Dégringolade boursière pour Shire. L'action du laboratoire pharmaceutique était en baisse de 24,51% mercredi 15 octobre à 10h59, s'échangeant contre 3.880 livres (4.883 euros), entraînée par l'annonce mardi 14 octobre de l'Américain AbbVie de réexaminer son offre d'achat amical lancée en juillet.
En raison notamment de cette OPA, le titre du britannique affiche une hausse de plus de 80% depuis le début de l'année, en janvier l'action s'échangeait contre 2.070 livres.
Proposant quelque 40,5 milliards d'euros, AbbVie avait annoncé le 18 juillet le rachat de Shire, une opération notamment motivée par la possibilité de payer moins d'impôts grâce au mécanisme d'"inversion fiscale". Le groupe américain avait en effet dit prévoir la création une nouvelle structure dont le siège sera situé sur l'île anglo-normande de Jersey, lui permettant de bénéficier d'un taux effectif d'imposition de 13% contre 22% aux États-Unis.
À la lumière des modifications apportées en septembre par l'administration Obama à la législation fiscale, AbbVie se demande désormais s'il doit bien recommander à ses actionnaires de voter en faveur du rachat du groupe britannique Shire, a annoncé le groupe pharmaceutique américain.
En l'état, la société n'a "ni retiré, ni modifié sa recommandation faite aux actionnaires" et son conseil se réunira le 20 octobre pour dire s'il cesse de recommander le rachat de Shire ou s'il modifie son avis.
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Réagissant aux déclarations du groupe américain, Shire a estimé mercredi 15 octobre qu'AbbVie devait aller jusqu'au bout de son projet de rachat, "conformément à l'accord de coopération".
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Le communiqué rappelle également que l'entreprise américaine devrait verser 1,635 milliard de dollars d'indemnités (1,29 milliard d'euros) à Shire dans le cas où le conseil AbbVie "change à défavorable sa recommandation et si l'approbation des actionnaires n'est pas obtenue".
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