Les places boursières sont grippées. La Bourse de Paris a touché mercredi 15 octobre en cours de séance un plus bas depuis plus d'un an. Elle a terminé sur une baisse de 3,63% à 3.939,72 points. Déjà la semaine dernière, elle avait enregistré sa plus mauvaise semaine depuis deux ans (-5%), pour s'inscrire à son point le plus bas depuis le début de l'année. L'inquiétude était d'autant plus grande que le seuil technique des 4.000 points a été franchi, ce qui pourrait provoquer une amplification de la baisse.
En Allemagne, le Dax abandonne 2,87%, tandis qu'au Royaume Uni, le Footsie baisse de 2,83%. C'est en Grèce que la baisse est la plus marquée, la crise politique se conjuguant aux mauvaises perspectives macroéconomiques (lire notre article): l'Athex s'écroule de 6,25%. A noter également, la Bourse de Milan dévisse de 4,44%.
La contagion a traversé l'Atlantique puisque Wall Street a ouvert en forte baisse (-2%) avant de rectifier le tir et limiter ses pertes sur un retrait de 0,94%. Divers indicateurs américains sont venus alimenter les inquiétudes, alors que les ventes de détail aux Etats-Unis ont régressé plus fortement que prévu en septembre et que l'activité manufacturière de la région de New York a ralenti fortement en octobre.
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Dans le détail, les valeurs industrielles, en première ligne face aux craintes sur la croissance mondiale, tiraient le marché vers le bas, à l'image de Renault (-3,70% à 52,11 euros) et ArcelorMittal (-4,39% à 9,58 euros).
De même, le secteur bancaire souffrait, avec BNP Paribas (-3,82% à 46,83 euros), Crédit Agricole (-4,28% à 10,62 euros) et Société Générale (-4,20% à 35,50 euros).