Affaire GameStop-Melvin Capital : quand Elon Musk s'en mêle !
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Mario Anzuoni
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Le titre fait depuis plusieurs jours l'objet d'une lutte entre les fonds spéculatifs, qui pariaient sur sa baisse avec des positions à découvert, et les investisseurs particuliers, qui se ruent sur les options d'achat.
Deux vendeurs à découvert, Citron Research et le fonds spéculatif Melvin Capital, ont annoncé avant l'ouverture de mercredi avoir réduit leur exposition à une action qui s'est envolée de 700% en deux semaines. Citron Research avait estimé la semaine dernière que le titre, qui dépassait mercredi 237 dollars en avant-Bourse, descendrait rapidement en dessous de 20 dollars.
Les investisseurs qui ont pris des positions de vente à découvert sur des sociétés cotées à Wall Street ont accumulé des pertes estimées à 70,87 milliards de dollars (58,38 milliards d'euros) depuis le début du mois en raison des hausses spectaculaires de certains titres, montrent les données publiées jeudi par la société d'analyse Ortex.
Pour le distributeur de jeux vidéo GameStop, le cours a été multiplié par plus de dix en une semaine, une envolée liée principalement aux achats de milliers d'investisseurs individuels qui avaient partagé des informations sur des messageries en ligne. Ces mouvements inhabituels ont contraint des vendeurs à découvert à racheter des titres pour couvrir leurs pertes potentielles, ce qu'on appelle un "short squeeze".
Selon les données d'Ortex, les positions de vente à découvert perdantes concernaient mercredi plus de 5.000 entreprises américaines. La première d'entre elles est Tesla avec 47 milliards de dollars de positions à la vente, devant le fabricant de batteries à combustibles Plug Power.
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En Europe, précise Ortex, les pertes liées à des positions à découvert représentent 208 millions de dollars depuis le 1er janvier sur l'éditeur britannique Pearson et 205 millions sur le spécialiste finlandais des équipements de réseaux Nokia.
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