeudi 16 octobre à la faveur d'achats à bon compte.

"Il est difficile de trouver un événement particulier pour expliquer l'origine de la débâcle de mercredi après-midi et jeudi matin", indique dans une note Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.[...] C'est un ensemble d'éléments qui favorise l'émergence d'une angoisse" touchant "des investisseurs pris à contrepied d'un scénario boursier consensuel et trop optimiste pour la fin de l'année."

Les marchés relativisent

Les marchés repartaient donc de l'avant, sans grande nouvelle à l'agenda ce vendredi 17 octobre. Ils se sont appuyés notamment sur des indicateurs américains de meilleure facture jeudi 16 octobre et d'un discours apaisant d'un membre de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux États-Unis ont atteint leur plus bas niveau en 14 ans et la production industrielle a été meilleure que prévu jeudi.

"Ces évolutions contrastent avec le sentiment partagé par les investisseurs ces derniers jours, qui laissait craindre que l'économie américaine puisse être impactée par le ralentissement de l'économie mondiale", soulignent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Plusieurs statistiques sont en outre au programme cet après-midi aux États-Unis avec les mises en chantier de logements en septembre et la confiance des consommateurs.

La Fed en soutien

De son côté, James Bullard, président de l'antenne régionale de la Fed de Saint Louis (Missouri), a estimé que la Fed devrait envisager de retarder l'arrêt des achats d'actifs prévue à la prochaine réunion du Comité monétaire (FOMC) fin octobre.

Selon Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, pour la séance de vendredi 17 octobre, "les marchés américains devraient ouvrir en hausse alors que les remarques de Bullard continuent d'avoir une influence".

Les politiques monétaires des banques centrales pourraient donc bien une nouvelle fois être un facteur rassurant à l'avenir pour les marchés, surtout s'il se confirme que l'économie mondiale vacille.

    Lire aussi >> Le déclencheur de la baisse des marchés, c'est le flottement des politiques monétaires"

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/10/2014 à 15:09 :
Le CAC 40, majoritairement poussé par les fonds de pension américains, reste totalement dépendent de la Fed. Un jour quand la Fed ne donnera plus la donne pour les bourses européennes, le CAC 40 va se soumettre à qui donc ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :